fév 042010
 

Du 5 au 14 février 2010, la Conservation des Jardins du Luxembourg fête le cent cinquantième anniversaire de sa collection d’orchidées tropicales. Cette exposition exceptionnelle retrace l’histoire ininterrompue de ce patrimoine végétal fabuleux, fragile et unique, dont le Sénat est le dépositaire et le garant depuis 1860.

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Lycaste skinneri, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

La collection trouve son origine au sein du jardin botanique de la Faculté de Médecine de Paris qui, depuis 1838, était installée au sud de l’actuel Jardin du Luxembourg. La collection d’orchidées fut créée à partir d’un lot de plantes envoyé par le médecin de l’empereur du Brésil. Grâce à des échanges avec des horticulteurs et des collectionneurs, la collection se développa jusqu’à compter 1200 espèces. En 1860, le préfet Haussmann exproprie la Faculté et son jardin botanique pour ouvrir le boulevard Saint-Michel. Une ordonnance impériale annexe une partie des terrains au Jardin du Luxembourg et le Sénat accepte de sauver les orchidées et d’accueillir dans les serres du jardin la collection qui était devenue l’une des plus riches d’Europe.

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Coelogyne rumphii, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

Pour célébrer les 150 ans de l’arrivée de la collection au Sénat, les orchidées seront présentées dans l’ambiance magique de l’orangerie du jardin en hiver qui, pour la première fois à cette saison, ouvrira ses portes au public. Habituellement cette collection mythique n’est en effet présentée qu’une fois par an à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine.

Riche de près de 1300 hybrides et espèces appartenant à plus de 150 genres botaniques, la collection d’orchidées sera mise en scène au coeur d’un écrin formé par les plantes d’orangerie. Unique au monde, elle est la seule qui puisse encore présenter de nos jours plus de 150 pieds d’orchidées, hybrides horticoles, datant de la fin du dix-neuvième siècle. Parmi les espèces les plus remarquables : Lycaste skinneri, Peristeria elata, Schomburgkia superbiens, Stenorrhynchus speciosus et la collection d’orchidées de Guyane.

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Ansellia africana, Conservation des jardins du Luxembourg, photographie G. Butet @ Le Sénat

La collection de Paphiopedilum a été reconnue collection nationale par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS). C’est le genre botanique le mieux représenté aujourd’hui avec plus de 60 espèces et 450 hybrides, constituant la plus importante collection du genre en France.

Orchidée hybride, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum 'Edouard André', Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum liemianum, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

Orchidée hybride, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum 'Bel Royal', Conservation des jardins du Luxembourg, photo G. Butet @ Le Sénat

Dans cette exposition, vous pourrez découvrir l’extraordinaire richesse et diversité de cette famille botanique, l’extrême beauté de ses fleurs, leurs parfums exquis ou parfois repoussants, les mystères de la multiplication in vitro de ces plantes et les techniques d’hybridation. Les jardiniers du Sénat seront présents pour répondre à vos questions et partager leurs secrets de culture.

Orchidée hybride, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum 'Alain Poher', Conservation des jardins du Luxembourg, photo G. Butet @ Le Sénat

Ce sera au coeur de l’hiver une plongée dans l’histoire, mais aussi dans la beauté d’une collection de plantes fabuleuses qui fut sauvée in extremis par le Sénat il y a 150 ans et qui apporte aujourd’hui son concours à la sauvegarde de la biodiversité.

Orangerie du Luxembourg
5, rue Guynemer et 19 bis, rue de Vaugirard, 75006 Paris.
De 10 h à 17 h, entrée libre.

jan 202010
 

2010 a été décrétée Année de la biodiversité par les Nations Unies. Les Ateliers-Nature d’Argenteuil ont préparé pour l’occasion de très beaux rendez-vous avec la nature et l’environnement. Voici les activités de janvier, un programme pour prendre le temps d’observer les merveilles de la nature en hiver.

Mercredi 20 janvier de 14 h à 16 h : « L’arbre en hiver »
Balade et présentation en salle pour apprendre à reconnaître les arbres grâce à leurs bourgeons, l’adaptation de l’arbre aux conditions hivernales, découvrir la biodiversité végétale du centre horticole municipal grâce aux arbres des cinq continents.

Mercredi 27 janvier de 14 h à 16 h 30 : « Traces et indices de présence des animaux sauvages »
Activités pour apprendre à lire la nature en hiver, identifier une plume trouvée, découvrir les nids cachés dans les arbres, reconnaître les empreintes.

Être équipé de vêtements et chaussures adaptés à la météo du jour.
Pour les adultes et les enfants à partir de 8 ans.
Inscription gratuite et obligatoire par téléphone au tél. : 01 34 23 44 31.
Adresse des ateliers nature : Centre horticole d’Argenteuil, 32-36, boulevard de la Résistance, Argenteuil (95).

déc 272009
 

À l’aube de l’année 2010 retenue par l’UNESCO comme « Année internationale de la biodiversité », le livre « Essonne naturelle et sensible », édité avec le soutien du Conseil Général de l’Essonne, offre un inventaire remarquable des 39 Espaces Naturels Sensibles départementaux couvrant 1 320 hectares, des 2 500 kilomètres de chemins de promenade et des 9 boucles de découverte éco-touristique du département.

Les photographies de Catherine Chevallier, appuyées des textes d’Anne Gallet et Jean-Marc Besse, témoignent de la richesse des habitats écologiques qui façonnent l’identité essonnienne : forêts, milieux humides, plâtrières gréseuses, pelouses calcicoles, sites géologiques, espaces agricoles…

À travers son programme volontariste et précurseur en matière de protection et de valorisation des Espaces Naturels Sensibles, le Conseil Général de l’Essonne s’attache au quotidien à concilier développement et préservation du territoire. Cet ouvrage a été présenté le 12 décembre à 14 h 30 au domaine départemental de Montauger en présence de Michel Berson, Président du Conseil Général de l’Essonne, et Claire Robillard, Vice-présidente chargée du développement durable et de l’écologie.

À noter qu’une exposition présentant une sélection des photographies de Catherine Chevallier est ouverte au public les mercredis, samedis et dimanches jusqu’au 13 mars 2010, de 9h30 à 17h30, au domaine départemental de Montauger.

déc 042009
 

Le Conseil Général de Seine-et-Marne invite les jeunes visiteurs du musée départemental des Pays de Seine-et-Marne à se pencher sur leur jardin et à découvrir que la biodiversité existe sous leur fenêtre dans le cadre d’une exposition qui se déroulera jusqu’au 29 août 2010.

« Faits divers au jardin » est une exposition poétique, ponctuée d’objets, de cabanes de jardin, de contes et de petites histoires de thuyas, de coccinelles ou d’arbres à papillons. Son objectif : faire comprendre les interactions qui peuvent exister entre les organismes vivants et leur milieu de vie. Une autre manière d’aborder la notion d’équilibre naturel qui se cache derrière le concept complexe de la biodiversité.

Cette exposition s’appuie sur une scénographie attractive et ludique. Elle évoque de nombreux thèmes : le statut du jardin, conçu comme un coin de nature ou comme une continuité de la maison, et son entretien, qui peut nuire à la biodiversité; les modèles induits par les circuits d’approvisionnement; les politiques publiques; la méconnaissance des mécanismes du vivant et du vivant lui-même; la culture jardinière des propriétaires de jardin… La promenade ludique, imaginée par les commissaires de l’exposition, Evelyne Baron et Pauline Frileux, conduit le visiteur de la pelouse d’un jardin pavillonnaire à la paillasse d’un laboratoire de l’INRA pour y voir de plus près ce qui compose notre jardin. Le voyage se poursuit dans le temps et jusqu’à des terres lointaines, à travers objets et planches d’herbiers rapportés par les naturalistes lors des grandes expéditions maritimes. Hortensias, tulipes ou orangers du Mexique, autant d’évocations du voyage des plantes qui ont façonné la diversité actuelle de notre jardin planétaire. Un jardin ne saurait se passer de cabanes. Celles-ci offrent au visiteur, fatigué de ses longs voyages, une pause méritée. Attention, ces cabanes singulières recèlent des histoires extraordinaires, où il est question d’une princesse qui parle aux oiseaux, d’arbres-à-papillons et d’orchidée perdue. À travers des contes, des exemples illustrés et une scénographie attractive, l’exposition donne à comprendre les mécanismes de la biodiversité à l’oeuvre dans cet univers familier que nous croyons connaître : le jardin.

Peut-être qu’alors – et c’est tout le sens de cette exposition – le visiteur, invité à réfléchir à ses propres pratiques jardinières, deviendra lui-même acteur engagé de la préservation de cette biodiversité ordinaire.

Un espace complémentaire spécialement conçu pour les jeunes enfants non-lecteurs, à partir de deux ans, leur permet de partir à la découverte du vivant des jardins, grâce à des jeux interactifs et des expériences sensorielles. À cette occasion, ils peuvent rencontrer le petit monde de la haie, visiter la maison de Monsieur Taupe ou encore humer des senteurs le nez dans l’herbe.

En complément de l’exposition, ateliers pédagogiques, spectacles et animations culturelles accueillent petits et grands.

Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne,
Saint-Cyr-sur-Morin.
Renseignements et réservation au tél. : 01 60 24 46 00.

Entrée : 3 euros, 2 euros pour les jeunes de 19 à 25 ans, les plus de 60 ans, gratuité jusqu’à 18 ans inclus.
Ouvert tous les jours sauf le samedi, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30 (18 h en juillet et août).
Fermé du 24 décembre au 1er janvier et le 1er mai.

déc 022009
 

Parmi la multitude de livres publiés chaque année, en voici un pour les parisiens amoureux de leur ville et de la nature : l’Atlas de la nature à Paris.

L’Atlas de la Nature à Paris en offre un panorama richement illustré et le descriptif le plus complet à ce jour (il a été publié en 2006). Il invite promeneurs buissonniers, citadins en mal de nature, savants et amateurs à y vérifier leurs trouvailles ou à en ajouter de nouvelles. La faune et la flore de la capitale appartiennent en effet au patrimoine de la ville. Cet atlas permet de les connaître précisément et souhaite contribuer à leur défense et à leur protection.

Mais il offre encore davantage : une réflexion nourrie, souvent contradictoire et critique à laquelle se livrent urbanistes, paysagistes, géographes, scientifiques naturalistes et architectes concernant le problème fréquemment débattu de la place de la Nature dans la ville.

Cet atlas est publié sous la direction de Jean-Baptiste Vaquin, Directeur de l’Atelier parisien d’urbanisme, avec le concours de Jacques Moret, directeur de l’Unité Inventaire et suivi de la biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle, ainsi que du Conservatoire botanique national du Bassin Parisien, en partenariat avec le Service de l’écologie Urbaine de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts de la Ville de Paris, et la participation de quelques-uns des meilleurs spécialistes des questions de la Nature et de la ville, réunis ici autour de Jean-Pierre Le Dantec, directeur de l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette.

atlasnatureparis288 pages
Format : 24 x 31 cm.
Prix : 45 euros.
Éditions Le Passage.
ISBN : 2-84742-089-4

nov 252009
 

Dans le cadre du programme « Abeille, Sentinelle de l’Environnement », l’Union nationale des Apiculteurs de France, installera une ruche à abeilles le 26 novembre prochain sur la terrasse de la Société Nationale d’Horticulture de France à Paris.

Le rucher ne sera pas en contact direct avec le voisinage proche et ne nécessite pas de protections particulières. L’abeille, contrairement à la guêpe, est un insecte non carnivore, plutôt doux, qui n’attaque que s’il se sent agressé.

« Abeille, Sentinelle de l’Environnement »
Ce programme national vise à installer et à mettre en œuvre le suivi d’une ruche peuplée. L’UNAF met en œuvre ce projet pour sensibiliser nos concitoyens au rôle majeur de l’abeille comme sentinelle de l’environnement. Il est soutenu par Naturparif et la SNHF qui ont proposé comme lieu d’installation du rucher la terrasse du 2e étage, devant les bureaux de Naturparif, au 84 rue de Grenelle à Paris (7ème arrondissement). L’inauguration aura lieu le 26 novembre à 11h dans le hall et sera suivi de l’installation du rucher.