jan 292014
 

Natureparif, l’agence pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, édite deux études qui dressent un panorama précis de l’état de santé de la biodiversité francilienne.

Quel est l’état de santé des milieux franciliens et des espèces qui les peuplent ? Quels sont les enjeux de préservation de cette biodiversité ? Comment les politiques publiques ont-elles influé sur cette préservation ? Sommes-nous amenés à faire évoluer les stratégies de sanctuarisation des espèces et des espaces vers un modèle conciliant bon développement du vivant et activités humaines ? Autant de questions abordées par ces deux études et qui permettent de réfléchir sur les enjeux de préservation de la biodiversité au niveau régional.

Premier diagnostic de la biodiversité en Île-de-France
Premier diagnostic de la biodiversité en Île-de-France (déc. 2013)

Véritable photographie de l’état de santé de la faune, de la flore et des écosystèmes franciliens, ce diagnostic dresse un état des lieux complet des différents milieux (humides, forestiers, ouverts, urbains) et des enjeux qui y sont associés.
Le cœur d’agglomération, qui regroupe Paris et sa petite couronne, fait l’objet d’un traitement à part. Ce territoire prend en compte de manière croissante les enjeux de protection de la biodiversité. La gestion plus écologique des espaces verts, l’arrêt de l’emploi des pesticides, l’acceptation des herbes spontanées, sont autant de facteurs qui permettent le retour des insectes ou des oiseaux.
Les pressions sur l’environnement perdurent dans les départements de la grande couronne, où l’activité agricole demeure extrêmement intensive. Avec la disparition des haies et des jachères, beaucoup d’animaux, n’y trouvant plus leur place, ont progressivement disparu du paysage. Le déclin de l’élevage a contribué à l’uniformisation des paysages. Dans ces milieux, la moitié de la faune et de la flore évaluée est disparue ou menacée, alors que cette proportion n’est « que » de 25 % si l’on tient compte de tous les milieux.
Côté zones humides, le principal problème est la maitrise presque totale des rivières. Berges rehaussées, cours rectifié, les rivières sont prisonnières de leur lit, et n’alimentent plus les prairies humides et les forêts alluviales lors des périodes de hautes eaux. Et ce au détriment des nombreuses espèces spécialistes de ces endroits, mais également des services naturels d’épuration et d’écrêtement des crues.
Les forêts demeurent le milieu le plus « naturel » d’Île-de-France, et la gestion forestière tient de plus en plus compte de la protection de la biodiversité, tout en demeurant productive. L’enjeu essentiel en forêt tient maintenant dans la réduction de la fragmentation. La forêt de Fontainebleau, joyau de la biodiversité francilienne, est segmentée par les autoroutes et les nationales, empêchant la faune de circuler. Voici un défi de taille à relever : rendre la forêt aux animaux et aux promeneurs, et en faire sortir progressivement les véhicules.
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État de santé de la biodiversité 2012-2013
État de santé de la biodiversité 2012-2013 (janv. 2014)
Après avoir produit des éléments sur l’état général du vivant (2010), puis sur sa capacité de résilience (2011), cette étude s’intéresse à la nature et à l’efficacité des initiatives prises pour la protéger. Elle propose un décriptage poussé des premières mesures mises en place en France et en Île-de-France, comme la Loi relative à la protection de la nature de 1976 et ses effets positifs bien que tardifs sur l’évolution des populations de rapaces et de grands échassiers. Ou encore la protection des espaces, notamment par la création des Réserves naturelles, de ZNIEFFs ou d’Arrêtés préfectoraux. Des milieux à l’abandon, désormais hors de tout contexte productif, tels que les roselières ou les coteaux calcaires se voient alors conservés au prix d’importants efforts financiers. Ces mesures, toujours en vigueur et par ailleurs indispensables, dissocient souvent l’homme de son environnement et envisagent une protection radicale de portions de vivant, au sein desquelles les activités humaines sont strictement exclues. En Île-de-France, l’ensemble du territoire résulte des activités humaines et il ne subsiste pas de milieu ayant toujours évolué librement. Dans un tel contexte, les politiques doivent évoluer vers une vision plus intégrative : la vie sauvage, à savoir ni domestiquée, ni exploitée, peut être compatible avec les activités humaines si et seulement si celles-ci la considèrent comme un élément indispensable de leur stratégie et lui laissent la part qu’elle mérite. Comme c’est le cas par exemple des Zones naturelles à haute valeur naturelle (HNV), classification à même d’identifier les zones exploitées par ailleurs favorables au vivant sauvage.
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jan 232014
 

Alors que la proposition de loi visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national doit être examinée par l’Assemblée nationale aujourd’hui jeudi 23 janvier 2014, la Ville de Versailles fait figure d’exemple dans ce domaine.

Logo Ville de Versailles

La Ville de Versailles applique résolument les principes du Zérophyto depuis plusieurs années, tout en étant plusieurs fois primée pour son fleurissement et sa bonne gestion des espaces verts. Chaque année, en complément des 5 500 plantes vivaces déjà en place, ce ne sont pas moins de 47 000 plantes bisannuelles et 92000 plantes annuelles, 71 000 bulbes et 1 000 chrysanthèmes qui sont plantés à Versailles. La direction des Espaces verts, composée de 85 agents, travaille ainsi chaque année sur 86,5 hectares d’espaces verts communaux, dont 18,5 de cimetières et 10 000 m2 de massifs fleuris.

Versailles (78)
Pour François de Mazières, député-maire de Versailles,  » le fait de ne plus employer de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts est un enjeu écologique majeur. A la seule échelle de la Ville de Versailles, 130 000 litres de produits chimiques ne sont plus déversés chaque année dans la nappe phréatique et ne sont donc plus source de danger pour les utilisateurs et les riverains. »

L’emploi de méthodes alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires génère une économie de 25 500 €/an. Celle-ci a permis le financement de désherbeurs thermiques, l’emploi de personnel en insertion ainsi que la multiplication par 3 du nombre de massifs fleuris qui sont, aujourd’hui, d’une surface de 10 000 m2.

L’ensemble des déchets verts issus des élagages, tontes et feuilles est répandu directement dans les massifs arbustifs et fleuris et nouvelles plantations d’arbres de la ville. Le résidu est exporté localement vers une entreprise d’insertion, BioYvelines service, qui les transforme en compost.

Le patrimoine arboré, remarquable par ses grands alignements en port libre ou en port architecturé, est préservé et mis en valeur par des tailles adaptées, réalisées par des professionnels.

La ressource en eau est également gérée de façon écologique, avec un choix de plantes adaptées aux nouvelles contraintes de changement climatique dans les nouveaux projets d’aménagement. La Ville dispose d’une autonomie de 150 m3 jour, issue des bâches de rétention d’eau de source installées sur son territoire. Cette eau est utilisée principalement pour l’arrosage des nouvelles plantations d’arbres et massifs fleuris ou pour nettoyer les trottoirs.

Par ailleurs, la Ville de Versailles poursuit la sensibilisation du grand public aux problématiques environnementales. Chaque année, plus de 1.800 enfants (63 classes issues de 20 écoles maternelles et élémentaires, 4 centres de loisirs, 7 crèches et maisons de quartier) sont sensibilisés au respect de l’environnement et formés aux gestes citoyens par 2 éco-jardiniers, dans 23 potagers bio. 15 jardins familiaux verront le jour d’ici cet été, dans la cour goudronnée d’une ancienne école. Moyennant 30 euros annuel, le locataire se verra allouer une parcelle privative équipée d’une cabane, d’un récupérateur d’eau de 1.000 litres et d’un bac à compost, pour une durée renouvelable d’un an. Les jardiniers, signataires de la charte zéro pesticide pourront, s’ils le souhaitent, être accompagnés par les éco-jardiniers de la Ville. Enfin, la Ville procède actuellement à la distribution de 5 000 Mémento du jardin écologique auprès des propriétaires de jardin. Continue reading »

jan 102014
 

Logo de l'Année internationale de l'agriculture familiale 2014
Premier secteur d’emploi au niveau mondial et produisant plus de 70 % de l’alimentation mondiale, les agricultures familiales sont au cœur des enjeux d’accès et de gestion des ressources, d’emploi, de lutte contre la pauvreté et d’alimentation.

L’agriculture familiale englobe toutes les activités agricoles reposant sur la famille, en connexion avec de nombreux aspects du développement rural. L’agriculture familiale permet d’organiser la production agricole, forestière, halieutique, pastorale ou aquacole qui, sous la gestion d’une famille, repose essentiellement sur de la main-d’œuvre familiale, aussi bien les hommes que les femmes. Dans les pays développés comme dans les pays en développement, l’agriculture familiale est la principale forme d’agriculture dans le secteur de la production alimentaire.

En quoi l’agriculture familiale est-elle importante ?
L’agriculture familiale et la petite agriculture sont liées de façon indissociable à la sécurité alimentaire mondiale.
L’agriculture familiale préserve les produits alimentaires traditionnels, tout en contribuant à une alimentation saine et équilibrée, à la conservation de la biodiversité agricole mondiale et à l’utilisation durable des ressources naturelles.
L’agriculture familiale peut être un moyen de stimuler les économies locales, surtout si elle est combinée avec des politiques spécifiques axées sur la protection sociale et le bien-être des communautés.

L’agriculture familiale protège la biodiversité
Tout au long de l’histoire, nous avons utilisé environ 7000 plantes pour combler les besoins de base. Aujourd’hui, cependant, plus de 150 espèces sont cultivées commercialement, dont 30 constituent 90% des calories dans l’alimentation humaine et seulement quatre (riz, blé, maïs, pomme de terre) représentent plus de la moitié de cet apport calorique. L’Agriculture Familiale, en plus d’être une source d’agri-diversité génétique, peut assurer sa conservation par l’utilisation de variétés de semences et de races animales autochtones bien adaptées aux divers environnements.

Journée dédiée à l’agriculture familiale sur le Salon International de l’Agriculture 2014 à Paris le mercredi 26 février.
déc 062013
 

Version française de l’Atlas européen de la biodiversité des sols
Taupes, crapauds, fourmis, vers de terre, champignons, algues… représentent des formes de vie qui composent la biodiversité des sols. Pour sensibiliser le grand public à l’importance et la richesse de la biodiversité des sols, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a participé hier, lors de la journée mondiale des sols,  au lancement d’un Atlas européen de la biodiversité des sols en version française et d’un jeu des 7 familles intitulé « La vie cachée des sols ».

Alors que l’activité des organismes du sol participe notamment à sa fertilité, à la qualité de notre alimentation, à la pureté de l’air et à la qualité de l’eau, la biodiversité des sols est menacée par l’accroissement des pressions liées à l’activité humaine ainsi que par les changements globaux. Elle reste de plus une des composantes les moins connues de la biodiversité. Ces deux ouvrages permettront à un large public de la découvrir et d’en comprendre le rôle fondamental.

La version française de l’Atlas européen de la biodiversité des sols voit le jour après avoir rencontré un fort succès lors de sa première publication en anglais en 2010. Cet atlas est le résultat d’un effort inédit pour cartographier les dégradations et menaces pesant sur la biodiversité des sols dans l’Union Européenne. C’est un ouvrage pédagogique de référence qui s’adresse aussi bien au grand public qu’aux chercheurs, décideurs politiques et enseignants. Chaque chapitre est rédigé par des spécialistes de renommée internationale.

Jeu de 7 familles "La vie cachée des sols"
Le jeu des 7 familles intitulé « La vie cachée des sols » est destiné à un public de 8 à 12 ans. Grâce à 42 photographies commentées et à un livret pédagogique illustré, ce jeu permettra aux plus jeunes de découvrir en s’amusant la diversité et le fonctionnement de la vie cachée dans les sols mais aussi les scientifiques et les outils ayant permis leur étude.

Ces deux outils ont été réalisés dans le cadre du programme de recherche GESSOL « Fonctions environnementales et gestion du patrimoine sol » du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. La traduction de l’Atlas est issue d’une collaboration avec le JRC et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Le jeu des 7 familles est le fruit d’un partenariat avec l’Association française d’Etude des Sols (AFES), l’ADEME et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Les deux ouvrages ont été présentés lors de la Journée Mondiale des Sols (5 décembre 2013) organisée par l’AFES et Naturparif, sous l’égide de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et le parrainage du Ministère de l’Égalité des territoires et du Logement et du Ministère de l’Écologie du Développement durable et de l’Énergie.

Pour plus d’informations et pour télécharger gratuitement l’Atlas européen de la biodiversité des sols ainsi que le jeu des 7 familles « La vie cachée des sols » :
www.gessol.fr/atlas
www.gessol.fr/content/le-jeu-de-7-familles-la-vie-cach-e-des-sols

nov 272013
 

Capture d'écran de la page d'accueil du site Si les mares m'étaient comptées

Le 25 novembre dernier, la Société nationale de protection de la nature (SNPN) et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, ont lancé « Si les mares m’étaient comptées« , un site internet dédié à l’inventaire participatif et au suivi des mares franciliennes.

Vous pouvez le découvrir en cliquant sur le lien suivant : www.snpn.mares-idf.fr

Une enquête participative pour préserver les mares franciliennes en danger
Entre 30 et 50 % des mares franciliennes ont disparu depuis 1950. Face à ce constat alarmant, la SNPN a lancé en 2010 un inventaire régional de ces milieux. L’objectif de ce programme de science participative est d’établir un état des lieux de ces micro-zones humides indispensables à la survie de nombreuses espèces faunistiques et floristiques, parfois rares et menacées. Au-delà du recensement, il s’agit d’impulser une véritable dynamique régionale de préservation de ces milieux.
L’important travail d’analyse cartographique réalisé par la SNPN a permis d’identifier plus de 22 250 mares sur le territoire francilien. Environ un tiers d’entre-elles a été visité et signalé sur le site de l’opération, grâce au soutien et à la participation de l’ensemble des bénévoles et des structures partenaires (structures publiques, collectivités, associations). Mais le travail à fournir reste important : près de 15 000 mares doivent encore être confirmées.

Participer à l’inventaire des mares d’Île-de-France
Tout le monde peut participer, selon deux protocoles distincts :

  1. Au cours de vos promenades, quand vous rencontrez une mare, notez sa localisation et l’état que vous observez.
    Des inventaires naturalistes (amphibiens, odonates, flore) peuvent aussi être réalisés par les plus aguerris.
  2. Vous pouvez également contacter la SNPN pour demander une carte des mares pré-localisées sur votre commune et qui n’ont pas encore été visitées. Vous pourrez ainsi partir à leur recherche.
    Des outils pour vous aider à caractériser au mieux les mares que vous rencontrerez sont à votre disposition sur le site « Si les mares m’étaient comptées ». Vos observations effectuées, il vous suffit ensuite de vous connecter au site pour y déposer vos données.

Les informations collectées permettront de compléter les connaissances régionales sur ces milieux, de mettre en place un suivi à long terme et de mener des actions de préservation en faveur de ces remarquables zones humides.

nov 232013
 

Illuminations dans la rue Saint-Charles, Paris 15e (75), hiver 2011-2012
Noé Conservation a lancé un ouvrage de référence pour les collectivités à l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités Locales : le Guide d’accompagnement de la Charte de l’Éclairage durable.

Ce document sensibilise aux enjeux liés à l’éclairage public et à la biodiversité nocturne. Sa plus-value réside dans la méthodologie proposée par Noé et validée par des experts : elle guide les collectivités dans l’application progressive des 10 engagements de la Charte, vers une réelle politique d’aménagement lumière durable compatible avec les besoins et attentes des citoyens. Noé Conservation appelle les communes à ratifier la Charte de l’Éclairage durable et à rejoindre le collège des villes déjà signataires.

L’éclairage urbain représente en France près de 40% de la facture d’électricité des communes. Et lorsqu’il est excessif ou inadapté, il contribue à la pollution lumineuse, qui augmente en moyenne de 6% par an !

L’adaptation de l’éclairage urbain à nos besoins constitue donc un enjeu majeur pour les communes en terme de réduction de la consommation d’électricité et donc des dépenses publiques, mais également en terme de respect des récentes règlementations. A cela s’ajoute un enjeu de préservation de la biodiversité nocturne, fortement impactée par ces éclairages, dans un contexte où 77% des citoyens estiment que les pouvoirs publics ne font pas assez pour protéger la biodiversité.

À ce titre, Noé Conservation mobilise les acteurs clefs et propose des actions concrètes et novatrices. Le guide de la Charte de l’Éclairage durable conçu par Noé a été présenté en avant-première à ALAN (Artificial Light At Night), première conférence internationale sur la pollution lumineuse, qui s’est tenue à Berlin du 28 au 30 octobre 2013. La démarche progressive d’application de la charte, sa facilité de mise en œuvre et l’accompagnement proposé par Noé ont suscité un vif intérêt des participants.

« Plus de biodiversité, plus de bien-être, plus d’efficacité énergétique, moins de dépenses publiques. Tel est le message porté par la Charte de l’Éclairage Durable de Noé », souligne Arnaud Greth, Président de Noé Conservation.

En signant la Charte de l’Éclairage durable, les communes prennent un engagement stratégique, bénéfique pour leurs concitoyens et leur territoire. Elles peuvent grâce à la Charte :

  • construire une politique d’éclairage durable sur leur territoire,
  • améliorer le cadre de vie de leurs concitoyens,
  • optimiser le cycle de vie de leur éclairage : choix des produits, consommation électrique, recyclage, etc.
  • valoriser leurs actions citoyennes auprès des habitants et des autres communes françaises,
  • agir pour l’Homme, la biodiversité et l’environnement.

Les objectifs de Noé Conservation sont ambitieux : l’association souhaite dès maintenant impliquer un maximum de villes, à l’instar de Valenciennes, première commune signataire de la Charte en septembre 2013, et étendre ainsi la portée de son action dans les prochaines années. Convaincue que les élus sauront être à l’écoute des fortes attentes de leurs citoyens en terme de préservation de l’environnement, Noé les invite à adopter et mettre en œuvre dès à présent cette Charte de l’Éclairage durable. Pour une nouvelle vision de l’éclairage public au service de l’homme et de la biodiversité !

Retrouvez la Charte de l’Éclairage Durable et son guide d’accompagnement pour les collectivités sur :  www.noeconservation.org (Nos Programmes / Eclairage Durable et biodiversité)