déc 282010
 

Juste avant Noël, je me suis dépêché d’installer deux gros bulbes d’amaryllis forcés sur des vases remplis d’eau pour qu’ils démarrent, en attendant d’être rempotés rapidement à mon retour. Du 23 au 27 décembre, en quatre jours seulement, l’évolution et la transformation de ces bulbes à fleurs est impressionnante.

Bulbes forcés d'amaryllis cultivés en hydroponie

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur des vases remplis d'eau, 23 décembre 2010, photo Alain Delavie

Le 23 décembre, juste intallés, les bulbes montrent à peine leurs boutons floraux, d’une couleur blanc crème sans vert. Les bulbes étaient même un peu mous et fripés du fait du rempotage tardif en saison.

Bulbe forcé d'amaryllis cultivé en hydroponie

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 23 décembre 2010, photo Alain Delavie

Des pousses naissantes sans chlorophylle. Et quelques jours plus tard, le 27 décembre très exactement, le changement est radical après cette mise en culture en hydroponie.

Bulbes forcés d'amaryllis cultivés en hydroponie

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 27 décembre 2010, photo Alain Delavie

Les boutons floraux ont beaucoup poussé et se sont teintés de vert tendre.

Bulbes forcés d'amaryllis cultivés en hydroponie

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 27 décembre 2010, photo Alain Delavie

Les bulbes se sont gonflés d’eau aussi.

Bulbe forcé d'amaryllis cultivé en hydroponie

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 27 décembre 2010, photo Alain Delavie

Mêmes les racines ont pris de l’ampleur et de la turgescence.
Bulbes XXL, croissance XXL !

Si je ne les rempote pas, il faut que je trouve d’autres vases plus volumineux, sinon les bulbes tomberont emportés par le poids des tiges et des fleurs qui vont se diriger immanquablement vers la lumière.

oct 262010
 

Comme tous les bégonias tubéreux cultivés dehors pendant la belle saison, mon bégonia ‘Papaya’ (en fait un Begonia sutherlandii), entre en repos. Il jaunit de plus en plus et donne des bulbilles à l’aisselle des feuilles.

Bégonia tubéreux

Feuillage jaunissant du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’arrêt de la floraison et le net jaunissement du feuillage sont les signes avant-coureurs de l’arrêt de la végétation pour ce petit bégonia tubéreux sud-africain. La période devient délicate, il ne faut plus arroser ou presque plus, sinon c’est la pourriture des racines et du bulbe. Et cette année, j’ai de la chance, pas d’attaque d’oïdium, fréquente en fin d’été et en automne.

Bégonia tubéreux

Bulbilles sur les tiges du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’autre signe du repos imminent, c’est l’apparition de bulbilles, des petits bulbes situés à la base des feuilles, sur les tiges. Ce sont des organes de reproduction végétative de ce bégonia, car chaque bulbille est susceptible de redonner un plant de bégonia au printemps suivant.

Bégonia tubéreux

Bulbille sur la tige du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

Je suis plutôt content, car cette année les bulbilles sont assez grosses et bien formées. Je les ai repérées suffisamment tôt pour disposer la potée à l’abri des eaux de pluie et sur le sol, à l’arrière du balcon. Quand le feuillage va s’effondrer et se dessécher, ce sera plus facile pour récupérer celles qui vont immanquablement tomber de part et d’autre.

La difficulté ensuite est de les conserver pendant l’hiver, sans qu’elles se dessèchent trop à l’air libre car ces organes de survie ont peu de réserves et beaucoup se ratatinent au fil des semaines. Je vais peut-être les enfermer dans de la tourbe sèche pour limiter les risques de perte d’eau. Le tout dans une boite hermétique, à la cave ou dans le bac du réfrigérateur. Quand à la potée au repos, s’il ne gèle pas trop fort, je la laisserai sur le balcon, à l’abri. Sinon ce sera la cave.

juin 062010
 

J’aime les eucomis, petits ou grands ! L’an dernier, j’ai fait l’acquisition d’Eucomis vandermerwei ‘Octopus’, l’eucomis pieuvre. Une petite espèce fort décorative que l’on peut dorénavant trouver un peu plus facilement, tout comme le petit Eucomis autumnalis, que l’on rencontre en ce moment en potée déjà fleurie.

Plante bulbeuse

Eucomis autumnalis, juin 2010, photo Alain Delavie

Cette petite plante bulbeuse forme une large rosette de feuilles rubanées vert vif.  L’épi de petites fleurs blanches se dressent au coeur des feuilles, bien droit avec un petit toupet de feuilles vert par-dessus.

Plante bulbeuse

Eucomis autumnalis, juin 2010, photo Alain Delavie

Look exotique et charmant à la fois. La potée reste longtemps élégante car les petites fleurs donnent des fruits qui tiennent tout l’été. Coupée, la hampe de fruits peut tenir presque un mois en vase. Spectacle longue durée !

La plante n’est pas difficile à cultiver, en pleine terre ou en pot. Il lui faut un emplacement ensoleillé, une bonne terre humifère (terreau pour géranium par exemple) qui est maintenue fraîche pendant toute la belle saison. En fin d’été, l’eucomis entre progressivement en repos végétatif, son feuillage jaunit et se dessèche. Quand les feuilles sont bien sèches, la potée peut être hivernée dans un local non chauffé mais hors gel, sans arrosage.

Vous pouvez trouver des bulbes nus chez Bulb’Argence. À réception des bulbes, il faut les empoter de telle façon que leur sommet soit à peine enfoui. En les plantant tardivement au printemps, la floraison apparaîtra en fin d’été ou au début de l’automne.