oct 312009
 

Comme chaque année pour la Toussaint, l’Administration parisienne accomplit un effort tout particulier pour accueillir les familles et fleurir les cimetières.

Fallopia aubertii sur les tombes du cimetière de Montmartre, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Fallopia aubertii sur les tombes du cimetière de Montmartre, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Tous les agents de la surveillance spécialisée sont mobilisés et les bureaux des conservations sont ouverts au public. Tous renseignent, guident, accompagnent, réconfortent, aident et rassurent. Pour chaque agent des cimetières, bien qu’il s’agisse du métier qu’il exerce toute l’année, la période de la Toussaint revêt une importance capitale.

Des moyens supplémentaires en hommes et en matériels sont mobilisés durant les quinze jours qui précèdent la Toussaint : renfort en agents techniques d’entretien, nombreux passages d’engins de balayage, nettoyages répétés, évacuation de plus de cent tonnes de feuilles en quelques jours. Les fossoyeurs ont également la lourde tâche d’améliorer les cheminements et de donner le plus bel aspect aux divisions. Ce sont eux qui, la plupart du temps, conduisent les minibus mis à disposition des personnes à mobilité réduite.

Depuis des mois, le centre de production horticole de Rungis produit les chrysanthèmes qui servent à l’ornementation florale des cimetières. Les jardiniers rivalisent de professionnalisme et d’idées pour composer des décorations florales, fleurir les divisions militaires, les monuments aux morts et les sépultures d’anciens combattants. De superbes jardinières dont les chrysanthèmes s’échappent en cascade sont déposées devant les entrées de chaque nécropole. Les caveaux individuels du cimetière parisien de Thiais, qui accueillent les défunts sans ressources ou non identifiés, font également l’objet d’une attention particulière puisque chaque caveau est fleuri par la Municipalité à cette occasion.

Dans tous les grands cimetières parisiens comme le Père-Lachaise, Pantin, Thiais et Bagneux parisiens, des minibus sont mis gratuitement à disposition de tous. Ce service est très apprécié des personnes âgées.

Un minibus ou véhicule léger sur les sites suivants :
– cimetière de Montmartre (10,5 hectares)
– cimetière des Batignolles (10,4 hectares)
– cimetière parisien de Bagneux (62 hectares)
– cimetière parisien de Saint-Ouen (27 hectares)
– cimetière parisien d’Ivry (28 hectares)

Deux minibus sur les sites suivants :
– cimetière du Père-Lachaise (43 hectares)
– cimetière parisien de Thiais (103 hectares)

Trois minibus au cimetière parisien de Pantin (107 hectares).

Par ailleurs, pour assurer la tranquillité des visiteurs, la circulation en voiture ou en moto est totalement interdite dans les cimetières intra-muros. Elle est libre mais réglementée dans les cimetières extra-muros, sauf pour les poids lourds, strictement interdits. De même, pour le confort et la sécurité du public, les travaux funéraires sont suspendus le 31 octobre et le 1er novembre.

Quelques chiffres :
La ville de Paris compte 20 cimetières s’étendant sur une superficie globale de 422 hectares sillonnés par 100 km de voiries, et ceints par 25 km de murs de clôture. Le Service des cimetières compte 500 agents chargés de l’entretien des sites et des 200 km de réseaux divers et de 150 bâtiments. On dénombre 634 000 concessions et un columbarium de 26 600 cases. Et plus de 7 millions de corps reposent dans les cimetières parisiens.