août 272011
 
Floraison d'un pied de coléus, plante d'intérieur

Floraison d'un pied de coléus, plante d'intérieur, août 2011, photo Alain Delavie

Le feuillage offre un mélange haut en couleurs qui mêle le poupre, le vert, le rose et le crème, mais la floraison est bleue et blanche. C’est carnaval en pot !

Floraison d'un pied de coléus, plante d'intérieur

Floraison d'un pied de coléus, plante d'intérieur, août 2011, photo Alain Delavie

Depuis que j’ai acheté cette potée de coléus, elle n’a eu de cesse de faire des boutons floraux, que je me suis acharné à couper dès que je les ai aperçus. Je voulais un beau feuillage coloré, pas des fleurs !
Mais obstinément, le coléus a continué à faire des boutons, parfois cachés par les grandes feuilles. J’ai finalement laissé ce bouquet de hampes florales que j’ai découvert alors qu’il était déjà bien formé et développé. La floraison est plutôt jolie en fait, même si le mélange des couleurs frise l’horrible 😉

juin 092011
 

« Pouvez-vous nous renseigner sur les plantes fleuries si possible, qui pourraient se plaire sur une fenêtre ou un balcon à l’ombre. Et que les pucerons et autres nuisances dédaigneraient. Que pensez-vous de ce problème parisien ? » m’a demandé Mohair, fidèle lectrice de mon blog Paris côté jardin. Je vais donc essayer d’y répondre…

Des plantes fleuries à cultiver en pot ou en jardinière dans un emplacement ombragé, il y en a quand même un petit nombre facile à trouver, aussi bien parmi les fleurs annuelles que parmi les plantes vivaces ou les arbustes.

Balcon fleuri avec un bégonia Fragrance, un hosta plantain et un bégonia Dragon Wing

Balcon fleuri avec un bégonia Fragrance, un hosta plantain et un bégonia Dragon Wing, photo Alain Delavie

Voici quelques exemples choisis parmi les végétaux les plus communs (cliquer sur chaque mot souligné pour accéder à un autre article avec une ou des photos de la fleur en question) :

  • Les bégonias semperflorens (à petit développement avec des fleurs le plus souvent petites) et les bégonias tubéreux hybrides (à fleurs simples ou doubles, à port dressé ou retombant) et le fameux bégonia Dragon Wing, vite opulent et à la floraison particulièrement abondante et généreuse,
  • Les balsamines et les impatiens hybrides,
  • Les coléus (qui fleurissent en belles grappes lâches bleu violacé, mais que l’on ébouttonne le plus souvent pour préserver la beauté du feuillage coloré qui vaut souvent toutes les floraisons),
  • Les fuchsias (petits arbustes à port dressé ou étalé à retombant, très nombreuses variétés, mais pour la plupart peu rustiques),
  • Les misères (Tradescantia fluminensis et variétés; Gibasis siderasis) qui fleurissent discrètement mais assez longtemps au printemps et en été,
  • Les heuchères, heucherellas et tiarellas (la diversité et le nombre des variétés sont tels qu’il serait possible de faire un balcon uniquement avec ces plantes vivaces rustiques),
  • Un grand nombre d’hostas, du miniature au plus exubérant,
  • Les minis cyclamens (pour fleurir l’arrière-saison seulement, de septembre jusqu’au coeur de l’hiver tant que les températures ne sont pas trop basses).

Mais parmi ces plantes fleuries, certaines sont sensibles aux pucerons (les fuchsias notamment) et surtout aux araignées rouges ou au thrips, deux acariens redoutables en été qui déciment les potées de balsamines, d’impatiens et de coléus plus particulièrement. Attention aussi avec les fuchsias, très sensibles aux invasions de mouches blanches ou aleurodes, si difficiles à éliminer.
Sur un balcon ou un rebord de fenêtre en pleine ville, les hostas sont rarement attaqués par les limaces, très friandes de ces belles plantes qu’elles transforment en dentelle. Mais dans une cour ou un jardin de ville, il faut être plus vigilant, car les « baveux » s’invitent partout où l’humidité est suffisante.
Les bégonias tubéreux sont souvent sensibles aux attaques d’oïdium (ou blanc), un champignon parasite qui grille leur feuillage et les fleurs.

En conclusion, je retiendrai :

  • Pour la belle saison et l’été notamment, le bégonia Dragon Wing, qu’il soit rouge ou rose. C’est le plus robuste, insensible à la plupart des maladies ou ravageurs communs. À marier éventuellement avec des misères.
  • Pour un décor permanent qui va durer plusieurs années, les heuchères, les heucherellas, les tiarellas et les hostas. Ces plantes sont moins florifères, mais elles sont très rustiques et deviennent de plus en plus belles au fil des années. Les trois premières gardent leurs jolis feuillages en hiver, alors que les hostas s’endorment et disparaissent le temps de la mauvaise saison.

 

 

mai 042011
 

Les coléus hybrides offrent une palette de coloris incroyables qui ne font pas toujours dans le bon goût ou la discrétion. Mais j’adore ces plantes (qui m’aiment beaucoup moins) et j’ai beaucoup de mal à résister à un feuillage délirant. Ma dernière acquisition réunit certaines de mes couleurs préférées dans un mélange très années 70.

Coleus hybride (Solenostemon)

Coleus hybride, mai 2011, photo Alain Delavie

Un coléus hippy !
Avec du violet, du rose indien, de l’orange et du pourpre, le tout bordé d’un vert assez fluo.
Un rien psychédilique, délire, exotique.

Coleus hybride (Solenostemon)

Coleus hybride, mai 2011, photo Alain Delavie

Ma petite potée va rester à l’intérieur, derrière une grande baie vitrée pour recevoir suffisamment de lumière sans soleil direct toutefois. Je n’ai jamais eu la main verte avec les coléus, mais j’espère que celui-ci va prospérer. Imaginez une grosse touffe bariolée…

Pour info, j’ai trouvé cette petite « merveille » sur le quai de la Mégisserie (Paris 1er), chez Bru & Fils (12, quai de la Mégisserie, 75001 Paris, tél. : 01 42 36 41 23), maison que je ne saurais trop vous recommander.

jan 082011
 

En janvier, la météo incite plutôt à rester bien au chaud sous la couette ou à se prélasser dans la banquette en lisant le dernier catalogue de semences reçu. Et pourtant, certaines fleurs d’été doivent déjà être semées, sinon elles ne pourront jamais pousser assez pour fleurir quand la belle saison sera venue.

Certaines fleurs d’été se développent très lentement à partir de graines. Il leur faut de nombreuses semaines, plusieurs mois même, pour arriver à un développement suffisant pour pouvoir être installées dans le jardin ou sur le balcon. Si on attend le mois de mars ou d’avril pour les semer, elles ne pourront jamais fleurir en juillet ou en août, au coeur de l’été. D’où ce semis très précoce.

Quelles fleurs semer en janvier ?

  • Les abutilons,
  • Les bégonias semperflorens ou tubéreux,
  • Les coléus,
  • Les dahlias,
  • Les géraniums lierres ou zonales,
  • Les impatiens.

Comment les semer ?
Impérativement au chaud sous abri.

L’idéal c’est une mini serre installée sous deux ou trois tubes fluorescents. La chaleur ambiante d’un intérieur (18 à 20 °C) est suffisante. Il faut maintenir au moins 12 heures d’éclairage par jour pour que les jeunes plants soient bien trapus.

Les graines de bégonias très fines et celles d’impatiens ne doivent surtout pas être recouvertes de terreau. Elles ont besoin de la lumière pour germer.

Le terreau doit être légèrement humide, jamais détrempé sinon les jeunes semis risquent de pourrir. Il faut penser à enlever toute la condensation qui s’accumule sous le couvercle de la mini serre chaque jour.

Soins et entretien
Quand les jeunes plants ont deux vraies feuilles bien développées, il faut les dédoubler et les repiquer. Une opération minutieuse qui demande de la patience.
Ce premier repiquage peut se faire dans une terrine (ça prend moins de place) ou dans des petits pots individuels en tourbe. Les semis repiqués sont maintenus sous serre et sous éclairage artificiel, au chaud dans la maison ou l’appartement.
Dès que les températures deviennent plus douces à l’extérieur, il faut acclimater progressivement les jeunes semis à la vie à l’extérieur. Il faut sortir la mini serre en évitant un emplacement ensoleillé et il faut ouvrir la serre petit à petit, chaque jour un peu plus. Quand les plants sont bien endurcis et suffisamment développés, ils seront mis à leur place définitive, en pot ou en pleine terre. Mais ce ne sera pas avant le mois de mai ou de juin…

juin 182010
 

La Madeleine est la troisième église la plus visitée de Paris. Plus de 600.000 visiteurs gravissent chaque année le large perron qui mène au sanctuaire où sont vénérées les reliques de Sainte Marie-Madeleine. Cette année, les 28 marches du fronton du monument sont recouvertes de grandes jardinières de fleurs blanches ou rouges.

Escalier fleuri de l'église de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Des rangées de jardinières parallèles ont été plantées de fleurs ou de plantes à feuillages rouges (coléus, géraniums, impatiens, pétunias et sauges écarlates) et d’autres à fleurs blanches (bégonias tubéreux, géraniums, pétunias et sauges farineuses).

Escalier fleuri de l'église de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Surprenant, non ?

août 152009
 

Les chats et les chiens ne sont pas les bienvenus dans tous les jardins semblent-ils… Après les répulsifs les plus chimiques, voici la plante miracle (?!), réputée pour son pouvoir répulsif notamment vis à vis des chats : Coleus canina.

Coleus canina ou Plectranthus caninus, en fait ni l’un ni l’autre semble-t-il car ce serait un hybride entre une espèce de Plectranthus et une autre de Solenostemon (autre nom des coleus).
Mais après toutes les plantes soient disant anti taupes, anti mulots et j’en passe, est-ce vraiment un repousse matou ? Qui a résisté à l’odeur pas très agréable du feuillage froissé et a testé sur les chats importuns ?

Bon, ça ne vous étonnera pas si je vous dis que je n’en ai pas acheté ni planté sur mon balcon…