août 142011
 

La parcelle n°2 du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (41) a été investie par un jardin éphémère qui allie la création artistique au développement durable et qui magnifie le geste du jardinier dans la biodiversité : Sculptillonnage.

Sculptillonnage, Corinne Julhiet-Detroyat paysagiste et Claude Pasquer architecte-paysagiste DPLG, 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), Jardins d'avenir ou l'art de la biodiversité heureuse (22 avril au 16 octobre 2011)

Sculptillonnage, Corinne Julhiet-Detroyat paysagiste et Claude Pasquer architecte-paysagiste DPLG, 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), Jardins d'avenir ou l'art de la biodiversité heureuse (22 avril au 16 octobre 2011), 27 juillet 2011, photo Alain Delavie

Le principe de ce jardin est simple : le « sculptillonnage », en référence aux hortillonnages, est une sculpture végétale ou animale qui indique aux jardiniers les espaces de biodiversité, les limites de sa tonte, les circulations… tout en dessinant une forme artistique et ondulatoire. Outre son aspect esthétique, il a une vocation d’abri pour les animaux, pour nourrir, donner à boire et faciliter la vie dans le jardin de tous ces animaux auxiliaires. Il est réalisé dans un matériau simple, rustique, un grillage à mailles hexagonales, détourné de son utilisation première, l’élevage des poules.

Champicomposteurs, Sculptillonnage, Corinne Julhiet-Detroyat paysagiste et Claude Pasquer architecte-paysagiste DPLG, 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), Jardins d'avenir ou l'art de la biodiversité heureuse (22 avril au 16 octobre 2011)

Champicomposteurs, Sculptillonnage, Corinne Julhiet-Detroyat paysagiste et Claude Pasquer architecte-paysagiste DPLG, 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), Jardins d'avenir ou l'art de la biodiversité heureuse (22 avril au 16 octobre 2011), 27 juillet 2011, photo Alain Delavie

Principaux acteurs de ce jardin, les « Champicomposteurs«  jouent le processus de la décomposition de la matière organique pour faire renaître la vie. Ils donnent une image souriante et simple du compostage, non plus comme une contrainte, un coût en temps, en énergie.

Continue reading »

juil 292011
 

La vingtième édition du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41) a pour thème : « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse ». Elle donne à voir et parcourir des jardins d’alerte, des jardins du futur, des ateliers de (re)découverte et de reconstruction de notre diversité, des tableaux vivants forces de proposition, de recherche et d’innovation scientifique et artistique. Voici un petit aperçu glané lors de ma visite il y a quelques jours.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Manier avec précaution » par Jeroen Jacobs architecte-paysagiste et Maarten Jacobs, designer, (Pays-bas).
Métaphore des menaces pesant sur la nature, ce jardin fragile est une invitation à manier les plantes avec précaution. Nous devons en prendre soin comme de nous mêmes. Il faut manier la nature avec précaution aujourd’hui pour pouvoir jouir demain d’une biodiversité heureuse.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je suis sûr que vous n’aviez pas pensé à ces surprenants tuteurs pour vos roses trémières…

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Le pollen exubérant » par Yekaterina Yushmanova architecte-paysagiste et Ruth Currey conceptrice paysagiste (États-Unis et Canada).
Pour imaginer l’avenir des jardins, nous nous tournons inévitablement vers leur passé. Ce jardin propose une exploration de l’héritage des jardins anémogames. Le pollen capture l’histoire de chaque plante et de ses ancêtres, puis chevauche le vent et permet de créer des nouvelles combinaisons de vie.

Continue reading »