nov 022009
 

Parution de L’Esthétique Verte de Loïc Fel, premier ouvrage sur l’influence culturelle et artistique de l’écologie.

L'Esthétique Verte de Loïc Fel, Éditions Champ Vallon

L’écologie provoque un bouleversement culturel qui se déploie jusque dans l’expérience esthétique. Loïc Fel, philosophe et directeur du développement durable, analyse pour la première fois cette mutation en cours.

L’écologie en tant que science porte en elle une révolution culturelle : la fin de la perception de la nature comme un environnement, un agrégat d’objets posés côte à côte, pour l’aborder comme un système : un écosystème. Accélérée par les enjeux du réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité, l’écologie met fin de façon brutale à l’idée de représentation de la nature, source originelle de l’art durant des millénaires, pour y substituer une approche de « présentation » de la nature, expliquant son fonctionnement, et révélant ainsi l’ampleur de l’impact des activités humaines sur le vivant. L’art, les media, la publicité, la sensibilité individuelle intègrent aujourd’hui cette dimension « verte » encore rarement analysée. C’est l’histoire de ce changement culturel que L’esthétique verte explicite.

La nouvelle approche « éco-systémique » inspire et déclenche des figures esthétiques nouvelles. Artistes, urbanistes, designers relient aujourd’hui esthétique et écologie par des réalisations concrètes : coulées vertes, installations éphémères en matériaux naturels, esthétisation directe des organismes vivants, œuvres in situ dans les espaces naturels, etc. Rassemblées sous la notion d’esthétique verte, ces expériences se rattachent au champ du savoir, de la technique et de l’aménagement du territoire.

L’esthétique entame une mutation : cessant d’être décorellée du rapport quotidien au monde, elle traduit autant qu’elle accompagne le changement culturel en cours : celui de l’écologie.

L’auteur :
Loïc Fel, 28 ans, est philosophe, responsable du développement durable dans une grande agence de publicité. Docteur en philosophie de l’Université de Paris-1-Panthéon-Sorbonne, il est co-fondateur de l’association COAL, la coalition pour l’art et le développement durable. Il est également l’organisateur du colloque « écologie : science, art et société » en Sorbonne (2007) et du séminaire philosophie des sciences du paysage de l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Science (2008-2009).
Son blog : autour de l’esthétique verte

51MmiKRVZaL._SL500_AA240_L’esthétique verte
De la représentation à la présentation de la nature

par Loïc Fel
Broché, 14 x 22 cm, 352 pages, 25 euros
Éditions Champ Vallon

juin 162009
 

La Direction Ile-de-France de Réseau Ferré de France a signé avec la Région Ile-de-France la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels. RFF marque ainsi sa volonté de prendre en compte et de préserver la biodiversité locale des espèces et de leurs habitats dans ses emprises ferroviaires en Ile-de-France.

Le lundi 15 juin 2009, Bernard CHAINEAUX, Directeur régional Île-de-France de RFF et Michel VAMPOUILLE, vice Président de la Région Ile-de-France chargé de l’Environnement, ont signé une charte destinée à préserver l’écosystème, maintenir des milieux naturels et accroître la biodiversité.

RFF Ile-de-France rejoint ainsi les nombreuses collectivités territoriales, associations et institutions qui se sont inscrites dans cette démarche régionale, et s’engage à encourager la connaissance de la faune et de la flore sur ses emprises ferroviaires.

Pour Bernard CHAINEAUX, Directeur régional Île-de-France de RFF :
« RFF est le propriétaire et le gestionnaire du réseau ferré national. C’est une très lourde responsabilité, qui implique des devoirs, dont celui d’agir de manière éco-responsable et durable. Cette charte est un bon début, elle montre notre volonté d’aller de l’avant dans ce domaine, quitte à bousculer un peu nos habitudes… »

L’enjeu est aujourd’hui d’offrir des conditions favorables au maintien de la biodiversité, notamment aux espèces animales et végétales les plus banales qui voient peu à peu leurs niches traditionnelles disparaître. Cette action ne pourra se réaliser sans l’implication de tous les partenaires. Pour le système ferroviaire, cela passe par exemple :
• par une gestion maîtrisée et programmés des travaux de débroussaillage en dehors des périodes de reproduction de la faune et de la flore,
• par une utilisation raisonnée d’herbicides,
• par la préservation d’espèces végétales remarquables ou fragiles sur les talus ferroviaires,
• par des aménagements permettant de maintenir une continuité biologique au travers des espaces urbains.

La biodiversité présente dans les emprises ferroviaires est en effet d’une richesse insoupçonnée, particulièrement en Ile-de-France. La préserver est aujourd’hui un enjeu majeur.