sept 142013
 

Affiche de l'exposition "Le labyrinthe de Versailles: du mythe au jeu"
L’exposition « Le labyrinthe de Versailles : du mythe au jeu » présente des pièces évoquant le labyrinthe disparu dessiné par André Le Nôtre, connu pour son réseau exceptionnel de 38 fontaines. Organisée par la Ville de Versailles, en partenariat avec le château de Versailles, elle est installée dans l’Hôtel des Affaires étrangères (bibliothèque centrale de Versailles), du 14 septembre au 14 décembre 2013, du mardi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 10h à 18h.

Bien qu’il ait disparu en 1775, le Labyrinthe de Versailles conserve aujourd’hui une aura de mystère et contribue à la fascination exercée par le Château. Dessiné et planté dès 1665 par Le Nôtre, jardinier en chef des parcs et jardins du Château de Versailles, le bosquet du Labyrinthe occupait l’emplacement de l’actuel bosquet de la Reine. D’abord simple circuit d’allées sinueuses, le Labyrinthe fut agrémenté entre 1671 et 1674 d’un réseau de 38 fontaines chacune représentant un épisode tiré des fables d’Ésope. Loin du mythique labyrinthe de Crète où sévissait le Minotaure, le dédale versaillais ne cherche pas tant à égarer le visiteur qu’à lui offrir une promenade de fontaine en fontaine. L’entretien coûteux eut raison de lui et il fut détruit en 1775 à la demande de Louis XVI.

L’exposition installée dans l’enfilade des cinq salles de la Galerie de Affaires étrangères de Louis XV, présentera des pièces évoquant ce bosquet disparu : quelques statues de plomb, l’exemplaire du Roi du Labyrinthe de Versailles (Collections du Petit Palais), des textes, gravures, tableaux et plans… Seront également évoqués la symbolique du labyrinthe (Antiquité, dédales du pavement de cathédrales médiévales, labyrinthes végétaux de la renaissance), sa postérité, sa notoriété et ses échos historiques, littéraires ou musicaux. Le visiteur sera totalement immergé dans le Labyrinthe afin de retrouver les sensations des promeneurs de l’époque (végétation dense, bruit de l’eau, magnificence des fontaines…).

La cinquième et dernière salle donnera un écho plus contemporain aux multiples illustrations du mythe : abandonné un temps durant le XIXème siècle, le thème du labyrinthe connaît un nouvel essor depuis le XXème siècle. Il sera présenté sous différentes formes artistiques et ludiques : cinéma, littérature, photo, land’art, dessin, mosaïque et jeux traditionnels ou vidéos.

La Bibliothèque municipale de Versailles organise cette exposition avec le soutien exceptionnel du Château de Versailles, et le concours du Centre de recherche du château de Versailles, la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France et le Conseil Général des Yvelines.

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août 212013
 

Affiche de l'exposition Les Nouvelles Folies Françaises, Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye (78)
En juin dernier, je vous annonçais cette grande exposition installée dans le magnifique Domaine national de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines. J’ai profité d’une belle journée d’été pour aller découvrir les lieux et les installations artistiques disposées dans le parc et sur la grande Terrasse. Une grande balade que je vous recommande et que je vous propose de découvrir avec quelques photos.

Les Nouvelles Folies Françaises, Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye (78)
Dans le cadre de l’année André Le Nôtre, Le Domaine national de Saint-Germain-en-Laye a voulu rendre hommage au grand jardinier français qui a donné ses lettres de noblesse au jardin à la française et à une nouvelle manière de les concevoir. Le Nôtre a dessiné notamment les jardins de Saint-Germain-en-Laye, avec sa Grande Terrasse et sa perspective déviée. Des artistes internationaux ont été invités à réfléchir et à créer des « nouvelles Folies » contemporaines spécialement pour habiter les jardins. Il s’agissait, pour ces artistes, d’interroger leur rapport à la Nature, au Paysage, de renouer, d’une certaine manière, avec l’objet perdu de la peinture, et de dialoguer avec les arts en général. Les artistes ont imaginé des œuvres en fonction du lieu, des sculptures « in natura » vivantes qui habillent le parc, les socles dépourvus, les allées, la grande Terrasse. Ils sont intervenus aussi dans le jardin anglais… Tout un parcours dans l’espace du jardin du Domaine de Saint-Germain-en-Laye et quelques espaces intérieurs, dans l’espace du château et de la chapelle, etc. Je n’ai pas tout vu puisque je suis resté dans le parc et sur la Grande Terrasse, mais l’exposition se prolongeant jusqu’au 10 octobre, j’espère avoir l’occasion de compléter mes découvertes que je vous invite à partager avec quelques photos.

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mai 302013
 
Cactus, photo © tropper2000 - Fotolia.com

Partie intégrante du Muséum national d’Histoire naturelle, l’Arboretum de Chèvreloup regroupe d’importantes collections végétales vivantes sur 205 hectares de nature au cœur de la plaine de Versailles. Plantés de 2500 espèces d’arbres, ce musée de l’arbre vivant renferme aussi des serres de collection qui abritent 8 000 plantes réparties en 5 000 espèces tropicales. Ces serres de conservation et de recherche ne sont pas accessibles au public. C’est pourquoi le Muséum a souhaité que tous les printemps, une fenêtre soit ouverte aux visiteurs sur ces fabuleuses collections végétales par une présentation dans le pavillon d’accueil. Pour commencer ces saisons régulières d’exposition, en voilà une qui ne manque pas de piquant car consacrée aux cactus et plus largement aux plantes succulentes.
Succulentes, mais à déguster avec les yeux
Succulentes car aux feuilles et tiges charnues gorgées d’eau sucrée, de suc. Ce sont 250 espèces qui seront mises en scène dans un décor minéral de sables et graviers colorés évoquant les zones arides d’Amérique, d’Afrique et de Madagascar. De belles photographies de paysages viendront renforcer le dépaysement. Remarquables américaines, cactacées, agaves, yucca ou rhipsalis, affriolantes africaines du sud à la diversité fabuleuse, avec 100 espèces, stupéfiantes malgaches (50 espèces) aux plantes endémiques et enfin les rares végétaux sahariens dont le palmier dattier. C’est un aperçu très varié des collections de plantes succulentes du Muséum national d’Histoire naturelle riches de 4200 plantes réparties en 2600 espèces dont l’essentiel aux serres de Chèvreloup. Ces plantes sont pour 1650 d’entre elles menacées et protégées. Menacées car les milieux où elles vivent sont agressés et très fragiles (désertification, exploitation minière, pollution, surpâturage…), et qu’elles sont l’objet de récoltes frauduleuses pour des collectionneurs peu scrupuleux.
Des plantes de l’extrême
Avec moins de 15 cm de pluie par an et des écarts journaliers de température de 50°C, les zones arides du globe (30% des surfaces terrestres), ne sont pas le paradis des végétaux. Et pourtant 10 000 espèces de 80 familles différentes ont trouvé des techniques d’adaptation à ces conditions extrêmes. Les plantes ont de l’imagination : racines profondes ou très étendues capteuses d’eau, réserves d’eau, succulence, cuticules cireuses imperméables, formes compactes, absence de feuilles, épines, floraison nocturne, pousse entre les cailloux, tout est bon pour minimiser l’évaporation de l’eau et le contact avec une atmosphère brûlante. Et avec quelle formidable diversité de forme, de taille, de couleur, d’aspect… – lisse, cireux, piquant, très piquant, chevelu, poilu, boule, raquette, rosette, long doigt, bouteille, oreilles… –
Les visiteurs pourront profiter de la visite de l’exposition pour se perdre dans les 50 hectares de l’Arboretum ouverts au public.
Infos pratiques
Exposition à l’Arboretum de Chèvreloup du 1 juin au 21 octobre 2013
Ouverte avec l’arboretum les lundis, mercredis, samedis, dimanches et jours fériés de 10h à 18h (fermeture des caisses à 17h).
Tarifs : accès à l’arboretum sans suppléments, 4 et 2 euros (sauf les 15 et 16 juin lors des Botaniques de Chèvreloup, 7 et 5 euros).
Accès : 30 route de Versailles, 78 150 Rocquencourt.
En voiture depuis Paris, A 13, sortir à Versailles; en transports en commun, à partir des 3 gares de Versailles, bus B ou H jusqu’à la station « centre commercial Parly 2″.
Les actualités de l’Arboretum de Chèvreloup sur : www.facebook.com/chevreloup et le site : www.mnhn.fr/chevreloup
mai 302013
 

Céréales en Île-de-France : toute une diversité à découvrir au domaine de la Grange-la Prévôté

Engrain, amidonnier, blé Poulard, blé tendre, blé dur, orge, avoine, épeautre, seigle et sarrasin, appelé blé noir : autant d’espèces qui reviennent au goût du jour et qui ont donné lieu à tant de variétés ! Barbues, velues ou nues, jaunes, vertes, grises ou rouges, les céréales sont passées par toutes les tailles et toutes les couleurs dans le processus de sélection. Doit-on pour autant oublier les variétés du pays qui ont permis de tels progrès ?

L’Île-de-France est le berceau d’un nombre considérable de variétés cultivées. Pour les céréales, quelques-uns des plus grands établissements de semences étaient originaires de la région. Ainsi les variétés présentées, créées entre 1837 et 1970, sont originaires d’Île-de-France ou à l’origine d’une création variétale importante dans la région.

Plus de 120 variétés de céréales dans un jardin-potager
Présenter autant de céréales dans un jardin-potager pourrait surprendre, mais le CRRG Île-de-France a pour vocation de présenter, à tous les publics, l’ensemble de la diversité génétique créée dans la région. Or, le domaine de la Grange – la Prévôté possédait cinq fermes en 1933 et fut à l’origine d’innovations agricoles auparavant. Et le programme environnemental du domaine, ouvert depuis 2006, s’intitule « Cérès », du nom de la déesse romaine des champs et des moissons. Semer les céréales au centre du jardin le temps d’une exposition rend compte de cette réalité. Les variétés sont présentées de manière à concilier esthétique et pédagogie afin de montrer la formidable évolution de cette culture, qui est à la base de l’alimentation quotidienne en occident depuis l’Antiquité. Elles sont ordonnées selon leurs formes, leurs tailles, les couleurs des grains et des épis et leurs usages. Le public découvrira leurs utilisations, souvent méconnues et la flore dite messicole qui les accompagnait dans les champs. Mais au lieu d’être l’aboutissement d’une étude, l’exposition est conçue comme le point de départ d’un travail qui évoluera parallèlement à la croissance des plantes et, au-delà, au programme de préservation et de mise en valeur du CRRG Île-de-France, fruit d’une collaboration avec ses partenaires pour l’exposition :

  • L’INRA : le centre de Clermont-Ferrand fournit l’essentiel des graines qu’il conserve, celui de Moulon les graines complémentaires. Le deux centres accompagnent le projet sur le plan scientifique ;
  • Le Muséum National d’Histoire Naturelle à partir de son exposition sur le blé apporte le résultat de ses recherches et fournit des graines de messicoles) ;
  • La Ville de Verrières-le-Buisson prête documents et objets de l’herbier Vilmorin : une collection unique ;
  • Le Groupement National Interprofessionnel de Semences et Plants apporte des informations complémentaires à vocation pédagogique ;
  • L’écomusée – ferme du Coulevrain de Savigny-le-Temple expose de superbes outils agricoles de la Brie.
Céréales en Île-de-France : toute une diversité à découvrir au domaine de la Grange-la Prévôté
Informations pratiques
L’exposition est ouverte en visite libre du 1er juin au 14 juillet 2013, le mercredi, de 9h à 12h et de 14h à 18h, le samedi et le dimanche, de 14h à 18h.
Des visites guidées incluant la visite du jardin-potager sont possibles sur rendez-vous tous les jours auprès du domaine de la Grange – la Prévôté, avec l’équipe ou l’association des Amis du Château de la Grange (30€ par groupe).
Domaine de la Grange – la Prévôté
Avenue du 8 mai 1945, BP 147, 77176 Savigny-le-Temple.
Tél. : 01 60 63 29 40.
Courriel : lagrangelaprevote@savigny-le-temple.fr
mai 282013
 

Le Louvre célèbre le 400e anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre 1613-2013

À l’occasion de l’anniversaire du 400ème anniversaire de la naissance d’André le Nôtre, Le Louvre propose un programme de festivités pour mieux comprendre l’art de cet architecte-paysagiste de génie, qui fut aussi un collectionneur curieux, insatiable et généreux. Cette exposition permet de montrer la matérialité originelle des jardins d’André Le Nôtre, en soulignant la diversité horticole, les techniques et modes de culture et les emplois paysagers qu’il faisait des plantes.

En effet, les jardins à la Française ne peuvent se résumer aux sempiternels buis, ifs et charmilles. De même, les Tuileries ne peuvent être réduites à un grand mail planté presque exclusivement de marronniers.

L’exposition comprend deux sections :

  • La première section, consacrée à la diversité des plantes, expose toute la variété de la palette à laquelle Le Nôtre avait recours : fleurs herbacées, de saison ou vivaces, arbustes taillés ou en port libre, arbres caduques ou persistants, etc.
  • La seconde section montre en neuf scènes leurs différents emplois, c’est-à-dire la façon dont Le Nôtre cultivait ces plantes, les associait, les utilisait pour créer des plates-bandes, des broderies de buis, des palissades ou des alignements. Pour compléter ces plantations, des éléments de décor – treillage, caisse à oranger et vases de faïence réalisés en fac-simile – rendent ces scènes encore plus évocatrices de ce qu’étaient les jardins de Le Nôtre.

Exposition végétale "La Palette végétale d’André Le Nôtre" du 30 mai au 30 septembre 2013, Jardin des Tuileries
L’exposition végétale bénéficie du mécénat de l’UNEP et du concours des Jardins de Gally.

Informations pratiques
Jardin des Tuileries, Paris 1er (75)

Accès libre et gratuit au jardin par :

  • la place de la Concorde,
  • la rue de Rivoli,
  • le quai des Tuileries,
  • l’avenue du général Lemonnier,
  • la passerelle Solferino.

Horaires :
Avril à mai : de 7h à 21h.
Juin à août : de 7h à 23h.
Septembre : de 7h à 21h.
Octobre à mars : de 7h30 à 19h30.
L’évacuation du public débute une demi-heure avant l’heure de fermeture.

Renseignements :
Tél. : 01 40 20 53 17.
www.louvre.fr

mai 212013
 

Exposition Sensitives, Galerie La Ralentie

Plantes rampantes épineuses dans les régions tropicales, les sensitives se replient au moindre choc (vent, pluie, toucher…). Elles ferment aussi leurs feuilles la nuit pour se protéger des intempéries et des prédateurs herbivores en un mouvement des plus spectaculaires du règne végétal. Surnommées également « Marie-honte » ou « Honteuse- femelle » aux Antilles ou encore « Trompe-la-mort » en Nouvelle-Calédonie, les Sensitives n’ont pas fini de livrer tous leurs secrets. Un peu comme Muriel Napoli et Ana Tornel.

Le végétal (fleurs, herbe, arbres) justement, fréquente les tableaux de Muriel Napoli ainsi que le minéral. Beaucoup. Des roches, des météorites, des sédiments… Ca explose, ça jaillit, ça brûle dans une sorte d’éruption permanente, à la façon d’un volcan jamais repu. De larges traces noires et blanches, parfois teintées de bleu, irradient ses toiles. Elle a longtemps cherché avant de rompre avec la figuration, la couleur ; pour trouver son format (un carré de 90×90 ou 60×60), sa manière de faire à même le sol. Muriel Napoli théorise peu, se lève tôt et expérimente à l’envi : fusain, encre de chine, acrylique, couteau, pinceau, brosse. Autodidacte, elle explore à sa manière, empirique ; ouverte au hasard, disponible à l’aventure. Peu à peu, l’artiste marseillaise tend à l’épure. Partie de strates successives abruptes (quelques nuances de gris), ses œuvres évoquent par la suite une version dévoyée des planches du test du Rorschach ou les environs de la calligraphie asiatique. À d’autres moments, elle se rapproche du monochrome. Comme les sensitives, Muriel Napoli cesse toute activité quand la nuit menace. Avant de s’y remettre au point du jour.

Photographe, Ana Tornel vit et travaille à Paris. Passée par la presse magazine, elle conserve l’instinct d’observation du reporter qui sommeille. Ses pas l’amènent incidemment à shooter des stylistes (Créateurs de mode, 1998/2000), à s’attarder sur les plaisirs aquatiques de gamins (Nager, un jeu d’enfants, 2000/2009) avant de se fixer vers des horizons plus personnels (Jardins secrets, secrets de jardins, 2011/2012). Dévouée à la photographie argentique, même si elle maîtrise le numérique, Ana Tornel voyage là dans le végétal, dans un univers mystérieux et insolite. Comme si cette flore redessinait avec elle une autre architecture urbaine. En contrebande. Persuadée, dès la prime enfance, que l’herbe est forcément plus verte ailleurs, elle traque, presque à son insu, l’envers du décor. A sa main, à son rythme. Toujours à la recherche du meilleur outil, elle s’inscrit l’an dernier à un atelier, auprès de Quinn Jacobson, pour s’aguerrir au « collodion humide », un procédé singulier qui remonte aux origines de la photo. Le « collodion humide » nécessite une patience infinie, une humilité à toute épreuve devant la lenteur et la frustration afférentes à l’exercice. Un sacerdoce d’artisane, hors du temps, qui lui convient à merveille.

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