mai 032013
 

Affiche Plantes, Plaisirs, Passions 2013

C’est à La Roche-Guyon, l’un des « plus beaux villages de France » et l’un des plus étonnants sites patrimoniaux d’Ile-de-France, qu’amateurs de jardin, collectionneurs de plantes et jardiniers respectueux de la biodiversité partagent une passion commune.

A une heure de Paris, dans le paysage préservé du Parc naturel régional du Vexin français, le château de La Roche-Guyon, son potager-fruitier labellisé « Jardin remarquable » et son Jardin anglais, forment un domaine exceptionnel où dialoguent depuis bien longtemps, histoire, patrimoine, nature et art du jardin. Depuis 1994, le château de La Roche-Guyon propose, chaque premier week-end de mai, l’un des plus beaux rendez-vous horticoles de France.

Potager et château de la Roche-Guyon (95)

Les nouveautés de l’édition 2013
Après avoir initié en 2012 un cycle sous le signe de la couleur, avec le blanc et le vert, PLANTES, PLAISIRS, PASSIONS poursuit sa trilogie les 4 et 5 mai 2013, avec le rouge et le noir. Pour cette 5ème édition, l’Établissement public du château de La Roche-Guyon et Thierry HUAU, urbaniste et paysagiste D.P.L.G., commissaire de l’exposition, réservent diverses nouveautés :

  • le samedi soir, un banquet campagnard et gastronomique sur le thème du rouge et du noir.
  • le retour d’exposants de grande renommée tels que La Canopée (producteur d’orchidées tropicales) et les pépinières Lepage (vivaces et bulbes).
  • la présence de nouveaux professionnels du jardin dont les pépinières du Val de Jargeau (érables et plantes de terre de bruyère), l’Académie du fuchsia et la tomate (grandes collection de variétés anciennes de tomates), Culture florale (sauges arbustives de Haute-Normandie), La Pimenteraie (plants de poivrons, piments et tomates), Barnhaven Primroses (collection nationale de primevères).

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mai 012013
 

Tapisserie Mille fleurs sauvages, Dom Robert

Cette exposition s’intéresse à l’iconographie de la flore et de la nature à travers les siècles, grâce à un parcours autour de six thèmes et en confrontant oeuvres anciennes et contemporaines.

Le thème de la flore est particulièrement en faveur dans la production des tapisseries dès le Moyen-Âge. Au fil du temps, en fonction des modifications du goût, de l’évolution des conditions de vie et des préoccupations artistiques, la représentation du monde végétal va s’exprimer sous différentes formes : « mille-fleurs », verdures, cycle des mois et saisons, paysages.

La tradition des « verdures » et « mille-fleurs »
Une « verdure » se caractérise par l’omniprésence d’une nature verdoyante et touffue, qui couvre presque toute la surface tissée. Ces tapisseries, décoratives avant tout, offrent une fenêtre ouverte sur un paysage agréable, évoquant de préférence une forme d’harmonie originelle entre l’homme et la nature.
À la fin du XVe siècle, c’est d’abord la vogue des petites fleurs qui remplissent entièrement les fonds. Leur foisonnement est tel qu’on les dénomme « mille-fleurs ». Leur fraîcheur reflète délicatement la nature et le temps de la vie seigneuriale. Vers 1520 un nouveau décor succède aux mille-fleurs. Il est constitué d’une végétation schématisée dont les grandes feuilles rappellent les acanthes stylisées de l’art grec ou romain. Puis au XVIIe et XVIIIe siècles, la verdure se complexifie aussi bien au niveau de la représentation que de l’iconographie. Elle se remplit d’animaux exotiques et familiers, parfois de personnages et aussi de quelques constructions. Les premiers paysages sont conventionnels, le réalisme n’étant pas la préoccupation principale. Enfin, les peintres (Tenture des Enfants jardiniers de Le Brun), en introduisant la notion de cycle des mois et des saisons, transforment profondément l’aspect de la « verdure ». Avec la Tenture des Saisons, du même artiste, le décor naturel se peuple de dieux mythologiques et, si l’élément végétal subsiste, c’est à titre évocateur et symbolique.

Verdures contemporaines
Le thème de la nature, toujours vivant, revêt des formes renouvelées à travers les créations modernes et contemporaines tissées dans les manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais.
Comment la modernité aborde t-elle le sujet et réinterroge t-elle l’idée de nature ? Les « verdures » d’aujourd’hui qu’on découvre dans l’exposition questionnent les nouvelles relations que nous entretenons avec la nature à travers le regard d’une vingtaine d’artistes. La nature y apparaît comme un lieu d’étonnement, de contemplation et d’expérience sensible. Le motif, pris comme source d’inspiration, devient évocation, souvenir d’une sensation. L’artiste donne à voir des détails en gros plan, des détails démesurément agrandis. Ce rapport inhabituel d’échelles, de proportions et d’émotions témoigne d’une expérience personnelle de la réalité de la nature, qui ne passe pas forcément par le réalisme. On peut voir dans de telles approches des analogies avec des technologies telles que la photographie ou la vidéo.

Le parcours de l’exposition
Le parcours ne se veut pas chronologique ; plus qu’une présentation didactique, il s’agit d’une invitation à la promenade dans un cadre de verdure où le passé et le présent se croisent et se répondent par le jeu des variations iconographiques et chromatiques.
Les Saisons de Le Brun conversent avec les Saisons de Lurçat; des « mille-fleurs » du XVe siècle se mêlent aux fleurs sauvages de Dom Robert ou à la végétation foisonnante de l’immense tapisserie, inédite, de Ballif; les verdures et les paysages du XVIe au XVIIIe siècle mêlent leurs frondaisons à celles de Monet, Buri, Hajdu, Alechinsky, Prassinos, Traquandi, ou bien encore avec le jardin d’Alice au pays des merveilles qui inspire Monory…
Plusieurs exemples de chefs d’œuvre de mobilier recouverts de tapisseries à motif floral ou végétal rythment et complètent par ailleurs le parcours (Follot, Gondouin, Gaudissard, Bénédictus et Piot pour la première moitié du XXe siècle ; Aballéa, Couturier, Gette pour le contemporain).

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avr 182013
 

Affiche de l'exposition internationale d'art floral "À la Française" à Versailles (78)

La section Art floral de la Société Nationale d’Horticulture de France organise les 19, 20 et 21 avril 2013, à Versailles (Yvelines), dans la Salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville, une exposition internationale d’art floral : À la Française.

Aux exposants réputés dans la France entière se joindront des anglaises, italiennes, belges, suisses, japonaises et monégasques pour offrir un kaléidoscope de l’art floral international.
Environ 70 compositions de styles différents évoqueront le XVIIe siècle mais l’art floral contemporain et l’art floral moderne seront également au rendez-vous.
Pour enrichir cette manifestation, plusieurs démonstrations sont prévues :
– à la mairie de Versailles chaque jour à 11h et à 15h : réalisation de petits bouquets à emporter.
– à la SNHF, 84 rue de Grenelle, 75007 Paris, le vendredi 19 avril à 10h30 et à 14h30 : démonstration de prestige animée par Gil Boyard, célèbre fleuriste, meilleur ouvrier de France et finaliste de la coupe du monde à Shanghaï.

À la Française, exposition internationale d’art floral
19, 20 et 21 avril 2013
Salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville de Versailles,
4 avenue de Paris,
78000 Versailles.
Entrée gratuite.
Le 19 et le 20 avril de 10h à 18h; le 21 avril de 11h à 17h.

La section Art floral de la SNHF est l’une des plus dynamiques et regroupe amateurs et professionnels intéressés par l’art du bouquet tant occidental qu’oriental. Elle est reconnue pour sa créativité et sa réputation dépasse les frontières. Elle se distingue lors d’événements nationaux et internationaux et est régulièrement sollicitée pour faire partie de nombreux jurys. Elle édite des publications de qualité vendues dans le monde entier. La municipalité de Versailles lui a confié l’organisation de cette magnifique exposition.

avr 152013
 
Champs mécaniques – ville : Bruno Mazodiez

En 2013, à l’occasion de l’Année Le Nôtre, Versailles met à l’honneur le travail de ce visionnaire à travers des expositions, spectacles, fêtes et inaugurations de nouveaux lieux dans la ville. « Perspectives Paysagères » présente une exposition d’artistes contemporains dans le Parc Balbi et le jardin des musiciens italiens.
2013 est le 400e anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre. La ville de Versailles, riche de son patrimoine, consacre cette année au grand jardinier de la cour de Louis XIV. L’architecte et dessinateur de jardins aux schémas de composition classique devenus modèles pour toute l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles s’illustre aux travers de tracés simples et de la perspective. Il est aussi à l’initiative de l’urbanisme moderne, sa perspective optique ayant engendré la forme de la ville au trident caractéristique des trois axes routiers menant au Château.
La ville entend à travers cet hommage valoriser son héritage végétal et urbain d’exception au travers de nombreux projets et manifestations sur l’année 2013 : projets urbains, création de jardins, expositions, conférences et animations événementielles.
Les jardins et la nature regagnent les faveurs de la ville pour une prise en compte de la dimension environnementale et écologique au sein de l’espace urbain. La ville voit l’ouverture à cette occasion de nouveaux lieux notamment la Cour des Senteurs avec les enseignes Guerlain et Le Nôtre, et les jardins des Étangs Gobert ou ceux de l’année Le Nôtre.
« Perspectives paysagères » est l’une des premières manifestations de cette année Le Nôtre. Elle présente les installations de plusieurs artistes contemporains s’inspirant du Land Art et travaillant sur les problématiques environnementales. Les œuvres sont disposées à la manière d’une promenade dans le Parc Balbi et le Jardin des Musiciens Italiens.
L’évènement créé par l’agence artistique Blueland présente le travail d’artistes in situ développant un discours sur l’environnement et une relecture du jardin à la
française, de la perspective et du bosquet, un ensemble de grands thèmes chers à Le Nôtre. La présentation des œuvres est menée sous le commissariat d’exposition de Timothé Toury et de son équipe de Blueland.
Les Animaux en Folie: Olivier Roche
L’exposition « Perspectives Paysagères » contribue à donner une vision contemporaine imaginée par 6 artistes de renommée nationale de l’esprit du paysagiste André Le Nôtre
actualisé au XXIe siècle. Dans le cadre de cette année culturelle en hommage à ce grand nom, qui reste 400 ans après, une référence mondiale du monde du paysage, il était
important pour une ville comme Versailles, compte tenu de l’implication historique du paysagiste, d’offrir au public un regard contemporain de son travail.
Un parcours dans la ville a été établi, une exposition au sein du parc Balbi montrant l’esprit de Le Nôtre au sein d’une exposition inédite et surprenante en reprenant certaines thématiques importantes dans la conception des jardins du paysagiste : la perspective, le bosquet, le jardin à la française et les innovations. Cette visite proposée au public permettra à chaque visiteur de se plonger dans l’univers du paysagiste, un lieu où se confrontent différentes notions temporelles, passé, présent et avenir réunis dans ce que pourrait être un
jardin artistique imaginé par André Le Nôtre.
Champs mécaniques dans le parc : Vincent Leroy
Les artistes apportent dans les créations un savoir-faire, une technique, une âme au Parc Balbi. Chaque installation participe à raconter au public l’esprit Le Nôtre au sein d’un voyage culturel empreint d’esthétisme pour célébrer cette date anniversaire. L’agence Blueland et son commissaire d’exposition Timothé Toury a mis toute sa création artistique au service de cette exposition pour proposer à chaque visiteur une rencontre inédite entre la création contemporaine et le paysage : Laurent Weiss, propose une œuvre monumentale de 10 m de haut un passage, un bosquet contemporain, Isabelle Aubry travaille sur l’empreinte de l’art au sein de la nature, Vincent Leroy transporte le public dans un champs dit mécanique pour la création d’un jardin à la française irréel, Aligna confronte le monde de la consommation et celui du jardin avec 2500 fleurs du XXIe siècle et François Abélanet met les dernières
innovations technologiques du végétal au service de l’exposition pour un parcours monumental dans la ville. Olivier Roche détourne les codes du pictogramme pour des représentations animalières, un clin d’œil au merveilleux des jardins imaginés par le paysagiste au Jardins des Musiciens Italiens.

Passage : Timothé Toury / blueland
Proposer au public ce voyage, un moment où revit l’esprit Le Nôtre par la création contemporaine, un hommage du XXIe siècle à ce grand paysagiste étonnamment moderne et inégalé après plus de 400 ans au sein de la ville qui a été sa plus belle réalisation, le chef-d’œuvre de sa carrière. Continue reading »
avr 122013
 
Dans le cadre de l’Année Le Nôtre, le Conseil général des Hauts-de-Seine organise une exposition inédite : « Le Nôtre à Sceaux ». Seize panneaux sont disséminés dans le parc et présentent l’art du Jardinier de Louis XIV dans le Domaine de Sceaux (l’eau, les jeux optiques, les perspectives…).
 Plan de l'exposition Le Nôtre à Sceaux
L’exposition présente l’art du jardinier et la manière dont cet art s’est déployé au parc de Sceaux : la métamorphose d’un territoire agricole qui se transforme en parc princier, la manière subtile dont la morphologie du terrain est utilisée pour créer des effets de surprise ou des illusions optiques, l’utilisation savante de l’eau, dans le grand canal et dans les nombreuses fontaines, l’art de la perspective, des proportions et des volumes qui restent, à ce jour, inégalés.
En suivant le circuit de l’exposition, les promeneurs découvrent ainsi in situ les grands principes de l’art d’André Le Nôtre, encore bien visibles au parc de Sceaux.

Eau forte de Nicolas Perelle, 1677, Musée de l'Île de France

A titre d’exemple, « L’anamorphose du Grand Canal » est présentée. André Le Nôtre maîtrisait l’art de la mise en scène du paysage et les effets de surprise. Sur la perspective du Grand Canal, il crée une illusion d’optique particulière, en appliquant le principe d’anamorphose. L’élargissement proportionnel et cadencé des bassins, observés d’un point de vue unique et lointain donne l’illusion de distances plus courtes.

avr 102013
 

Jean-Claude Ruggirello, Jardin, 2006 - Courtesy galerie Claudine Papillon - Photo JCR

Dans toutes les cultures l’arbre symbolise la vie, sa force, sa longévité, sa beauté, sa fécondité. Il accompagne l’imaginaire. Il symbolise l’homme lui-même. Pour les artistes contemporains, comme pour ceux d’hier, montrer l’arbre c’est ouvrir le questionnement de l’homme sur son corps, sur le sens de sa vie, sur son rapport au monde.

Cette exposition investit les différents espaces du Collège des Bernardins (nef, ancienne sacristie, douves, jardin) jusqu’au 28 juillet 2013 et montre des œuvres qui manifestent la richesse et la complexité de ce sujet au fort pouvoir symbolique.

L’exposition sera présentée en deux temps, avec un renouvellement d’une partie des œuvres le 18 avril :

  • Artistes présentés jusqu’au 18 avril 2013 : Ismaïl Bahri, Emilie Benoist, Michel Blazy, Jenny Bourassin , Mark Dion, Roland Flexner, Thomas Fougeirol, Didier Mencoboni, Henrique Oliveira, Jean-Claude Ruggirello, Jean-Michel Sanejouand, Clémence Seilles, Séraphine de Senlis, Bruno Serralongue, Donelle Woolford et le  Commissariat pour un arbre #3, une proposition de Mathieu Mercier.
  • Artistes présentés du 19 avril au 28 juillet 2013 : Ismaïl Bahri, Emilie Benoist, Berdaguer & Péjus, Jean-Luc Blanc, Michel Blazy, Jenny Bourassin, Peter Buggenhout, Anthony Duchêne, Roland Flexner, Jochen Gerner, Didier Mencoboni, Anita Molinero, Henrique Oliveira, Jean-Claude Ruggirello, Miron Schmuckle, Clémence Seilles, Séraphine de Senlis, Elmar Trenkwalder et le Commissariat pour un arbre #3, une proposition de Mathieu Mercier.

Informations pratiques
Collège des Bernardins
20, rue de Poissy, 75005 Paris.
Tél. : 01 53 10 74 44.
www.collegedesbernardins.fr

Métro : ligne 10, stations Cardinal Lemoine, Maubert-Mutualité; lignes 7 ou 10, station Jussieu.
Bus : lignes 63, 86, 87 , 24, 67, 47 ou 89.
Parking : Maubert – Collège des Bernardins.

Entrée libre.
Du lundi au samedi, de 10h à 18h.
Les dimanches et jours fériés, de 14h à 18h.
Fermetures exceptionnelles les 10 et 11 avril 2013 inclus en raison du nouvel accrochage des oeuvres.