avr 022011
 

Primé en 2010 lors de la précédente édition de la Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard, ce coeur-de-Marie m’avait alors tapé dans l’oeil, mais les quelques plants proposés étaient partis très vite, je n’avais pas pu m’en procurer. Cette année pour la nouvelle édition de ce grand rendez-vous du jardin, Thierry et Sandrine Delabroye en avait apporté. Aussitôt arrivé sur place, j’ai réservé un pied de cette variété aux fleurs rouge brique qui maintenant trône sur mon balcon.

Coeur de Marie rouge : Dicentra spectabilis 'Valentine'

Dicentra spectabilis 'Valentine', stand des Pépinières Delabroye, 1er avril 2011, photo Alain Delavie

Ce coeur-de-Marie a été primé au printemps 2010, il a reçu le Grand Prix de Saint-Jean-de-Beauregard et je ne résiste pas à vous citer le texte de présentation :
« Dicentra spectabilis ‘Valentine’ présenté par les Pépinières Delabroye. Nul doute que les amateurs seront nombreux à apprécier cette toute nouvelle obtentin du canadien Sanderson présentée pour la première fois en Europe. Ce coeur-de-marie se distingue en effet par l’exceptionnel coloris rouge brique de sa floraison printanière. Son magnifique feuillage vert bleuté prolonge son intérêt durant tout l’été. »

Dicentra spectabilis (rose et blanc) et Dicentra spectabilis 'Valentine' (rouge et blanc)

Dicentra spectabilis (rose et blanc) et Dicentra spectabilis 'Valentine' (rouge et blanc)

Un nouveau coloris très différent du coeur-de-Marie classique, rose et blanc, ou de sa variété à fleurs complètement blanches. De véritables petits coeurs saignants (« Bleeding heart » en anglais)…

Coeur de Marie rouge : Dicentra spectabilis 'Valentine'

Dicentra spectabilis 'Valentine', stand des Pépinières Delabroye, 1er avril 2011, photo Alain Delavie

J’ai très envie d’installer cette nouvelle variété bien en vue, dans une suspension, accrochée au mur qui longe mon balcon. J’aurai les petits coeurs à portée de vue en permanence et la plante pourra prendre toutes ses aises sans gêner ses voisines.

Coeur-de-Marie rouge : Dicentra spectabilis 'Valentine'

Dicentra spectabilis 'Valentine', stand des Pépinières Delabroye, 1er avril 2011, photo Alain Delavie

Vous avez encore aujourd’hui samedi et demain dimanche pour parcourir les allées de la Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91). Sinon vous devrez commander ce beau coeur-de-Marie chez celui qui nous l’a fait découvrir :

Pépinières Delabroye
Tél.: 03 20 49 73 98
www.mytho-fleurs.com

mar 282011
 

Mon petit pied de corète du Japon à fleurs simples (Kerria japonica ‘Golden Guinea’) a fleuri plus tardivement que la variété à fleurs doubles. Une floraison que j’attendais avec beaucoup d’impatience, tant elle est élégante.

Arbuste à floraison printanière : corète du Japon à fleurs simples

Kerria japonica 'Golden Guinea' sur mon balcon, fin mars 2011, photo Alain Delavie

J’adore ces grandes fleurs simples d’un superbe jaune d’or terriblement chaud et lumineux…

Arbuste à floraison printanière : corète du Japon à fleurs simples

Kerria japonica 'Golden Guinea' sur mon balcon, fin mars 2011, photo Alain Delavie

Les fleurs en passant blanchissent sur le rebord des pétales. Une fin très élégante qui précède une pluie de pétales dorés. Cet arbuste est assurément un de mes préférés.

Arbuste à floraison printanière : corète du Japon à fleurs simples

Kerria japonica 'Golden Guinea' sur mon balcon, fin mars 2011, photo Alain Delavie

Et vous, quel est votre arbuste à floraison printanière préférée ?

mar 142011
 

Que les forsythias, certains cerisiers à fleurs et les corètes soient fleuris avant la fin de l’hiver, cela ne m’étonne pas vraiment, car ces arbustes fleurissent au moindre redoux. Mais découvrir un superbe rhododendron couvert de fleurs dans un jardin parisien, c’est un peu plus surprenant à une semaine de l’arrivée officielle du printemps.

Arbuste de terre de bruyère à floraison printanière précoce

Rhododendron fleuri dans le Jardin James Joyce, Paris 13e, 13 mars 2011, photo Alain Delavie

Arbuste de terre de bruyère à floraison printanière précoce

Rhododendron fleuri dans le Jardin James Joyce, Paris 13e, 13 mars 2011, photo Alain Delavie

D’habitude, ce sont les jardineries qui nous montrent des potées de rhododendrons couverts de fleurs bien avant la période de floraison habituelle. Mais Paris a un microclimat particulier, le froid y est moins intense que dans la lointaine banlieue… Et puis si la plupart des rhododendrons hybrides fleurissent vers la mi ou fin avril ou en mai, parmi les espèces botaniques, Rhododendron sutchuenense, qui ressemble beaucoup à celui photographié, est donné fleurissant fin mars.

Arbuste de terre de bruyère à floraison printanière

Rhododendron fleuri dans le Jardin James Joyce, Paris 13e, 13 mars 2011, photo Alain Delavie

C’est encore un signe, le printemps n’est plus très loin !!!

Arbuste de terre de bruyère à floraison printanière précoce

Rhododendron fleuri dans le Jardin James Joyce, Paris 13e, 13 mars 2011, photo Alain Delavie

Bon à savoir :
Le Jardin James Joyce est accessible par la rue Georges Balanchine, dans le 13e arrondissement de Paris. Ses allées pavées mènent à une grande pelouse centrale de 826m², dont 664m² sont accessibles au public, et à une aire de jeux pour tout-petits.

Ce jardin a une composition originale constituée d’une trame minérale très rigide, accompagnée de tables d’arbustes persistants, et d’une trame végétale très libre, qui s’étend au-delà du jardin, dans l’espace public.

Une aire de jeux de ballons clôturée se trouve à proximité du square.

Le Jardin James Joyce rend hommage depuis 2007 aux 14 enfants victimes de l’incendie de l’immeuble du boulevard Vincent-Auriol, en 2005. Vous pouvez y découvrir des dessins réalisés par les enfants du quartier juste après l’événement.

mar 112011
 

Oublions les premiers pélargoniums qui ont déjà fait leur arrivée sur les étals des jardineries pour ne nous intéresser qu’aux fleurs vraiment de saison, en l’occurrence la primevère, proposée avec un grand nombre de coloris et de formes de fleurs. Fleur du début du printemps par excellence, elle ne craint pas les nuits fraîches, bien au contraire, ce sont les premières fortes chaleur qui la font se faner.

Fleur printanière forcée

Primevère des jardins à fleurs doubles, photo Alain Delavie

Certes cette primevère nous a été proposée dès l’automne dernier, en même temps que les pensées. Et un grand nombre de ces plantes ont des couleurs criardes, avec des fleurs énormes qui n’ont plus rien de naturel. Ces primevères dopées et forcées ont d’ailleurs souvent le défaut de dégénérer en vieillissant. Mais il est difficile de ne pas craquer devant le charme et la beauté de certains coloris. La mode est de plus en plus aux fleurs frisottées ou froufroutantes à souhait, trop parfois. Inutile de chercher le nom des variétés, elles arrivent en vrac souvent dans le plus grand anonymat. Avec tout juste un chromo indiquant « primevère ». Ces fleurs sont destinées à un achat d’impulsion, à un coup de coeur…

Mais la floraison de ces primevères est appelée à durer, beaucoup plus que celles des petits bulbes printaniers qui pointent de plus en plus leurs fleurs comme les narcisses, les crocus ou les tulipes.

C’est donc le moment de craquer et d’acheter ces primevères, messagères du printemps, sans trop tarder car bientôt les fleurs annuelles d’été vont envahir les rayons. Plantez ces fleurettes ce mois-ci, plutôt à mi-ombre, sur une bordure, en tapis au pied d’un arbre dans le jardin, en jardinière ou en pot sur un balcon ou un rebord de fenêtre, bien en vue pour pouvoir les admirer en passant ou depuis la maison.

mar 012011
 

À quelques semaines à peine de l’arrivée officielle du printemps, une ribambelle de crocus apporte une touche printanière dans les pelouses du Jardin du Luxembourg (Paris 6e).

Crocus dans la pelouse

Touffes de crocus dans une pelouse du Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), fin février 2011, photo Alain Delavie

Crocus dans la pelouse

Touffes de crocus dans une pelouse du Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), fin février 2011, photo Alain Delavie

Le soleil n’était pas au rendez-vous quand je suis passé dans le jardin, dommage car les fleurs des crocus étaient toutes refermées. Mais cela donnait quand même un ensemble très printanier.

Crocus dans la pelouse

Touffes de crocus dans une pelouse du Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), fin février 2011, photo Alain Delavie

Les crocus sont parfaits pour fleurir le dessous d’un grand arbre caduc. Ils fleurissent bien avant l’apparition des feuilles de l’arbre et bénéficient donc d’un ensoleillement maximal. Quand l’arbre déploie son feuillage, les crocus finissent leur croissance et entrent en repos.

Crocus dans la pelouse

Touffes de crocus dans une pelouse du Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), fin février 2011, photo Alain Delavie

Crocus dans la pelouse

Touffe de crocus dans une pelouse du Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), fin février 2011, photo Alain Delavie

Quand on installe des crocus dans une pelouse, il faut faire attention après la floraison de ne pas tondre trop court, pour éviter de faucher le feuillage des plantes bulbeuses qui doivent reconstituer des réserves nutritives pour pouvoir refleurir l’année suivante.

Crocus dans la pelouse

Touffes de crocus dans une pelouse du Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), fin février 2011, photo Alain Delavie

Les crocus sont là, le printemps n’est plus loin…

mai 122010
 

Fleurie très tôt au printemps, la monnaie du Pape perd de plus en plus ses petites fleurs mauves ou blanches pour se parer de gros fruits plats et ovales.

Fleurs bisannuelles

Pieds de monnaie du pape avec des fruits sur fond de giroflées, massif printanier, Paris 19ème, mai 2010, photo Alain Delavie

Quand le soleil brille et qu’il traverse les pieds de monnaie du Pape (Lunaria annua), l’effet est charmant. Les transparences donnent des teintes pourpres, brunes et mordorées qui font penser à des vitraux. Le spectacle est encore plus fort quand d’autres fleurs printanières viennent se mêler à l’ensemble, comme ici les giroflées jaunes ou orange.

Fleurs bisannuelles

Pieds de monnaie du pape avec des fruits sur fond de giroflées, massif printanier, Paris 19ème, mai 2010, photo Alain Delavie

Rien de nouveau sur la planète, car ces fleurs printanières ornent les jardins depuis des générations. Des fleurs des jardins de curés… Mais il est plus rare de les admirer dans les massifs de ville, comme ici devant la mairie du dix-neuvième arrondissement de Paris (75). Des valeurs sûres à redécouvrir pour celles et ceux qui les auraient oubliées… Que le printemps soit froid ou chaud, elles sont au rendez-vous et ne jouent pas les chochottes, fleurissant par tous les temps. Et quand on les laisse faire, elles se ressèment où bon leur semble dans le jardin…