jan 212011
 

Avec les jasmins d’hiver et les sarcococcas, les cerisiers d’hiver (Prunus subhirtella ‘Autumnalis’) offrent une des rares floraisons de la mauvaise saison. En sortant de la Maison de Radio-France et en passant dans le village de Passy, j’ai eu le plaisir d’en découvrir deux beaux sujets, mis en lumière par un soleil hivernal radieux.

Prunus subhirtella 'Autumnalis', arbuste à floraison hivernale

Cerisier d'hiver (Prunus subhirtella 'Autumnalis'), rue de l'Alboni, Paris 16e (75), mi janvier 2011, photo Alain Delavie

Une floraison vaporeuse, diaphane…

Les petites fleurs sont semi-doubles, en forme de coupe. Elles mesurent environ 2 cm de diamètre. Elles ont une couleur blanche, teintée de rose et elles sont réunies en grappes de 2 à 5. La floraison se prolonge de novembre à mars, ne s’interrompant que pendant les périodes de fortes gelées.

Le saviez-vous ?
Avant 1860, Passy était un village bâti sur une colline où l’on venait prendre les eaux.
Châteaux, hôtels particuliers et couvents y étaient nombreux, environnés de vastes jardins. Un peu plus loin, d’autres parcelles faisaient l’objet d’une exploitation agricole et viticole.
Ce quartier parisien a gardé des traces de son passé villageois avec des ruelles étroites, des volées d’escaliers, des maisons individuelles et des jardins plus ou moins secrets.

jan 082011
 

En janvier, la météo incite plutôt à rester bien au chaud sous la couette ou à se prélasser dans la banquette en lisant le dernier catalogue de semences reçu. Et pourtant, certaines fleurs d’été doivent déjà être semées, sinon elles ne pourront jamais pousser assez pour fleurir quand la belle saison sera venue.

Certaines fleurs d’été se développent très lentement à partir de graines. Il leur faut de nombreuses semaines, plusieurs mois même, pour arriver à un développement suffisant pour pouvoir être installées dans le jardin ou sur le balcon. Si on attend le mois de mars ou d’avril pour les semer, elles ne pourront jamais fleurir en juillet ou en août, au coeur de l’été. D’où ce semis très précoce.

Quelles fleurs semer en janvier ?

  • Les abutilons,
  • Les bégonias semperflorens ou tubéreux,
  • Les coléus,
  • Les dahlias,
  • Les géraniums lierres ou zonales,
  • Les impatiens.

Comment les semer ?
Impérativement au chaud sous abri.

L’idéal c’est une mini serre installée sous deux ou trois tubes fluorescents. La chaleur ambiante d’un intérieur (18 à 20 °C) est suffisante. Il faut maintenir au moins 12 heures d’éclairage par jour pour que les jeunes plants soient bien trapus.

Les graines de bégonias très fines et celles d’impatiens ne doivent surtout pas être recouvertes de terreau. Elles ont besoin de la lumière pour germer.

Le terreau doit être légèrement humide, jamais détrempé sinon les jeunes semis risquent de pourrir. Il faut penser à enlever toute la condensation qui s’accumule sous le couvercle de la mini serre chaque jour.

Soins et entretien
Quand les jeunes plants ont deux vraies feuilles bien développées, il faut les dédoubler et les repiquer. Une opération minutieuse qui demande de la patience.
Ce premier repiquage peut se faire dans une terrine (ça prend moins de place) ou dans des petits pots individuels en tourbe. Les semis repiqués sont maintenus sous serre et sous éclairage artificiel, au chaud dans la maison ou l’appartement.
Dès que les températures deviennent plus douces à l’extérieur, il faut acclimater progressivement les jeunes semis à la vie à l’extérieur. Il faut sortir la mini serre en évitant un emplacement ensoleillé et il faut ouvrir la serre petit à petit, chaque jour un peu plus. Quand les plants sont bien endurcis et suffisamment développés, ils seront mis à leur place définitive, en pot ou en pleine terre. Mais ce ne sera pas avant le mois de mai ou de juin…

jan 042011
 

La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent (Paris 16e) présente une exposition regroupant un grand nombre d’œuvres récentes réalisées sur iPhone et iPad par David Hockney. C’est la première exposition importante de l’artiste à Paris depuis plus de dix ans.

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent présente les nouvelles créations numériques de David Hockney à travers trois supports : iPhone, iPad et projections numériques. L’exposition respecte le concept original voulu par l’artiste : des images lumineuses et colorées sur support écran. Les images initiales ayant été créées pour être envoyées par email à des amis, David Hockney enverra ponctuellement de nouvelles “fleurs fraîches” à la Fondation pendant toute la durée de l’événement.

David Hockney a commencé à travailler avec l’iPhone en 2008, et sa découverte des diverses applications, “Brushes” notamment, lui a permis de produire des œuvres d’une extraordinaire diversité. Depuis, il a créé des centaines d’images, parmi lesquelles plantes, autoportraits, paysages et natures mortes, mais c’est dans la représentation éblouissante de fleurs et de plantes coupées, thème de cette exposition, qu’il a poussé le plus loin son exploration des possibilités techniques du medium. Hockney crée ses images avec ses pouces et ses doigts directement sur l’écran de l’appareil en modifiant les teintes et en superposant des traits de pinceau de différentes largeurs et épaisseurs.

Une animation permet aux visiteurs de suivre le processus de création d’une ou plusieurs « fleurs fraîches » du début à la fin. Un diaporama de 8 à 10 minutes sous forme de triptyque, réalisé par l’artiste, est projeté sur un grand écran flottant.

David Hockney est un ami de longue date des deux hommes à l’origine de la Fondation, “La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent a le grand plaisir de présenter cette exposition majeure et innovante d’un artiste qu’Yves et moi admirons et apprécions depuis longtemps” souligne Pierre Bergé. Yves Saint Laurent a remis la prestigieuse distinction artistique Rosa d’Oro à David Hockney en 2004, en faisant le maillon supplémentaire d’une longue lignée d’artistes renommés dont Henri Cartier-Bresson, Jorge Borges, Pierre Boulez, I.M. Pei, et le sculpteur Eduardo Chillida. En octobre 1987, Yves Saint Laurent a rendu hommage à David Hockney dans le final du défilé de la collection Rive Gauche (prêt-à-porter), avec un « tour de piste » inspiré des décors et costumes conçus par Hockney pour Parade, un ensemble de trois opéras français présentés la même année au Metropolitan Opera.

Pierre Bergé ajoute : “Paris, ville réputée depuis toujours pour la beauté de ses jardins et l’abondance de ses compositions florales, était le lieu idéal pour illustrer les liens d’amitié unissant de longue date ces deux artistes et leur amour partagé pour le monde de la nature. »

David Hockney a, en effet, vécu à Paris de 1973 à 1975, et cette exposition sera la première consacrée à son œuvre dans la capitale française depuis que la galerie sud du Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou a ouvert ses portes à David Hockney, espace, paysage il y a plus de dix ans, en 1999. Cette rétrospective de 164 tableaux et photocollages avait été présentée en même temps que David Hockney : Dialogue avec Picasso au Musée Picasso. Parmi d’autres expositions parisiennes des œuvres de Hockney, citons David Hockney : Rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie (1999) ; David Hockney Photographe, au Centre Pompidou (1982); et David Hockney : Tableaux et Dessins, au Musée des Arts Décoratifs (1974).

L’historien d’art et commissaire indépendant Charlie Scheips est à l’initiative de l’exposition David Hockney: Fleurs Fraiches. La scénographie est conçue par l’architecte new-yorkais Ali Tayar dont l’installation s’inspire en partie du studio de Hockney en Angleterre dans le Yorkshire. Autre caractéristique : Tayar a réinterprété la banquette française néo-classique qui permet aux visiteurs de s’asseoir pour contempler les installations dans les deux galeries.

Après sa présentation à Paris, David Hockney: Fleurs Fraîches devrait entamer une tournée internationale.

Infos pratiques :
Jusqu’au 30 janvier 2011.
Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent,
Entrée de l’exposition au 3, rue Léonce Reynaud, 75016 Paris
Ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés
De 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30).
Tél. : +33 (0) 1 44 31 64 31.
Accessible aux personnes handicapées.

Plein tarif : 5€.
Tarif réduit : 3€ (étudiants, moins de 25 ans, Carte Senior – sur présentation d’un justificatif).
Gratuit pour les moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi.

Site officiel de David Hockney

déc 122010
 

L’exposition de Takashi Murakami au château de Versailles se termine aujourd’hui 12 décembre 2010. Invité à découvrir hier le Versailles intime et notamment les appartements privés de Marie-Antoinette, rarement ouverts au grand public, j’ai pu admirer quelques unes des oeuvres de cet artiste. En voici deux très fleuries et souriantes.

Tableau de Takashi Murakami au château de Versailles

Kawaii. Vacances summer. Vacation in the kingdom of the golden, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Profusion de fleurs pimpantes et souriantes sur fond de feuille d’or…

Tableau de Takashi Murakami au château de Versailles

Open your hand wide, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Les fleurs sont chères à l’artiste. Grand expert de la peinture florale, il a, en effet, pendant plus de deux ans, peint des fleurs quotidiennement, puis pendant neuf ans, enseigné l’art de la fleur.

Exposition de Takashi Murakami au château de Versailles

Flower Lamp, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Exposition de Takashi Murakami au château de Versailles

Flower Lamp, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Une mise en lumière réjouissante !

Murakami Versailles est une promenade, un itinéraire, un parcours dans le « paysage-territoire » de Versailles. Pour sa première grande rétrospective en France, l’artiste présente ses oeuvres dans quinze salles du Château et dans les jardins. Il vous reste encore aujourd’hui dimanche pour partir à leur découverte.

Château de Versailles
Place d’Armes, 78000 Versailles
.

Horaires :
Château : tous les jours sauf le lundi de 9 h à 17 h 30, dernière admission à 17 h, fermeture des caisses à 16 h 50.
Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette : tous les jours sauf le lundi, de 12 h à 17 h 30, dernière admission à 17 h, fermeture des caisses à 16 h 50.
Jardin et Parc, tous les jours, de 8 h à 18 h.

nov 102010
 

Les feuilles tombent de plus en plus, les floraisons se font de plus en plus rares. Mais j’ai encore quelques plantes vivaces qui assurent le fleurissement en arrière-saison.

Plante vivace à floraison automnale

Rabdosia longituba sur mon balcon en automne, novembre 2010, photo Alain Delavie

Je vous ai déjà parlé de mon radbosia. Une plante vivace robuste et rustique, à floraison tardive, d’un bleu ciel qui va à ravir avec le jaune des feuillages environnants.

Plante vivace à floraison automnale

Aster 'Beauté du Nord' sur mon balcon en automne, novembre 2010, photo Alain Delavie

L’aster ‘Beauté du Nord’ semble décidément très florifère. Je suis impatient de le voir quand il aura pris un peu plus d’ampleur l’année prochaine…

Plante vivace à floraison automnale

Variété d'Aster x frikartii à port compact sur mon balcon en automne, novembre 2010, photo Alain Delavie

Superbe aster x frikartii, non ? Mais je n’ai pas son petit nom, tout ce que je sais c’est qu’il provient de la pépinière Domaine de la Source (80 Saint-Riquier) et que c’est une variété à port plus compact et droit que les autres asters x frikartii. Je ne lui ai pas encore trouvé sa place définitive, mais ce sera bien en vue, bien à ma vue !!!

À ces vivaces tardives, il faut ajouter bien sûr le bégonia ‘Dragon Wing’, toujours aussi fleuri.

C’est quand même bien agréable ces dernières fleurettes… Entre les premières fleurs du Sarcococca en février et ces dernières mises à fleurs, j’ai pratiquement dix mois de floraison sur mon balcon. Onze même avec l’hellébore ‘Josef Lemper’ si elle refleurit comme prévu en janvier. Sympa !