août 032011
 
Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

 Cette fougère très décorative et parfaitement rustique en région parisienne forme des touffes évasées qui restent belles toute l’année.

Le pied que je cultive en pot a supporté les derniers hivers rigoureux sans protection. Les superbes sujets admirés dans le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (41), près du vallon des brumes, prouvent que cette fougère résiste bien aussi dans cette région, en pleine terre sous les arbres.

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je la cultive en pot depuis plusieurs années et je trouve qu’elle pousse sans difficultés. Il faut toutefois veiller à l’arroser régulièrement avec une eau douce non calcaire, même si elle supporte des courtes périodes de sécheresse. Et il faut la protéger du vent, qui assèche trop l’atmosphère et abime vite son joli feuillage.

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juil 142011
 
Asplenium nidus 'Fimbriatum', fouhère d'intérieur

Asplenium nidus 'Fimbriatum', fouhère d'intérieur, photo Alain Delavie

Cette variété de la fougère nid d’oiseau forme une rosette de feuilles très découpées, qui ressemblent à des plumes d’un joli vert vernissé. Je pensais cette fougère délicate, mais il n’en est rien. Elle pousse lentement, mais elle se développe bien, sans problème particulier. Une bonne plante d’intérieur.

J’ai installé cette fougère dans un petit bac à réserve d’eau plus haut que large, avec assez peu de terre en fait. Je ne l’arrose pas très souvent, un peu quand je réalise que la terre est sèche, la jauge du bac m’indiquant aussi que la réserve est à sec. Pour répondre à la question de Laurence F., j’arrose donc peu, toujours avec une eau très douce, non calcaire (de l’eau de Volvic, publicité gratuite).

Pour le moment, je n’ai jamais mis d’engrais. Quand j’ai rempoté la plante, j’ai ajouté du sang desséché et de la corne torréfiée, depuis plus rien. Cela fait donc déjà quelques mois…

Je ne me préoccupe pas non plus de l’humidité de l’air. La plante produit régulièrement des nouvelles frondes, sans se presser. Donc j’estime que tout va bien, pas besoin de vaporiser. Une bonne plante d’intérieur, sans soucis et pas trop envahissante (même si j’ai lu sur Internet que les feuilles pouvaient atteindre jusqu’à 1,20 m de longueur).

juin 292011
 

Appelée doradille capillaire, doradille chevelue, capillaire des murailles ou doradille polytric, cette petite fougère (Asplenium trichomanes) s’accroche dans les anfractuosités des murs où elle passe inaperçue le plus souvent.

Doradilles capillaires (Asplenium trichomanes) sur gabion dans l'Allée Arthur Rimbaud, Paris 13e (75)

Doradilles capillaires (Asplenium trichomanes) sur gabion dans l'Allée Arthur Rimbaud, Paris 13e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Doradilles capillaires (Asplenium trichomanes) sur gabion dans l'Allée Arthur Rimbaud, Paris 13e (75)

Doradilles capillaires (Asplenium trichomanes) sur gabion dans l'Allée Arthur Rimbaud, Paris 13e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Dans un univers aussi hostile, dénué de terre et d’eau, les doradilles faux-capillaires résistent et se propagent même. C’est le signe que l’eau qui semble manquer est en fait présente car ces petites fougères ont besoin de l’élément liquide pour se multiplier. À noter que sur la photo de ce mur en gabion toutes les doradilles sont sur le même niveau. Aucune plus bas, certainement parce l’eau est absente ou en trop faible quantité dans les strates de pierres inférieures. C’est très mignon cette petit frise végétale naturelle…
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avr 302011
 

Non ce n’est pas une nouvelle fable de La Fontaine exhumée d’une sombre bibliothèque. Mais j’ai tout simplement déplacé mon gros pied de fougère houx (Cyrtomium fortunei). Et la place qui lui convenait le mieux et qui me gênait le moins sur le balcon, et bien c’est en hauteur contre un mur, où cette belle fougère rustique peut étaler ses frondes de plus en plus grandes autant qu’elle le souhaite.

Fougère houx (Cyrtomium fortunei) en pot sur balcon

Fougère houx (Cyrtomium fortunei) dans une suspension sur mon balcon, avril 2011, photo Alain Delavie

En trois ans, le petit pied acheté avec quelques frondes seulement s’est considérablement étoffé et finissait par étouffer mon pauvre gardénia rustique, que j’ai découvert très dégarni à la base. Il était temps que j’intervienne pour lui donner davantage de lumière et d’espace avant que la fougère sans en avoir l’air ne le recouvre complètement de ses nouvelles frondes toujours plus grandes.

J’ai maintenant ma fougère à portée du regard. Il faut juste que je reste vigilant avec l’arrosage, car je ne vois pas la terre du pot donc je ne sais jamais si ma plante a besoin ou non d’eau. Et l’aspect du feuillage ne m’aidera pas beaucoup, car il reste impeccable longtemps. Quand il se crispe et se fane, c’est foutu, la plante est proche de la fin… Et il faut alors couper les feuilles fanées qui récupèrent très rarement. Ce serait dommage.
Je vais donc devoir tâter souvent sous la fougère (LOL) avant d’arroser !

juin 192010
 

Une jolie fougère australienne au feuillage original, trouvée lors de la dernière Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91) en avril dernier. Elle semble se plaire chez moi et s’étoffe de plus en plus.

Fougère d'intérieur

Pteris umbrosa 'Major', juin 2010, photo Alain Delavie

Cette forme a des frondes plus larges et plus longues que l’espèce type. Au fur et à mesure de leur développement, les folioles ondulent de plus en plus. Le port de cette fougère d’intérieur est très élégant. Il évoque celui des bambous.

Fougère d'intérieur

Pteris umbrosa 'Major', juin 2010, photo Alain Delavie

La plante se cultive assez facilement en intérieur où elle supporte l’atmosphère plus sèche, notamment pendant la mauvaise saison quand le chauffage est allumé. Il faut maintenir le substrat très léger toujours frais sinon les feuilles se flétrissent rapidement et dépérissent. À surveiller régulièrement !
Il est préférable d’arroser la plante avec une eau douce non calcaire, toujours à la température de la pièce. Cette fougère d’intérieur supporte une lumière modérée, sans soleil direct.

Où la trouver ?
Chez Olivier Ézavin, pépinière Le Monde des Fougères.

mai 122010
 

L’ancien feuillage des fougères vivaces rustiques perd de son élégance après l’hiver. Il est préférable de couper les vieilles frondes défraîchies, sans trop attendre que les nouvelles frondes apparaissent. Sinon le résultat est assez… moche !

Fougère vivace rustique au printemps

Pied de fougère au printemps avec les anciennes frondes grillées et les nouvelles, plus vertes, mai 2010, photo Alain Delavie

Quand les nouvelles frondes se sont déjà bien développées, il est plus difficile d’agir, même si la différence est clairement visible entre le feuillage plus ancien et le nouveau.

Fougère vivace rustique au printemps

Pied de scolopendre (Phyllitis scolopendrium) au printemps avec les anciennes frondes grillées et les nouvelles, plus vertes, mai 2010, photo Alain Delavie

Sans plus attendre, il faut prendre son mal en patience et s’armer d’un sécateur ou d’une bonne paire de ciseaux pour couper chaque fronde desséchée à la base, sans sectionner les nouvelles pousses qui vont assurer la relève.

Fougère vivace rustique au printemps

Pied de fougère vivace rustique au printemps avec les anciennes frondes grillées et les nouvelles, plus vertes, mai 2010, photo Alain Delavie

Cela semble relativement simple, mais un coup de sécateur malheureux est vite arrivé.
Vous pouvez bien sûr laisser faire la nature et attendre que les vieilles frondes se dessèchent complètement et finissent par se décomposer. Car dans les forêts, les fougères n’ont pas un jardinier pour les nettoyer régulièrement. C’est une affaire de goût…