avr 282013
 

Parc départemental Jean Moulin - Les Guilands, 93

L’enquête Unep-Ipsos 2013 et une récente étude britannique le prouvent : les espaces verts sont source de bien-être !

Habiter près d’un espace vert rend-il plus heureux ? Si la réponse parait évidente, encore trop peu de données scientifiques venaient le prouver. C’est désormais chose faite grâce à une étude menée par le psychosociologue britannique Mathew White. Publiée dans la prestigieuse revue Psychological Science, ses conclusions corroborent les chiffres de l’enquête Unep-Ipsos 2013 « Jardins et espaces verts : l’exception culturelle française ? » où l’on révélait que 8 Européens sur 10 possédant déjà un jardin, privilégiaient également de vivre à proximité d’un espace vert.

Réalisée auprès de 10 000 personnes sur une durée de 20 ans, l’étude des chercheurs britanniques de l’université d’Exeter met en avant le bien-être indéniable procuré par les espaces verts sur ses riverains. La proximité avec la verdure équivaudrait même à un tiers du bonheur apporté par un mariage ou un dixième du bonheur que procure une embauche !

Ces chiffres ne sont pas surprenants lorsque l’on connait le besoin de vert exprimé par les Européens. En effet, selon la dernière enquête Unep-Ipsos, près de 7 Européens sur 10 choisissent leur lieu d’habitation en fonction de sa proximité avec un espace vert.
Autre fait saillant révélé dans cette enquête : le vert appelle le vert. Ainsi, parmi les Européens possédant déjà un jardin, 8 sur 10 décident de vivre à proximité d’un espace vert au moment d’emménager. Enfin, le contact quotidien avec le végétal est important pour plus de 8 Européennes sur 10 et 7 Européens sur 10.
Si l’enquête Unep-Ipsos révélait que les Français avaient déjà conscience des bienfaits écologiques des espaces verts puisque pour 1 Français sur 2 les jardins sont avant tout bons pour l’environnement, leurs bienfaits sur la santé sont désormais également reconnus.

À l’heure où l’apaisement des tensions, les enjeux de santé publique et l’amélioration du cadre de vie des Français sont au cœur de l’actualité, ces données sont précieuses pour l’ensemble des acteurs qui créent les villes de demain. Les chercheurs britanniques insistent d’ailleurs sur le fait que l’effet des espaces verts peut s’avérer très important sur la collectivité sur le long terme.

Sources :
Enquête Unep-Ipsos, 2013, « Jardins et espaces verts, l’exception culturelle française ? »
Psychological Science, Avril 2013, « Would You Be Happier Living in a Greener Urban Area? A Fixed-Effects Analysis of Panel Data« 

oct 202011
 

Frédéric Lefèbvre (Secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation) souligne l’apport du label « Villes et villages fleuris » à la qualité de vie des Français et à l’attractivité touristique des communes labellisées.

Selon un sondage Ipsos, réalisé pour le Conseil National des Villes et Villages fleuris, parmi les éléments d’aménagement qui contribuent le plus à la qualité de vie dans les communes, les Français citent :

  • les parcs et espaces verts aménagés (41% de citations),
  • les arbres et espaces boisés (39%) et les fleurs et espaces fleuris (39%),
  • derrière les alentours et la situation géographique (50% de citations).

Frédéric Lefèbvre relève avec une grande satisfaction que, selon ce sondage, le label « Villes et villages fleuris » contribue substantiellement à l’attractivité touristique de la commune labellisée :

  • 84% estiment que ce label attire l’attention des touristes,
  •  71% qu’il a un impact sur l’attractivité touristique.
  • Enfin 37% estiment que le fait qu’une commune soit labellisée constitue un élément pouvant déterminer le choix de leur séjour touristique.

Les Français estiment que la qualité de vie est sensiblement meilleure au sein des villes fleuries et va croissant avec le nombre de « fleurs » qui récompense la commune.

Malgré les inquiétudes relatives à la situation économique et à l’emploi, 41% des Français considèrent que la qualité de vie dans leur commune de résidence s’est améliorée ces 5 dernières années contre 20% estimant qu’elle s’est dégradée.

Frédéric Lefèbvre félicite les maires des communes récompensées par le label « Villes et villages fleuris » qui expriment ainsi, chaque année, toujours plus nombreux, leur engagement pour un environnement de qualité, un cadre de vie plus agréable afin de satisfaire leurs habitants et faire de ce label un outil de promotion touristique pour mieux accueillir leurs visiteurs.

Continue reading »

mar 092011
 

Plus d’un Français sur trois rêve d’un jardin potager ou fruitier. Ce retour au « jardin nourricier » témoigne d’un désir d’authenticité, d’un plus grand respect de la nature et des saisons, et rejoint les attentes de la société pour un développement durable. Tels sont les résultats de la dernière enquête Unep-Ipsos 2011.

L’enquête a été menée par l’institut Ipsos pour le compte de l’Unep-les entreprises du paysage, les 28 et 29 janvier 2011 sur un échantillon de 639 personnes, représentatif de la population française âgée de 25 ans et plus. L’échantillon a été interrogé par téléphone selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d’agglomération et région).

1 Français sur 3 rêve donc d’un jardin « nourricier ».
Ce résultat est à rapprocher d’un des principaux enseignements de l’enquête Unep-Ipsos 2009, qui montrait que le jardin est le lieu d’apprentissage et d’application de « gestes verts » essentiels tels que l’utilisation de techniques de traitement naturelles (binage, désherbage manuel), la récupération des eaux de pluie ou encore le compostage des déchets végétaux – des pratiques plébiscitées par plus de la moitié des Français.

Comme Michelle Obama à la Maison Blanche, les femmes (55%) et les plus de 35 ans sont les plus enclins à rêver d’un jardin fruitier et/ou potager, à la maison comme au travail. Etonnamment, cette aspiration est beaucoup plus fortement exprimée par les habitants du Sud-Est (40%) que leurs voisins du Sud-Ouest (28%).

16% désirent un jardin à l’aspect sauvage, les hommes en tête.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce concept de jardin n’est pas synonyme de friche ou de terrain abandonné : innovant, il met en œuvre des aménagements paysagers qui préservent la biodiversité. Aujourd’hui, les solutions se multiplient : plantation d’essences locales, lutte biologique intégrée, gestion différenciée… Ce type de jardin à un bel avenir devant lui : il représente un compromis qui permet à la nature de « reprendre ses droits » tout en préservant la vocation esthétique du jardin, avec des besoins en entretien limités.

C’est la révélation 2011 : 15% des Français rêvent d’un jardin zen.
Véritables invitations au voyage, ces jardins japonais associant subtilement jeux d’eau, sable, rochers, graviers et mousses, font davantage rêver les plus jeunes, la moitié de leurs adeptes ont entre 25 et 34 ans !

Avec le Chelsea Flower Show, les Anglais sont connus pour leur folie des jardins. Il semblerait qu’ils aient fait quelques émules en France car 13% des sondés rêvent d’un jardin à l’anglaise. Une aspiration synonyme de position sociale privilégiée : la moitié d’entre eux ont un revenu mensuel supérieur à 3 000 €, 1/4 habitent Paris ou sa proche banlieue et la plupart sont des hauts-diplômés.

En 2007, 16% des Français déclaraient avoir comme idéal un jardin « à la française ». En 2011, ce type de jardin structuré et géométrique n’est plus plébiscité que par 11% de nos concitoyens et reste plutôt l’apanage de la gent masculine à 54% et des plus âgés (45% de ses adeptes ont plus de 65 ans).

Pour 2 Français sur 3, ce sont les éléments naturels (végétal, eau) qui doivent primer dans un jardin.
Pour 1 Français sur 6, la vocation première d’un jardin est d’embellir et de mettre en valeur leur habitation.

1 Français sur 5 rêve, à titre personnel, d’un jardin qui protégerait la nature et la biodiversité.

(Source : enquête Unep-Ipsos 2011, « Le jardin rêvé des Français »)