jan 062012
 

Haricots verts du Kenya

En allant chercher du pain le matin du 1er janvier, je me suis aperçu qu’il y avait un marché dans mon quartier comme les autres semaines. J’y suis donc passé pour faire quelques emplettes, notamment des légumes pour un potage « détox » d’après fêtes. Et quelle ne fut pas ma surprise de trouver des haricots verts filets frais vendus à 1,50 euros (et même 1 euro chez un marchand) le kilo alors qu’ils avaient été importés du Kenya… Moins chers que des pommes de terre ou des poireaux bien de chez nous !

En France, les haricots filets verts sont récolté dans les jardins en plein été, juillet à septembre étant la pleine saison. De vrais légumes d’été, que l’on peut consommer chez soi en hiver après les avoir congelés ou mis en conserves. Mais des beaux haricots frais et tendres un 1er janvier… À un prix défiant toute concurrence à cette époque de l’année, avouez qu’il y a quand même de quoi se poser des questions.

8 heures de vol en avion environ, quelques 6500 kms parcourus (et peut-être beaucoup plus !) et à l’arrivée, des légumes moins chers que les espèces potagères de saison (poireaux, carottes, radis noirs, pommes de terre, chicorées diverses, mâche, etc.) qui peuvent pousser en région parisienne. Je ne me souviens pas avoir trouvés les haricots verts beaucoup moins chers l’été dernier.

Ce n’est pas l’origine qui me dérange le plus, même si la distance énorme fait que la consommation de ces légumes n’a plus rien d’écologique tant il a fallu dépenser d’énergie fossile pour les acheminer jusqu’aux marchés parisiens. Mais ce prix modique (enfin relativement, car cela correspond quand même à 10 francs quand on fait la conversion même si dix ans après le passage à l’euro force est de constater qu’un euro correspond plutôt à un franc et non plus à 6,55957 francs) me laisse songeur quant au prix payé à l’agriculteur africain qui les a produits ? Entre le coût du transport, la marge du grossiste et celle du revendeur, que lui reste-t-il ? Pas grand chose certainement.

Haricots verts filets, mais aussi cerises, pêches, tomates, courgettes, aubergines ou poivrons, les légumes vendus à contre-saison sont nombreux. Encore quelques semaines et nous devrions voir arriver des caisses entières de fraises (il y a déjà quelques barquettes qui trainent).

Et le pire de tout, c’est que ces haricots voyageurs sont très tendres, sans aucun fil, des vrais haricots beurre. Mais ils ne doivent plus avoir beaucoup de vitamines…

jan 302011
 

Les floraisons de mes bulbes d’amaryllis forcés se suivent de plus en plus vite. C’est au tour maintenant de l’amaryllis ‘Sydney’ de déployer ses immenses trompettes rouges et blanches. Attention les yeux, beautés impressionnantes…

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum)

Amaryllis 'Sydney' en pleine floraison, 29 janvier 2011, photo Alain Delavie

Grandes fleurs simples en forme de trompette évasée, blanches avec des marques ou des stries rouges.

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum)

Amaryllis 'Sydney' en pleine floraison, 29 janvier 2011, photo Alain Delavie

La texture de la fleur fait penser au papier crépon…

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum)

Amaryllis 'Sydney' en pleine floraison, 29 janvier 2011, photo Alain Delavie

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum)

Amaryllis 'Sydney' en pleine floraison, 29 janvier 2011, photo Alain Delavie

Je devais avoir deux potées différentes d’amaryllis, car les étiquettes indiquaient ‘Sydney’ pour un bulbe, ‘Toronto’ pour l’autre, mais en faite je me retrouve avec deux potées de la même variété, ‘Sydney’. Très belle, il n’y a rien à redire, d’autant plus que tous les boutons floraux ne sont pas encore épanouis. Encore de belles floraisons en perspective.

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum)

Deux potées d'amaryllis 'Sydney' en pleine floraison, 29 janvier 2011, photo Alain Delavie

Trois variétés d’amaryllis, trois belles floraisons. Vivent les amaryllis !

Et je vous souhaite un bon dimanche…

jan 172010
 

J’ai ajouté une nouvelle page à mon blog : les travaux de jardinage pour le mois de janvier.

Une petite liste, un mémo des bons gestes à faire tout au long du mois pour les différents univers du jardin.
J’ai préféré les énumérer sur une page fixe pour qu’ils ne disparaissent pas, cachés par de nouveaux articles.

Le bouton d’accès à la liste est tout en haut de la page d’accueil du blog :
Travaux de jardinage : janvier

jan 282009
 

Pour une fois, j’ai commencé le grand nettoyage de mon balcon dès le mois de janvier. Il faut dire que les grands froids du début de l’hiver ont grillé la plupart des feuillages et la douceur des derniers jours se traduit par une montée de sève fulgurante chez certaines plantes. Il fallait donc agir…Jour après jour, je rabat un peu plus les feuillages grillés par le gel ou desséchés en coupant les tiges au ras du sol pour les plantes vivaces. Même sur un balcon, les séances de taille sont longues, le but étant de nettoyer parfaitement les jardinières et de tout dégager pour laisser la place aux nouvelles pousses qui devraient arriver assez vite si le temps doux continue. Un grand sac est vite rempli ! Le plus difficile, c’est la taille de l’oeillet d’Inde géant (Tagetes lemonii), car toutes les branches sont dans le vide, au-dessus de la rue située 5 étages plus bas. Pas question de laisser échapper le sécateur ou le moindre rameau. Et il faut oublier le vertige ! Mais quel régal à chaque branche coupée, car toute la plante embaume le pamplemousse.Après nettoyage du feuillage desséché, toutes les plantes bulbeuses pas très rustiques sont accolées au mur de l’appartement, pour être moins exposées aux gelées qui peuvent encore arriver et aussi pour être à l’abri des eaux de pluies. Quand ils sont au repos, les bulbes redoutent l’humidité qui les fait pourrir. Au sec au moins jusqu’en mars, s’il ne fait pas trop froid alors.

J’ai volontairement planté mon balcon de plantes vivaces à feuillages caducs en grande majorité. C’est plus triste et désertique en hiver, mais c’est le meilleur moyen pour pouvoir bien nettoyer les jardinières et le balcon, sans laisser de foyers de parasites. Et puis je peux apporter plus facilement un engrais organique au début du printemps. On a du mal à s’imaginer que ces jardinières aussi vides et dénudées seront débordantes de végétation l’été prochain, les plantes dissimulant la balustrade et les immeubles voisins… Et pourtant si !

jan 202009
 

Nous sommes en plein hiver, mais il faut déjà penser aux fleurs d’été que l’on mettra dans son jardin ou sur son balcon en avril ou en mai prochains selon la météo. Certaines de ces fleurs doivent être semées maintenant pour pouvoir être installées à la fin du printemps.

Quelles fleurs semer en janvier ?

  • Les bégonias à massif
  • Les dahlias
  • Les impatiens

Comment les semer ?
Sous abri au chaud. Soit dans une serre ou une véranda (c’est l’idéal !), soit dans la maison ou dans l’appartement, dans une mini serre avec un éclairage artificiel (tube néon horticole ou lampe pour aquarium). Les graines de bégonias et d’impatiens sont minuscules, il ne faut surtout pas les recouvrir de terreau. Les jeunes plantes qui germent sont minuscules et devront être repiqués dès qu’elles auront deux petites feuilles. Ces semis sont délicats, il faut être patient…