juin 032012
 

En novembre 2011, une convention d’occupation du domaine public pour l’exploitation du nouveau stade de Roland-Garros a été signée entre la Ville de Paris et la FFT. Ce projet prévoit d’empiéter gravement sur le jardin des Serres d’Auteuil. Or, l’ensemble constitué par les serres d’Auteuil, est triplement protégé et reconnu en raison de son intérêt exceptionnel. Les associations nationales de sauvegarde du patrimoine, la SPPEF et les VMF, Reconnues d’Utilité Publique et agrées se font les porte-parole de la contestation pour défendre ce précieux patrimoine en danger. Soucieuses de l’avenir du tournoi dans le respect de notre environnement, les associations présentent aujourd’hui un contre-projet pour l’extension de Roland Garros.

Le jardin des Serres d'Auteuil, Paris 16e (75)

À quelques jours du lancement de l’édition 2012 du tournoi de tennis de Roland-Garros et à la veille du dépôt de permis de démolition, deux associations nationales – Vieilles Maisons Françaises (VMF) et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) – se sont positionnées en fer de lance de la contestation pour défendre ce patrimoine plus que jamais en danger. Elles ont organisé le jeudi 31 mai 2012, à 11h30, une conférence de presse à la Bibliothèque Marmottan de Boulogne pour exposer leurs positions. En effet, plus loin qu’une simple opposition, elles souhaitent exposer leurs propositions sous la forme d’un contre-projet.

Pourquoi un contre projet ?

  • Pour préserver l’intégrité des serres d’Auteuil
  • Pour proposer au tournoi de Roland Garros un espace nouveau équivalent et un meilleur confort pour les spectateurs
  • Pour améliorer l’environnement du quartier et du stade
  • Pour éviter la destruction d’équipements parfois récents
  • Pour mieux gérer les fonds publics
  • Pour rendre possible des extensions ultérieures
  • Pour apaiser les conflits
  • Pour éviter les contentieux et accélérer le processus de modernisation de Roland Garros.

Le projet de la FFT, c’est

  • La destruction :
    • de 2 300 m2 de serres chaudes abritant 5 collections végétales classées, 60 espèces disparues ou en voie de disparition, plus de 10000 plantes
    • de 1 000 m2 de serres techniques construites en 2003
    • d’une vingtaine d’arbres et arbustes, certains rares et quasi centenaires
    • du court n°1 et d’un stade moderne de 3 800 places dessiné en 1980 par l’architecte et tennisman Jean Lovera et Claude Girardet
  • La privatisation de l’avenue Gordon Bennett, desserte indispensable aux Boulonnais.
  • L’annexion des bâtiments de l’Orangerie et du Fleuriste en meulière classés, actuellement dévolus à l’entretien du Jardin, en espaces commerciaux.
  • L’occupation de 80% du Jardin selon la convention signée 2011 – y compris les serres dessinées par Jean-Camille Formigé – ouverts aux 35 000 spectateurs quotidiens pendant les internationaux de Roland Garros.
  • La densification et la construction d’un stade de 4 950 places (1 400 m2) à la place des serres chaudes
  • Le détournement de près d’un quart du Jardin en « zone de montage et démontage » pour l’organisation du Tournoi.

Un contre-projet qui respecte les Serres d’Auteuil et répond aux exigences de la FFT

  • Maintien du court n°1 de 3800 places
  • Couverture partielle de l’A13 pour installer des terrains d’entrainement
  • Réimplantation de la place des Mousquetaires
  • Construction d’un nouveau stade au Fonds des Princes (3000 places)

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oct 202010
 

D’un côté, il y a la pétition pour sauvegarder le jardin et les Serres d’Auteuil menacés par le projet d’extension du stade de Roland Garros et de l’autre, le communiqué de la Mairie de Paris diffusé hier précisant que les serres classées au titre des Monuments Historiques ne sont pas menacées…

La pétition :
« À l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.
La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.
Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?
D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.
Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ? Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?
Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.
Lise Bloch-Morhange »

Le communiqué de presse de la Mairie de Paris :
« Jardin des Serres d’Auteuil
Le court de tennis que la Fédération Française de Tennis envisage de construire dans le Jardin des Serres d’Auteuil se situerait à la place d’une serre de travail de la Direction des Espaces Verts et d’une serre (dite « serre chaude ») dans laquelle sont entreposées des plantes (fougères, orchidées…).
Il ne s’agit donc absolument pas des serres classées au titre des Monuments Historiques, auxquelles il n’est évidemment pas question de porter atteinte.
La pétition lancée ne repose donc sur aucun fondement sérieux. »

Et sur le site de la Ville de Paris, en cliquant sur les Serres d’Auteuil, les Tropiques à Paris, on peut lire :
« Quel avenir pour les serres d’Auteuil ?
La ville de Paris reste très attachée à ce patrimoine remarquable que constitue le jardin des Serres d’Auteuil. Elle l’est tout autant à Roland Garros, qui, avec le Marathon de Paris et le Tour de France, est le seul évènement sportif international pérenne. Or ce site sportif parisien confiné doit faire face à la concurrence internationale et s’adapter aux nouveaux besoins des joueurs mais aussi du public.
C’est pourquoi, et afin de donner à Roland Garros une identité de tournoi international au coeur de la ville, la municipalité en lien avec la Fédération Française de Tennis a opté pour la création d’un grand ensemble paysager et sportif de qualité, ouvert sur son environnement.
Dans le cadre de ce schéma paysager, l’Orangerie et les Serres d’Auteuil non utilisées pendant la période du Tournoi et actuellement louées pour des activités évènementielles privées, devraient effectivement accueillir une partie du public du tournoi muni de billets. Cette mise à disposition durant la manifestation sportive se fera à la fois en garantissant l’accès des visites des Serres Historiques et dans le respect scrupuleux des espaces plantés et de la beauté des paysages.
D’autre part, le court de tennis que la Fédération Française de Tennis envisage de construire dans le Jardin des Serres d’Auteuil se situerait à la place d’une serre de travail de la Direction des Espaces Verts et d’une serre (dite « serre chaude ») dans laquelle sont entreposées des plantes (fougères, orchidées…). Il ne s’agit donc absolument pas des serres classées au titre des Monuments Historiques, auxquelles il n’est évidemment pas question de porter atteinte. »

Et un lien sur la page de recherche Google : pétition Jardin des Serres d’Auteuil.

Sauvons les serres d’Auteuil

sept 222008
 

22 septembre, premier jour de l’automne, l’équinoxe d’automne étant officiellement prévu à 17 h 44 !
Pour fêter la fin officielle de l’été et cette entrée dans l’arrière-saison, voici quelques fleurs de saison photographiées dans le jardin des serres d’Auteuil (Paris 16ème) :

Colchiques roses,Petits sternbergias (Sternbergia lutea) jaune d’or.
sept 132008
 

Jeudi était décidément une journée à surprises avec un mur de bégonias et… un hérisson ! En plein Paris, enfin presque, dans le jardin des Serres d’Auteuil (Paris 16ème).
En faisant un petit tour rapide dans ce jardin passionnant, j’ai été attiré par un groupe de ricins flamboyants. Quelle ne fut pas ma surprise en arrivant devant ces fleurs annuelles imposantes de voir déhambuler un petit hérisson, pas trop effarouché. Certainement un hérisson victime d’insomnie, car d’habitude cette petite bête fort sympathique est plutôt nocturne (pour davantage d’informations sur la vie secrète du hérisson, cliquez sur le site de Christian).Mignon comme tout et tellement inattendu ! Il s’en est allé très vite se cacher sous les grandes feuilles des ricins, bien à l’abri des regards et de mon appareil photo. Qui a déjà vu un hérisson à Paris ?