jan 192013
 

Neige sur le Jardin des Tuileries, Paris 1er (75)

L’hiver qui s’est parfois fait attendre sait frapper avec force et vigueur. Mais le froid a des vertus et il est bienvenu dans nos jardins habitués à la succession répétée de saisons froides et plus chaudes.

Une période de froid intense nettoie le jardin d’un grand nombre de ses ravageurs. L’effet désinfectant du froid se remarque notamment sur les populations de pucerons, qui prolifèrent et envahissent les jardins quand l’hiver reste anormalement doux.

« Hiver gelé fait vermine trépasser »

Le froid a l’avantage d’empêcher les mauvaises herbes de pousser. Il en est de même pour les plantes un peu trop envahissantes qui ralentissent leur croissance. Provisoirement certes, mais pendant quelques semaines, le jardinier a un peu de répit.

Certaines graines ont besoin d’une période de froid pour pouvoir ensuite germer, leur dormance étant levée sous l’action des basses températures. C’est le froid durant la période automno-hivernale qui lève la dormance des bourgeons des arbres caducs. Ainsi, un arbre de région tempérée, privé de froid pendant l’hiver, ne démarrerait pas au printemps : ses bourgeons resteraient dormants.

Le froid vif casse les grosses mottes de terre lourde et finit par favoriser son ameublissement.

Et quand il fait trop froid dehors pour jardiner, cela laisse tout le temps pour lire des livres de jardinage ou consulter les nouveaux catalogues de graines ou plantes.  Des occasions de trouver plein d’idées pour son bout de jardin.

déc 162010
 

Sous les assauts du froid et de l’hiver qui s’approche de plus en plus, les jardins et les parcs se sont dénudés, offrant le plus souvent des paysages désolés. Mais par ci par la, il est possible de trouver quelques belles scènes quand le jardinier ou la jardinière a pensé aux associations belles en toute saison ou plus particulièrement à celles qui enchantent la mauvaise saison.

Arbre et arbuste à feuillage persistant en hiver dans le parc Monceau, Paris 8e (75)

Bambou sacré (Nandina domestica) et sapin bleu (Abies procera) dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Un bambou sacré (Nandina domestica), chargé de lourdes grappes de baies rutilantes, et un beau sapin très bleu (Abies procera ? je n’en suis pas sûr). Une scène très romantique avec le petit pont à l’arrière plan, qui reste attractive toute l’année, mais qui gagne en puissance quand le parc Monceau prend son aspect hivernal et que les autres arbres et arbustes perdent leurs beaux feuillages.

Le bambou sacré (Nandina domestica) est un arbuste de la famille des Berberidacées. C’est la seule espèce actuellement dans le genre Nandina. On l’appelle également « bambou céleste », « bambou merveilleux » ou « bambou de la Félicité ».
Cet arbuste est originaire d’Asie de l’Est, de l’Himalaya et du Japon. Malgré son nom commun, il n’a aucun rapport avec les bambous véritables. Le nom du genre vient du japonais « nandin » qui désigne ces plantes au Japon.

Le bambou sacré a une croissance lente. Il mesure jusqu’à 2 m de hauteur et forme une touffe à port érigé, composée de nombreuses tiges non ramifiées émanant directement des racines, d’où l’aspect de bambou.
C’est une espèce généralement dioïque, mais des plants hermaphrodites existent.
Les feuilles sont persistantes, parfois caduques dans les régions froides, d’environ 50 à 100 cm de longueur, bi à tri-pennées, avec des folioles de 4 à 11 cm de longueur et 1,5 à 3 cm de largeur. Au printemps, les jeunes feuilles sont de couleurs vives, roses à rouges avant de virer au vert. Les vieilles feuilles deviennent rouges ou violettes avant de tomber.
Les fleurs sont de couleur blanche. Elles apparaissent au début de l’été en grappes coniques au-dessus du feuillage.
Les fruits sont des baies rouge vif de 5 à 10 mm de diamètre, matures en fin d’automne et souvent persistantes en hiver. Les baies sont toxiques car elles contiennent de la nandenine. Toutes les parties de la plante contiennent une substance toxique, l’acide cyanhydrique. Les oiseaux dispersent les graines par l’intermédiaire de leurs déjections.

jan 142010
 

L’hiver est la saison idéale pour profiter des beaux coloris des écorces de certains cornouillers, notamment les espèces et variétés à bois rouge.

Écorce décorative et jardin en hiver

Cornouiller à bois rouge en hiver, Parc de Bercy (Paris 12ème), photo Alain Delavie

Plusieurs cornouillers présentent une écorce rouge, plus ou moins vive ou foncée :

  • Cornus alba
  • Cornus alba ‘Aurea’
  • Cornus alba ‘Bâton Rouge’
  • Cornus alba ‘Elegantissima’
  • Cornus alba ‘Gouchaultii’
  • Cornus alba ‘Sibirica’
  • Cornus alba ‘Sibirica Variegata’
  • Cornus pumila
  • Cornus sanguinea ‘Mid Winter Fire’
  • Cornus stolonifera
Écorces décoratives et jardin en hiver

Cornouiller à bois rouge en hiver, Parc de Bercy (Paris 12ème), photo Alain Delavie

Écorces décoratives et jardin en hiver

Cornouiller à bois rouge en hiver, Parc de Bercy (Paris 12ème), photo Alain Delavie

Il n’y a que l’embarras du choix !

jan 072010
 

Les graminées offrent des paysages et des décors changeants tout au long de l’hiver, selon qu’il gèle ou que le soleil brille.

La beauté du jardin en hiver

Massif de graminées illuminé par le soleil hivernal, parc de Bercy (Paris 12ème, 75), janvier 2010, photo Alain Delavie

Quelques rayons de soleil rasants et la touffe de graminées s’illumine, étincelle de mille feux. Un des charmes des jardins en hiver.
Un spectacle dont il aurait été dommage de se priver en rasant tout à l’automne…