déc 302011
 

Quand on est abonné au Monde.fr (ce qui est mon cas), on peut recevoir différentes newsletters quotidiennes, dont la check-list, le quotidien du matin : actu en bref, revue de la presse étrangère, butinage du Net et agenda culturel… sans oublier le billet d’Hervé Le Tellier et le dessin humoristique de Xavier Gorce. Pendant les fêtes de fin d’année, ce dessin suit une thématique. Cette année, ce sont 10 idées cadeaux de fin d’année up-to-date, 10 « biobjets ». Celui du jeudi 29 décembre 2011 représentait un surprenant casque audio…

Le Monde.fr

Recommandé pour les durs de la feuille…
Mais le mode d’emploi ne dit pas comment enlever ce casque ?

Pour s’abonner au Monde et au Monde.fr
Les newsletters du Monde.fr

oct 032010
 

Et l’homme est responsable à travers ses activités de 80 % de l’extinction en cours. C’est ce qui ressort de la première évaluation scientifique conduite sur un échantillon des 380 000 plantes connues sur la planète.

A moins d’un mois du sommet sur la biodiversité de Nagoya au Japon (18-20 octobre 2010), les jardins botaniques royaux de Kew Gardens, le Muséum d’histoire naturelle britannique et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont présenté lors d’une conférence de presse la première liste rouge basée sur un échantillon représentatif.

L’étude, qui a duré cinq ans, a retenu 1 500 espèces par grande famille de plantes (des mousses et lichens aux légumineuses en passant par les conifères et orchidées). Sur les 4 000 espèces examinées, 22 % sont classées comme « menacées ». Sur ce total, 4 % sont « en danger critique », 7 % « en danger » et 11 % « vulnérables ». Les espèces menacées représentent « cinq fois la flore des îles britanniques », relève Neil Brummitt, chercheur à Kew Gardens.

L’homme est clairement le principal responsable de la disparition des plantes sauvages : l’agriculture, l’élevage, la déforestation, l’urbanisation contribuent pour 81 % de l’extinction, contre moins de 20 % pour les causes naturelles (incendies…). La famille des conifères est la plus menacée, et la forêt tropicale humide le milieu le plus dégradé. 33 % des espèces ne sont pas assez connues pour établir un état de conservation. On estime qu’au total 20 à 30 % des plantes sur Terre n’ont pas encore été répertoriées, et les chercheurs craignent que certaines ne disparaissent avant même d’avoir été découvertes.

Les plantes sont plus menacées que les oiseaux et autant que les mammifères, qui reçoivent pourtant beaucoup plus d’attention dans l’opinion publique. Pourtant, elles sont essentielles dans l’écosystème. « Nous ne pouvons pas rester là les bras croisés à regarder les plantes disparaître. Elles sont la base de toute la vie, elles fournissent l’air sain, l’eau, la nourriture et l’énergie », a commenté le directeur des jardins botaniques, Stephen Hopper. Notre étude « va donner un point de départ pour mesurer à l’avenir la perte de biodiversité », a souligné Eimear Nic Lughadha, chef du projet. Jusqu’à présent, la seule estimation reposait sur le travail collectif de milliers de scientifiques et de bénévoles contribuant à la liste rouge de l’UICN.
(Source : LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.2010 | 12h27)