sept 172012
 

Oïdium sur fruits et feuillage d'un millepertuis arbustif dans le square Carnot, Paris 12e (75)

Millepertuis arbustif, menthe, courge, dahlia, phlox des jardins, berbéris, mahonia, rosier, aster, bégonia tubéreux… En fin d’été, la liste est longue des plantes attaquées par le blanc (ou oïdium), ce champignon parasite qui couvre les tiges, les feuilles, les boutons floraux, les fleurs et les fruits d’un feutrage blanc gris caractéristique.

Oïdium sur le feuillage d'un pied de phlox dans le Parc Floral de Paris, Paris 12e (75)

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juil 192012
 

Fumagine sur laurier rose infesté de cochenilles

La fumagine est une maladie cryptogamique, provoquée par le développement d’un champignon microscopique sur les tiges et les feuilles des végétaux. Elle affaiblit la plante qui est couverte d’une sorte de suie noire, véritable barrière pour les rayons du soleil qui ne peuvent plus atteindre les feuilles dans lesquelles se déroule la photosynthèse indispensable pour la survie et la croissance de la fleur ou de l’arbuste infesté.

Que faire lorsque son laurier rose, son camélia, son citronnier ou son ficus sont recouverts de cette suie noire collante ?
Nettoyer et trouver la cause !

Nettoyer pour débarrasser la plante de cet écran total qui l’empêche de recevoir les rayons du soleil dont elle a besoin. Une solution de savon noir permet de bien éliminer cette couche grasse et collante provoquée par un champignon, Capnodium oleaginum ou Fumago salicina. Sur les plantes à feuillage coriace, on peut tenter une douche au jet fort.

Trouver la cause, car la fumagine est souvent une maladie secondaire, qui apparaît sur une plante parasitée soit par des pucerons, soit par des cochenilles le plus souvent, ce qui était le cas du laurier rose que j’ai photographié. Complètement infesté de cochenilles à bouclier, des insectes piqueurs suceurs de sève. En réaction, la plante secrète des exudats et les cochenilles du miellat, les deux secrétions favorisant l’implantation du champignon à l’origine de la fumagine. En éliminant la cause, on évite l’apparition du champignon.

avr 122012
 

Fruits momifiés sur un pommier fleuri au printemps, Parc André Citroën, Paris 15e (75)

Oubliés tout l’hiver sur les arbres fruitiers sensibles à la moniliose, les fruits momifiés sont très vite cachés au fur et à mesure que les fleurs et les feuilles éclosent. Mais ils n’en sont pas moins toujours sur les rameaux, à proximité de tous ces organes naissants qui sont souvent contaminés dès leur plus jeune âge…

Avec le printemps reviennent les maladies cryptogamiques (oïdium, moniliose, mildiou, etc.) que le vent et la moindre pluie vont disperser davantage. Hors le débourrage (éclatement des bourgeons de fleurs et de fleurs) offre de nombreuses « portes d’entrée » pour les champignons parasites qui peuvent ainsi contaminer les arbres fruitiers. C’est pourquoi il est conseillé de nettoyer les arbres pendant l’hiver pour ôter tous les fruits momifiés encore attachés aux branches ou tombés sous la ramure.

Fruits momifiés sur un pommier fleuri au printemps, Parc André Citroën, Paris 15e (75)

À ce stade il est déjà trop tard, le mal est fait. Mais on peut éviter une contamination encore plus importante des jeunes fruits qui vont vite se former en cueillant et éliminant les fruits desséchés, moins visibles malheureusement. Surtout pas de traitement même bio pendant la floraison, car il faut préserver les abeilles.

nov 252011
 

Voici le premier livre sur les soins aux plantes par les huiles essentielles. Avec cet ouvrage écrit par Éric Petiot, vous apprendrez à constituer une trousse d’huiles essentielles de secours et vous serez ainsi autonome pour soigner vos plantes tout au long de l’année.

Éric Petiot livre dans ce livre le fruit de nombreuses années d’expérimentations et d’études dans un domaine encore inexploré. Il vous donne les notions élémentaires pour mieux comprendre le fonctionnement des huiles essentielles au sein du végétal, puis des recettes pour guérir les maladies les plus courantes selon différentes techniques : pulvérisation, perfusion, injection…
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juil 232011
 

On parle souvent de la maladie du cul noir de la tomate, mais il ne s’agit pas d’une maladie à proprement parler. Ce serait plutôt un problème physiologique résultant d’une mauvaise culture.

Cul noir de la tomate, Domaine de Maninet, Valence (Drôme), Clause Vegetable Seeds et Oxadis

Cul noir de la tomate, Domaine de Maninet, Valence (Drôme), Clause Vegetable Seeds et Oxadis, 19 juillet 2011, photo Alain Delavie

Ce problème qui se traduit par un noircissement de la partie inférieure de la tomate (à l’opposé de l’insertion du pédoncule sur le fruit) est aussi appelée pourriture apicale ou bien encore nécrose apicale. Il serait du à une carence en calcium. Non par manque réel dans le sol, mais plus souvent parce qu’il n’est pas assimilé par les racines du légume.

Un stress hydrique répétitif (périodes de dessèchement important du sol suivi de moments d’inondation à répétition) endommage les racines des tomates en détruisant les poils absorbants à l’extrémité des racines. Les légumes ont une grande difficulté pour assimiler le calcium dans le sol, l’eau étant un élément essentiel pour le transporter dans toutes les parties de la plante à la condition que les radicelles et les poils absorbants puissent l’absorber.

Il se peut aussi qu’il y ait une autre carence ou une surabondance d’un autre composé qui a une interaction avec l’absorption du calcium. Cela peut arriver lors de déséquilibres en magnésium, en sélénium ou en phosphore dans la terre du potager.

Certains micro-organismes sont essentiels pour favoriser l’absorption des nutriments par les racines. Ceux-ci périssent dans un sol trop sec (manque d’arrosage) ou trop pauvre en oxygène (par excès d’eau, quand le sol est trop compact par manque de binage ou quand il est naturellement trop lourd).

Comment agir ?

  • Éviter la culture de variétés très sensibles au cul noir : ‘Andine cornue’, ‘Yellow Stuffer’…
  • Veiller à des arrosages réguliers (système d’arrosage goutte-à-goutte), en évitant les périodes de sécheresse ou les coups de soif.
  • Pailler le sol en enrichissant le paillis avec des feuilles broyées d’orties ou de pissenlits.
  • Arroser avec une dilution d’extrait fermenté d’orties (10%) ou de consoude (20%).
  • Supprimer les fruits portant des marques de pourriture apicale.

 

 

juil 072011
 
Prêle des champs (Equisetum arvense)

Prêle des champs (Equisetum arvense), photo Alain Delavie

Dans un jardin, la prêle est une mauvaise herbe particulièrement difficile à éliminer et à éradiquer. Mais c’est aussi une plante aux vertus reconnues qui permet de faire des décoctions et des extraits fermentés très utiles pour dynamiser les plantes du jardin et prévenir les maladies cryptogamiques.

Prêle des champs (Equisetum arvense)

Prêle des champs (Equisetum arvense), photo Alain Delavie

Prêle des champs (Equisetum arvense)

Prêle des champs (Equisetum arvense), photo Alain Delavie

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