mai 312009
 

Parmi les nombreuses curiosités végétales cultivées dans le Jardin des plantes de Paris (75), il ne faut pas manquer la grande cuscute conservée dans l’École de Botanique. Une curieuse plante et un parasite redoutable…

La grande cuscute (Cuscuta europaea) n’a pas de chlorophylle ni de racine, ses feuilles sont très réduites à l’état d’écailles incolores, avec seulement des grandes tiges ramifiées à l’infini, qui envoie des suçoirs dans les tiges des plantes sur lesquelles elle grimpe. Mais elle parasite en particulier la grande ortie (Urtica dioïca) ou le houblon (Humulus lupulus). Dans l’École de Botanique, elle se développe dans une touffe de grande ortie complètement envahie.Cette plante parasite qui ne peut se propager qu’en pompant la sève d’une autre plante appartient à la famille des Convolvulacées. C’est donc une cousine redoutable du terrible liseron, mais aussi des ipomées.

Une curiosité végétale à découvrir au coeur de Paris parmi bien d’autres. L’accès au Jardin des plantes et à l’École de Botanique est libre et gratuit, raison de plus pour ne pas s’en priver…

mai 122009
 

Les petites cymbalaires des murs ou ruines de Rome (Cymbalaria muralis) commencent à fleurir. Charmantes, tout simplement !
Cette petite plante vivace n’a pas attendu la grande mode des murs végétaux pour partir à la conquête des vieux murs et des tombes plutôt ombragés dans les villes.On se demande parfois dans quoi elle arrive à pousser ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas besoin d’un gros pot pour survivre.
Je n’ai jamais réussi à acclimater cette petite sauvageonne sur mon balcon. Les pieds que j’ai transplanté ou que j’ai acheté (dans les rayons plantes vivaces, il existe même une variété à fleurs blanches) ont toujours végété et fini par péricliter. Et pourtant elle pousse bien dans une jardinière, la preuve…Je vais retenter ma chance cette année si je trouve quelques godets au hasard d’une fête des plantes…

mai 022009
 

Avec la frénésie du printemps, le jardin est vite parsemé d’herbes dites mauvaises. Mais ces sauvageonnes qui nous envahissent parfois un peu trop ne sont pas toutes dénuées d’intérêt, bien au contraire. Comme le montre ce mariage réussi d’une folle avoine et d’un gazon d’Espagne…

Le tout est de ne pas laisser la mauvaise herbe étouffer son compagnon, surtout quand il ne fleurira plus. Mais j’aime beaucoup ce duo printanier, dont on peut s’inspirer en utilisant des stipes cheveux d’ange, moins envahissantes mais toutes aussi aériennes.

sept 252008
 

Véritable peste pour les jardins dans lesquelles elle a le malheur de se semer et ressemer, le galinsoga cilié compte parmi les mauvaises herbes envahissantes et pénibles à éradiquer.Avec la fin de l’été, on devient souvent plus négligeant dans le jardin, on tolère quelques pieds de mauvaise herbe qui ont vite fait de fleurir à qui mieux mieux. Erreur fatale !
Comme toute mauvaise herbe qui se respecte, le galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata) se ressème à tout va si on a le malheur d’oublier d’arracher les pieds avant qu’ils ne fleurissent. Cet oubli signe le début de l’invasion ! Et ne vous réjouissez pas quand les gelées viennent trucider cette petite plante annuelle, car les graines qui se sont répandues par centaines voire milliers n’auront de cesse de repousser au printemps suivant, dès que les températures s’adoucissent.
Dans une planche de potager sans légume, mais envahie de galinsoga, le meilleur moyen pour l’éliminer, c’est de couvrir avec des cartons ou une bache plastifiée opaque. Dans les rangs de légumes ou de fleurs, il faut jouer de la binette fréquemment, pour arracher les jeunes plants le plus tôt possible. Un coup de binette, on déracine la plante et on la laisse sécher sur place. Dans les potées et jardinière, une inspection hebdomadaire est de rigueur, avec arrachage systématique.
Allez courage !

juin 292008
 

En passant sur l’avenue Jean Jaurès (Paris 19ème), plantée d’arbustes et de plantes vivaces très originales, je n’ai pas résisté à photographier un mahonia aux curieuses fleurs blanches.Un vigoureux pied de liseron est monté dans l’arbuste pour s’épanouir à la lumière, offrant de grandes trompettes blanches et parfumées. On pourrait crier à la négligence, dire que les massifs sont mal entretenus, mais il est difficile de fouiller au coeur d’un mahonia plutôt piquant pour voir s’il n’y a pas la moindre mauvaise herbe qui s’y est glissée. Et puis qu’importe, l’oubli est pardonné, moi je trouve ça tout simplement charmant, joli, champêtre. Les plantations de l’avenue Jean Jaurès ont mis un peu de temps à s’installer, ce qui était normal pour des plantes vivaces et des arbustes, mais elles commencent à montrer quelques uns de leurs charmes secrets… Dans les jours à venir, je vous en montrerai d’autres. À suivre !

juin 052008
 

Difficile d’échapper aux corvées de désherbage incessantes en mai et en juin, surtout avec toute cette pluie tombée depuis quelques semaines.
Mais parfois la nature fait bien les choses et réserve d’agréables surprises au jardinier négligeant, trop débordé, un peu fainéant… Et voici le jardin vite envahi par les herbes folles, dites mauvaises. Mais…
Et oui, cette belle graminée qui s’est invitée dans le jardin partagé Un petit bol d’air, situé tout près de chez moi et du canal de l’Ourcq, a eu la bonne idée de pousser à côté d’une valériane des jardins (Centranthus ruber). Duo charmant qu’il aurait été dommage de rater sous prétexte que les mauvaises herbes n’ont pas leur place dans un jardin. Et bien si, la preuve !