sept 012012
 

Tinantia pringlei (Commellinacées) sur mon balcon, Paris 19e (75)

S’il n’y avait toutes ces taches et macules sur les feuilles, Tinantia pringlei aurait tout d’une banale misère. Ce sont des plantes de la même famille botanique, mais cette espèce que je vous ai présentée en avril dernier après l’avoir achetée à la Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean de Beauregard (91), est en principe rustique et faite pour vivre en plein air.

Tinantia pringlei (Commellinacées) sur mon balcon, Paris 19e (75)

La plante est robuste car elle a supporté les longues semaines d’enfermement à cause des travaux de ravalement. Et depuis son retour en plein air sur mon balcon, elle pousse à vue d’oeil. Les longues tiges s’enracinent au contact du terreau au niveau des entrenoeuds.

Même si elle est donnée comme étant rustique jusqu’à -15 °C, je vais faire quelques boutures avant l’arrivée des grands froids et je protègerai la potée avec un voile d’hivernage.

déc 022011
 

Pas de volonté de jeu de mots dans mon titre qui est équivoque je l’admets. Je parle ici de la plante couramment appelée misère, habituellement cultivée dans les appartements, mais qui pousse aussi très bien à l’air libre pendant la belle saison et même toute l’année dans les coins protégés de la capitale.

Tapis de misère (Tradescantia) dans Paris

Depuis plusieurs années je cultive cette plante verte retombante ou couvre-sol dans mes jardinières sur mon balcon. Quand les hivers sont très froids, comme l’année dernière, les tiges et le feuillage sont grillées par les fortes gelées. Mais jusqu’ici des nouvelles pousses sont toujours apparues au printemps, plus ou moins tardivement selon la plus ou moins grande fraîcheur des mois printaniers. Et je ne protège pas mes pieds, je laisse seulement la masse de feuillage gelé se dessécher et former un coussin protecteur tant que les températures sont basses. Au printemps, je rabats les tiges sèches à la base pour permettre aux nouvelles pousses de s’épanouir.

Tapis de misère (Tradescantia) dans Paris

Et visiblement, il n’y a pas que sur mon balcon où la misère pousse au grand air comme n’importe quelle autre plante vivace rustique. Le tapis que j’ai photographié prospère dans le 16e arrondissement, en pied d’immeuble et au bord de la rue. Il a supporté l’hiver dernier sans grosse catastrophe, comme le prouvent les photos prises pendant la belle saison.

Toutes les misères ne sont pas aussi résistantes. Celle ici photographiée, Tradescantia fluminensis, est la plus robuste. La forme panachée de crème et de blanc est redevenue entièrement verte au fil des années, comme si les pousses panachées étaient plus sensibles au froid. J’ai tenté à plusieurs reprises l’adorable misère gypsophile, Gibasis siderasis, mais elle n’a pas résisté aux hivers les plus froids. Idem pour les callisias.

jan 162011
 

La fin de l’automne et le début de l’hiver 2010 ont été marqués par une succession de vagues de froid particulièrement précoces et sévères. Mais ce froid n’a pas abimé mon pied de misère, installé dans une de mes jardinières sur mon balcon. Contre toute attente, cette plante d’intérieur s’est montrée bien rustique… jusqu’à présent !

Plante exotique suffisamment rustique en jardinière sur balcon dans Paris

Pied de misère (Tradescantia fluminensis) dans une de mes jardinières sur mon balcon, janvier 2011, photo Alain Delavie

La plante (Tradescantia fluminensis) est installée au pied d’un gros sarcococca qui a certainement atténué les courants d’air froid et un peu protégé cette exotique plus habituée aux intérieurs sous nos latitudes qu’à la vie en plein air à longueur d’année.

L’hiver dernier, toutes mes misères laissées en place dans les jardinières sur mon balcon avaient gelé alors que je les gardais d’une année sur l’autre depuis de nombreuses années dans Paris. Mais cette année, mes deux nouveaux pieds (Tradescantia fluminensis et la variété à feuilles panachées de crème et de rose) replantés au printemps dernier sont toujours bien en vie. Tant mieux, car ces misères sont parfaites pour habiller les bordures des grandes jardinières qu’elles recouvrent en quelques semaines de festons de verdure. Et même de petites fleurs !

Malgré la douceur exceptionnelle de ces derniers jours, l’hiver est loin d’être terminé. Souhaitons que mes petites misères résistent jusqu’au printemps. J’ai quand même prévu du voile d’hivernage que je poserai quand une nouvelle chute des températures sera annoncée. Ce sera plus prudent.

oct 292010
 

Plantes d’intérieur faciles et sans soucis, les misères sont aussi les bienvenues sur les balcons, les terrasses, dans les cours et les jardins où elles forment des cascades ou des tapis denses en moins d’un été. Comme le montre ce beau parterre de Tradescantia zebrina vu dans le parc André Citroën il y a quelques jours.

Plante exotique dedans dehors

Tapis de Tradescantia zebrina dans le parc André Citroën, Paris 15e (75), photo Alain Delavie

Je ne suis pas assez familier de ce parc pour savoir si cette misère arrive à résister aux gelées hivernales ou si elle est plantée chaque année ou seulement cette année. J’ai gardé longtemps dehors une misère verte, Tradescantia fluminensis, qui disparaissait pendant la mauvaise saison, mais arrivait à repartir au printemps, sauf après les deux derniers hivers rigoureux qui ont sévi. Les années aux hivers plus cléments, j’ai même conservé la petite misère gypsophile (Gibasis geniculata) pourtant plus frileuse. Mais je n’ai jamais tenté cette misère argenté et pourpre, souvent appelée Zebrina pendula.

Plante exotique dedans dehors

Tapis de Tradescantia zebrina dans le parc André Citroën, Paris 15e (75), photo Alain Delavie

Là où le feuillage est le plus épais, la plante a davantage de chances de résister aux coups de froid, surtout s’ils ne sont pas trop intenses. Sur mon balcon, l’épais feuillage formé pendant la belle saison gelait, se desséchait et protégeait les racines d’où partaient des petites pousses au printemps. La croissance très rapide des misères permet d’obtenir ensuite en quelques mois un effet spectaculaire, à moindre coût.

Plante exotique dedans dehors

Misère (Tradescantia zebrina), photo Alain Delavie

Quand on prend le temps de bien l’admirer, cette misère est en fait très décorative, avec sa panachure argentée d’une grande élégance qui tranche avec le pourpre du revers des feuilles. Un feuillage suffisamment lumineux pour éclairer un coin sombre, sans être pour autant trop tape à l’oeil.

Les misères se bouturant facilement dans l’eau, un fragment de tige avec quelques feuilles donne vite une nouvelle plante. Il faut d’ailleurs que je pense à bouturer mes deux misères (deux variétés de Tradescantia fluminensis), plantées dans les jardinières sur mon balcon, car un coup de gel pourrait vite nous surprendre maintenant. Installées dans un beau vase, les pousses peuvent passer l’hiver dans l’appartement sans être rempotées, en hydroponie. Au printemps suivant, hop, directement dans les jardinières. Ce sont des plantes retombantes parfaites pour habiller une jardinière à l’ombre, ce qui est le cas de la partie orientée vers l’intérieur du balcon où le soleil ne donne plus en été quand les plantes ont beaucoup poussé. À planter avec d’autres végétaux robustes à croissance rapide, sinon c’est l’étouffement garanti !

juin 172010
 

Avant-hier, je vous parlais de mon pied de misère grimpante (Streptolirion volubile) qui s’agrippait à la gouttière. En quelques jours, la croissance est phénoménale. Démonstration en photos, prises hier au soir.

Plante exotique grimpante

Streptolirion volubile le long de la gouttière sur mon balcon, 16 juin 2010, photo Alain Delavie

D’abord une longue tige plutôt fine, qui va vite s’épaissir et porter de grandes feuilles en forme de coeur…

Plante exotique grimpante

Streptolirion volubile le long de la gouttière sur mon balcon, 16 juin 2010, photo Alain Delavie

Encore quelques semaines et je pourrai me prendre pour Tarzan, le roi de la jungle urbaine. MDR !