avr 182012
 

Rencontre "Sur les traces des petits habitants de nos forêts" (Natureparif)

Suite au lancement de l’opération « 50 000 observations pour la forêt« , Natureparif, en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle et Noé Conservation, vous invite à la conférence publique : « Sur les traces des petits habitants de nos forêts ».

Cette rencontre sera animée par Pascal DUPONT et Grégoire LOIS, naturalistes au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), et Benjamin THIRION, chargé de programme à Noé Conservation. Elle se déroulera le jeudi 19 avril, de 18h à 20h, à l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84 rue de Grenelle, 75007 Paris (Métro : ligne 12, station Rue du Bac). L’entrée est libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.

La forêt, source de biodiversité…
Écosystème d’une grande richesse, la forêt abrite une importante part de la biodiversité terrestre : mammifères, oiseaux, insectes, plantes à fleurs, champignons, lichens, fougères… elle fourmille, de jour comme de nuit, d’espèces parfois insoupçonnées. Avez-vous déjà croisé par exemple, au détour d’une grosse flaque ou d’une mare forestière, le sonneur à ventre jaune,  ce petit crapaud brun reconnaissable à son ventre bariolé de jaune et ses pupilles en forme de cœur ? Ou encore le Robert-le-diable, un papillon caractéristique des lisières de forêt doté d’ailes très découpées ? Certains escargots sont également très liés au milieu forestier, comme la Veloutée plane et sa coquille recouverte de poils, totalement absente des habitats dénués d’arbres. Autre espèce dépendante des arbres : le lucane cerf-volant, coléoptère aux mandibules proéminentes en forme de corne de cerf, dont la larve se nourrit de bois mort.

… une étude pour mieux comprendre nos forêts
L’artificialisation du territoire, la fragmentation croissante des milieux boisés par les infrastructures, le bâti, un milieu agricole peu perméable aux espèces… autant de facteurs qui agissent sur la bonne santé de nos forêts et de leurs habitants. Pour mieux comprendre le fonctionnement des systèmes boisés, apprenez à identifier les petits animaux de nos forêts et aidez les scientifiques en participant au programme « 50 000 observations pour la forêt » !

Découvrez ces espèces fascinantes et apprenez à les reconnaître lors de cette conférence qui vous emmènera sur les traces des petits habitants de nos forêts !

mar 292012
 

100 oiseaux des parcs et des jardins, Delachaux et Niestlé

Mésange bleue, pie bavarde, pinson des arbres, roitelet huppé… De nombreux oiseaux vivent dans les parcs et les jardins. Dans ces espaces, privés ou publics, ils habitent les haies, les buissons, à proximité des plans d’eau, font leur nid dans les arbres et viennent picorer sur les pelouses.

Cet ouvrage donne des conseils pour savoir où, quand et comment observer 100 oiseaux – les plus fréquents, que ce soit en milieu rural ou au cœur des plus grandes agglomérations – et comment aménager un espace vert pour favoriser leur présence et leur protection. Cet ouvrage répond à tous les curieux d’ornithologie et constitue une aide indispensable pour apprendre à reconnaître les oiseaux des espaces verts et participer au programme de science participative mené par le Muséum national d’histoire naturelle et la Ligue pour la protection des oiseaux, et qui invite le public à dénombrer les oiseaux dans les jardins sur www.oiseauxdesjardins.fr.

Le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et Natureparif (Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de- France) sont partenaires de cet ouvrage.

Frédéric Jiguet est ornithologue, biologiste de la conservation au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et coordinateur du programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) de même que du nouvel observatoire des oiseaux des jardins.

100 oiseaux des parcs et des jardins par Frédéric Jiguet
Éditions Delachaux et Niestlé
En vente depuis le 22 mars 2012
Format : 15 x 21 cm, 192 p.
19,90 €

mar 252012
 

La saison 2012 du programme Vigie-Nature est lancée ! À nous les sciences participatives… Avec trois nouveautés cette année pour les curieux de nature.

Vigie-Nature

Fondé et porté par le Muséum National d’Histoire Naturelle, Vigie-Nature est un programme de sciences participatives animé par un réseau d’associations. Ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté, Vigie-Nature propose de concilier recherche et découverte de la biodiversité en s’appuyant sur des protocoles simples et rigoureux. Reposant d’abord sur le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) créé en 1989, Vigie-Nature s’est depuis renforcé avec le suivi de nouveaux groupes, tels que les papillons, les escargots, les insectes pollinisateurs, les plantes sauvages des villes et, à partir de cette année, les oiseaux des jardins et les espèces du milieu forestier… En offrant aux scientifiques des données de terrain essentielles, dans toute la France, les observateurs contribuent ainsi à une meilleure compréhension de la biodiversité ordinaire et de ses réponses face aux changements globaux (urbanisation, changement climatique, etc.).

Observatoire des oiseaux des jardins
Création : 2012.
Méthode : Comptage d’oiseaux dans un jardin, un parc public, sur un balcon et saisie des données sur le site internet dédié.
Espèces : 51 espèces d’oiseaux présentes régulièrement dans les jardins et près des maisons
Acteurs : Citoyens.
Site : www.oiseauxdesjardins.fr avec des fiches de description permettant de reconnaître rapidement les 51 espèces les plus communes dans les jardins et près des maisons, en été comme en hiver, des conseils sur les mangeoires et les nichoirs, etc.
Coordination scientifique : Muséum national d’Histoire naturelle – Fréderic Jiguet, Maître de Conférences.
Animation : Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
L’Observatoire des oiseaux des jardins est un observatoire pour apprendre à reconnaître les oiseaux et les compter dans son jardin, dans un parc public ou même sur son balcon ! Tout en prenant plaisir à observer la nature, les participants aident les scientifiques à étudier les effets du climat, de l’urbanisation et de l’agriculture sur la biodiversité.

Les oiseaux fréquentent les parcs et les jardins toute l’année. Au printemps, les merles et les rouges-gorges couvent déjà leurs œufs quand les hirondelles reviennent d’Afrique. En hiver, les mangeoires fournissent une alimentation complémentaire appréciée des mésanges, pinsons et autres moineaux. Les oiseaux sont très aimés du public, et leur valeur symbolique est souvent reconnue. En organisant la collecte de données d’observation d’oiseaux dans les jardins, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et le Muséum national d’Histoire naturelle, cofondateurs de l’observatoire, veulent comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Les hirondelles reviennent-elles plus tôt dans les campagnes ou au cœur des villes ? Les densités de merles et de mésanges dépendent-elles de l’urbanisation et des corridors verts entre les parcs et jardins ? Les oiseaux granivores fréquentent-ils plus les mangeoires dans les zones d’agriculture intensive, où les graines sauvages manquent en hiver ? Autant de questions auxquelles les observateurs pourront contribuer en participant à l’Observatoire des oiseaux des jardins.

50 000 observations pour la forêt
Création : 2012.
Méthode : Recensement d’espèces du milieu forestier de mars à novembre 2012 et saisie des données sur le site internet dédié.
Espèces : 6 espèces de papillons de jour, 6 espèces de coléoptères, 6 espèces de gastéropodes et 6 espèces de vertébrés.
Acteurs : Citoyens.
Site : www.biodiversite-foret.fr
Coordination scientifique : Muséum national d’Histoire naturelle – Benoît Fontaine, Ingénieur de recherche ; Pascal Dupont, responsable insectes et lépidoptères au Service du Patrimoine Naturel et Grégoire Loïs, directeur-adjoint de Vigie-Nature.
Animation : Noé Conservation et Natureparif.
« 50 000 observations pour la forêt » a pour objectif de mieux connaître la répartition d’espèces liées au milieu forestier et de pouvoir lier leur présence à la superficie des zones boisées et à leur degré d’isolement (séparation par une route, par des zones agricoles, etc.).
Objectif de cette première année : recueillir 50 000 observations !

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mar 142012
 

Les grandes serres du Jardin des Plantes, Muséum national d’Histoire naturelle, entièrement rénovées et réaménagées, sont ré-ouvertes au public depuis juin 2010. Plus d’un an et demi et 450 000 visiteurs après, beauté, exotisme et connaissance sont plus que jamais au rendez-vous ! La vitesse de croissance des plantes, plus d’un millier, a été spectaculaire et ce sont des serres très luxuriantes qui accueillent les visiteurs les invitant à un voyage unique au cœur de la biodiversité.

Platycerium wandae © F-G Grandin / MNHN

Bichonnés par les jardiniers, arbres, arbustes, palmiers, plantes du sous-bois, lianes et autres épiphytes se sont parfaitement adaptés à leur nouvel environnement et chacune des quatre serres a ainsi pu développer sa spécificité.

Dans la serre des forêts tropicales humides, la liane de Mysore envahit l’espace avec ses superbes fleurs jaunes et rouges, certains platycériums, d’étonnantes fougères épiphytes appelées aussi « cornes de cerf », atteignent des proportions impressionnantes. Les palmiers, de toutes sortes, de tous continents, abondent et parfois fleurissent et fructifient. Le Muséum a récemment acquis des plantes exceptionnelles de la collection de l’orchidéïste Marcel Lecoufle qui a cessé son activité. Les orchidées les plus spectaculaires, encore en fleurs, ont trouvé une place de choix près d’un bassin ombragé à l’entrée de la serre.

Angræcum madagascar © F-G Grandin / MNHN

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jan 262012
 

Le Festival Hors Pistes se passionne pour la variété des formes que l’image prend aujourd’hui et présente une sélection internationale de ces nouvelles créations. Trois séances exceptionnelles auront lieu pour la première fois au Jardin des Plantes. Elles seront l’occasion d’un regard décalé autour du thème de l’édition 2012 : l’animal.

Cette première participation du Muséum au Festival Hors Pistes permettra de ressourcer notre regard sur l’animal et de croiser, sur des thèmes tels que la domestication, l’animalité ou l’humanité, l’approche de la création contemporaine et celle des écologues, des anthropologues, des ethnologues et des éthologues.

Samedi 28 janvier à 15 h 30 – Amphithéâtre de Paléontologie
Ce qui regarde dans la forêt : humains et non-humains.
Conférence d’Ariane Michel s’appuyant sur la projection de vidéos.
Partant d’expériences vécues en forêt d’Europe et d’Amazonie, Ariane Michel propose un dialogue entre ses travaux et les théories de Philippe Descola autour de la question des frontières entre humains et non-humains. Avec la participation (sous réserve) de Philippe Descola (anthropologue, enseignant-chercheur au Collège de France et à l’EHESS, auteur entre autres de Les lances du crépuscule, Paris Terre humaine, Plon, 1993, et Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005). Ariane Michel est artiste. Qu’ils soient visibles en galerie, au cinéma ou dans une forêt, ses travaux de vidéo tendent à offrir à celui qui les approche une expérience perceptive. Qu’il soit saisi dans son environnement naturel ou relié à d’autres types de présence, un animal y tient souvent une place centrale en tant que prisme de perception.
Amphithéâtre de Paléontologie – 2, rue Buffon – Paris Vème Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
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jan 122012
 

Pour la première fois, la démarche d’élaboration d’une Liste rouge régionale des espèces menacées de disparition a été appliquée à la flore vasculaire d’Île-de-France, selon les critères définis par le standard international de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cet état des lieux met en évidence l’appauvrissement et la banalisation de la flore francilienne.

L’ensemble de la flore vasculaire (Ptéridophytes et Spermaphytes) francilienne a été analysée par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), service scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), appuyé par un groupe d’experts régionaux, et avec le soutien de la Région Île-de-France. C’est ainsi 1 537 espèces indigènes de fougères et de plantes à fleurs d’Île-de-France qui ont été passées au crible des critères de l’UICN !

Publiée en partenariat avec Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, cette Liste rouge régionale de la flore vasculaire d’Île-de-France a permis d’établir que 85 espèces végétales (6 %) semblent avoir disparu de la région depuis le XVIIIe siècle et 400 autres (26 %) sont aujourd’hui menacées. Parmi celles-ci, 128 courent un risque majeur d’extinction (8 %) dans les prochaines années.

La destruction et la dégradation des habitats naturels représentent la principale cause de régression des espèces végétales. L’urbanisation et les changements de pratiques agricoles sont responsables de la disparition progressive de nombreuses espèces comme l’Adonis d’automne, petite plante compagne des cultures, classée en « danger critique d’extinction ». La Sabline sétacée, classée quant à elle « en danger », a vu ses effectifs décliner dans de nombreuses régions. L’Île-de-France accueille plusieurs des dernières stations françaises de cette petite Caryophyllacée blanche (famille des oeillets).

Pour enrayer ce phénomène, des actions de conservation et de gestion des milieux naturels sont mises en œuvre en Île-de-France depuis plusieurs années. Certaines espèces à forte valeur patrimoniale, comme le flûteau nageant ou les messicoles bénéficient d’un plan national d’actions pour assurer leur sauvegarde. Cependant, beaucoup reste encore à faire pour préserver ce patrimoine naturel commun.