mai 202014
 

Pour la septième année, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) invitent le grand public à participer au week-end national de comptage printanier des oiseaux des jardins. Tous les citoyens sont invités à se rendre dans un jardin pour y compter les oiseaux durant 1 heure. En plus de sensibiliser les participants à l’importance de la nature de proximité, cette opération permet également de placer le citoyen au cœur du suivi de l’avifaune nichant dans les jardins.

Logo de l'Observatoire des oiseaux des jardins

Réalisé dans le cadre de l’Observatoire des oiseaux des jardins (programme national de sciences participatives intégré au réseau Vigie-Nature du Muséum), qui propose de suivre les oiseaux toute l’année, c’est la seconde année consécutive que ce comptage de printemps est réalisé sous cette forme. Il était en effet depuis 2004 organisé tous les 2 ans sous le nom d’Enquête patrimoniale et était destiné aux propriétaires de Refuges LPO. Intégré à l’Observatoire des oiseaux des jardins depuis l’année dernière, ce week-end national de comptage printanier s’intéresse plus particulièrement aux espèces nicheuses des jardins. En effet, en cette période, la plupart des espèces d’oiseaux du jardin ont déjà réalisé leur première couvée. Les participants pourront ainsi avoir la chance d’observer, en plus des adultes, des jeunes en cours d’émancipation ! C’est par exemple le cas des merles, des mésanges ou des moineaux, qui étaient les 3 espèces les plus observées lors du précédent comptage en mai 2013.

Tous les citoyens sont invités à participer !
Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste ni de posséder un grand jardin pour y participer. Il suffit de choisir une date (le 24 ou le 25 mai), de se munir de la fiche d’observation qui aidera à identifier les oiseaux observés et de noter le nombre d’individus de chaque espèce observée pendant 1 heure dans le jardin de son choix ! Et pour finir, saisir les observations sur le site Internet de l’observatoire des oiseaux des jardins.
Pour les personnes ne possédant pas de jardin, il est tout à fait possible de réaliser le comptage dans un parc public urbain ou sur un balcon ! Et pour ceux craignant de ne pas réussir à identifier toutes les espèces observées, l’équipe de l’Observatoire est à leur disposition pour les aider. Il suffit d’envoyer une description de l’oiseau ou mieux, une photo à l’adresse : oiseauxdesjardins@lpo.fr avant la fin juin 2014.

Lors du comptage de mai 2013, plus de 20 000 oiseaux de 134 espèces différentes ont été observés dans plus de 700 jardins ! Gageons que le record sera battu cette année !
Pour ce faire, rendez-vous dans les jardins les 24 et 25 mai 2014

Informations complémentaires
Plus de renseignements sur www.oiseauxdesjardins.fr
Découvrez également d’autres observatoires de la biodiversité sur vigienature.fr
Opération menée avec le soutien financier de Cemex, EDF, Natureparif, la Fondation Bouygues Télécom et l’Europe.

avr 302014
 

Pour découvrir le monde fascinant de la nature la nuit, le Muséum national d’Histoire naturelle, Noé Conservation et l’Association française d’Astronomie lancent de mai à octobre 2014 une nouvelle enquête participative, « Insectes et Ciel étoilé ». L’objectif : proposer à tous, petits et grands, d’aider les chercheurs à mieux comprendre l’impact de l’éclairage artificiel sur la biodiversité.

Enquête participative Insectes et ciel étoiléUn environnement nocturne menacé
L’éclairage artificiel nocturne s’est fortement développé en France et représente aujourd’hui près de 40 % de la facture d’électricité des communes. Une grande partie du territoire est concerné par cette pollution lumineuse et l’impact de ce phénomène sur la biodiversité est encore méconnu. La question se pose en effet lorsque l’on prend conscience des nombreuses « merveilles » naturelles qui peuplent l’univers nocturne. Il existe par exemple en France métropolitaine près de 20 fois plus d’espèces de papillons de nuit que de papillons de jour et, par nuit noire, on peut voir dans le ciel près de 2 000 étoiles !

Des impacts encore méconnus
L’enquête « Insectes et Ciel étoilé » a pour objectif d’évaluer à grande échelle l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité, en couplant l’observation des étoiles à celle des insectes nocturnes. L’observation des étoiles visibles permettra de mesurer la pollution lumineuse, celle des insectes donnera une indication de l’abondance et de la diversité des espèces présentes.

Un double protocole
Le protocole, ouvert à tous, comporte deux volets. Il ne nécessite ni matériel compliqué, ni compétences préalables en astronomie ou en entomologie : un guide est à disposition des participants pour les aider à reconnaître les insectes et les étoiles.
La première phase « Insectes » consiste à installer au coucher du soleil une ampoule au-dessus d’un drap blanc et à y compter et identifier, une heure après, les petites bêtes qui auront été attirées.
La seconde phase « Ciel Étoilé » peut ou non se réaliser la même nuit. Après avoir habitué ses yeux à l’obscurité, il faudra repérer dans le ciel une des trois constellations (selon la période d’observation) : Lion, Vierge ou Cygne, puis noter les étoiles de la constellation visibles à l’œil nu.
Enfin, la dernière étape, essentielle pour que les données puissent être analysées par les chercheurs, est la saisie des observations sur le site internet.

Pour réaliser chez soi « Insectes et Ciel étoilé », profiter d’une soirée originale en famille, s’initier à la reconnaissance des insectes et des étoiles, monter une animation… le protocole et tous les outils sont téléchargeables sur : insectesetcieletoile.fr

Une enquête en lien avec l’exposition “Nuit ». Cette exposition du Muséum national d’Histoire naturelle aborde l’astronomie, la biologie des animaux nocturnes, le sommeil, la mythologie, sans oublier les pollutions lumineuses. Actuellement dans la Grande Galerie de l’Évolution. Pour plus d’informations : nuit.mnhn.fr

fév 132014
 

Exposition Mille et une Orchidées, photo F.-G. Grandin / MNHN
Le Jardin des Plantes (Muséum national d’Histoire naturelle), renouvelle sa grande exposition d’orchidées dans les grandes serres en 2014, le rendez-vous parisien incontournable autour de ces fleurs mythiques.

C’est dans un somptueux écrin végétal composé de plus d’un millier de plantes que les visiteurs sont invités à découvrir cette année la famille des orchidées originaires des 5 continents. Riche de 30 000 espèces, elle se répartit en Afrique, Asie, Amériques, Océanie (dont la Nouvelle-Calédonie) et en Europe dont 160 espèces en France.
Des plantes sélectionnées dans la collection des 1000 espèces « sauvages » gardées dans les serres de l’Arboretum de Chèvreloup près de Versailles et une scénographie élégante, feront faire aux visiteurs un tour du monde des orchidées. Les serres d’Auteuil de la Ville de Paris ont été invitées à la manifestation. Quelques-unes des orchidées extraites de leurs collections extraordinaires et secrètes seront dévoilées au public.
Il a été confié à quatre producteurs français d’orchidées (A. M. Orchidées, La Cour des Orchidées, Ryanne Orchidée et Vacherot & Lecoufle) la création de quatre scènes particulières où ils mettront en valeur dans des décors contemporains et naturels des plantes exceptionnelles. Enfin, les voix de la forêt viennent habiter la grande serre, cantŭs animalis. L’installation de l’artiste Rodolphe Alexis et de la Société Euphonia renforcera l’illusion tropicale par un système de diffusion sonore innovant, en partenariat avec Lumière & Son Paris mais … chut ! tendez l’oreille…

Cette exposition sera l’occasion d’un voyage planétaire dans le monde des orchidées dont les plus beaux exemplaires seront extraits des grandes collections parisiennes et des catalogues privés des meilleurs producteurs français.

Avec l’appui de l’Association Française, Culture et Protection des Orchidées (AFCPO) et de la Société Française d’Orchidophilie (S.F.O.).

Phalaenosis, exposition Mille et une orchidées, photo F.-G. Grandin / MNHNInformations pratiques
Du 13 février au 10 mars 2014 dans les grandes serres.
Ouverture tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 16h45, fermeture des caisses, 17h fermetures des serres.

Tarifs : 6 et 4 €.
Gratuit : conseils de l’AFCPO et de la SFO.
Vente d’orchidées, d’ouvrages, brochures et revues.

Accès par le Jardin des Plantes, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. En cas de fermeture du jardin accès par le 18, rue Buffon.
Métro : ligne 5, station Gare d’Austerlitz, ligne 7, stations Censier ou Jussieu.

Informations sur www.jardindesplantes.net et sur www.facebook.com/jardindesplantes

jan 222014
 

"Images d'oiseaux", exposition au Cabinet d’Histoire
Le Muséum National d’Histoire Naturelle présente, au Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, une sélection d’ouvrages, d’estampes, de dessins et d’aquarelles ornithologiques : couleurs, matières, mouvements, les artistes naturalistes ont toujours rivalisé avec la nature elle-même afin de peindre la beauté des oiseaux, pour l’intérêt des scientifiques et le plaisir des profanes.

Ces illustrations remarquables sont également mises en regard de certains beaux spécimens naturalisés, permettant ainsi de comparer l’image et le modèle. Dans les deux salles, dont l’une est consacrée aux oiseaux d’Europe et l’autre aux oiseaux exotiques, sont exposés les plus emblématiques livres illustrés ornithologiques du XVIe siècle au XIXe siècle avec leurs estampes exceptionnelles, à travers lesquels on suit les progrès de la connaissance zoologique et la progression de l’art de la gravure.

À ces ouvrages viennent s’ajouter de très beaux dessins, esquisses et aquarelles, dont les plus remarquables sont sans doute les œuvres de la collection des vélins du Muséum, collection royale commencée par Gaston d’Orléans au XVIIe siècle et poursuivie après la Révolution par le Muséum. Des sculptures de François Pompon et des tableaux de fauconnerie complètent ce très beau panorama.

Informations pratiques
Du 22 janvier au 28 avril 2014
Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, 57, rue Cuvier, 75005 Paris.
Tous les jours de 10h à 16h40, sauf le mardi. De 10h à 17h40 samedi, dimanche et jours fériés à partir du 5 avril.
Tarifs : 3 € / 1 €.
Accessible aux visiteurs en situation de handicap moteur.

déc 042013
 

HERBIER 2.0
Une websérie documentaire inédite sur la rénovation de l’Herbier du Muséum national d’Histoire naturelle, accessible sur www.webdoc-herbier.com depuis le 28 novembre, sur les sites internet du Muséum, du CNRS et à suivre chaque semaine sur universcience.tv.

A l’occasion de l’ouverture de la Galerie de Botanique du Jardin des Plantes et du lancement d’HERBIER 2.0, le Muséum et Universcience (universcience.tv) se sont associés pour un numéro spécial le 29 novembre dernier.

En 2009, une équipe de réalisateurs-photographes décide de suivre la métamorphose de l’Herbier du Muséum national d’Histoire naturelle. Quatre ans plus tard, cette rénovation du sol au plafond se termine : 8 millions de spécimens inventoriés, restaurés, reclassés et en grande partie numérisés dans un bâtiment refait à neuf ! La série s’attache aux petites histoires humaines et scientifiques qui sont autant de fenêtres ouvertes sur les collections botaniques normalement fermées au public.

Au fil des 40 chroniques de cette websérie, on découvre la richesse des collections botaniques et l’engagement passionné des scientifiques de l’Herbier National. Pendant les travaux, leurs recherches continuent : sur la flore de Nouvelle-Calédonie, la description de champignons inconnus, l’identification de moisissures, la généalogie des légumineuses, la génétique des plantes cultivées dans Paris lors du siège de 1870, l’inventaire des algues rouges présentes dans tous les océans du monde, ou encore la modélisation des réactions des bananiers face au changement climatique.

Cette rénovation raconte également la réorganisation des collections botaniques à l’aune des nouvelles connaissances scientifiques. C’est-à-dire, non plus en fonction des zones géographiques où poussent les plantes, mais suivant leurs liens de parenté, leur phylogénie, disent les spécialistes de la classification.

Enfin, c’est aussi tout l’enjeu que représentent la numérisation et la mise en ligne de tous les échantillons qu’appréhende cette websérie. Et l’on comprend que l’Herbier National du Muséum devient ainsi le premier herbier virtuel au monde.

Teaser déjà disponible sur www.webdoc-herbier.com
Et deux chroniques en avant première :

Réalisé par Anne-France Sion, Vincent Gaullier et Carlos Muñoz Yagüe, coproduit par Ex Nihilo, Look at Sciences, Universcience (Cité des sciences / Palais de la Découverte), Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS Images.

déc 032013
 

L'Herbier du Muséum (couverture)
Dans le cadre de l’ouverture de la Galerie de Botanique, paraît le 4 décembre le beau livre L’Herbier du Muséum. Un ouvrage collectif sur le plus grand et plus ancien herbier au monde, que le chantier de rénovation tout juste achevé fait entrer de plain-pied dans le XXIe siècle.

Les collections de l’Herbier du Muséum, conservées au Jardin des Plantes, ne cessent de s’enrichir depuis près de 450 ans. Elles sont aujourd’hui estimées à huit millions de spécimens provenant de toutes les régions du monde et appartenant à tous les groupes de végétaux, ce qui fait de l’Herbier national, le plus remarquable herbier du monde tant par son volume que par sa valeur scientifique et historique.

Ce livre, écrit par les botanistes du Muséum, raconte l’aventure de l’Herbier depuis le Cabinet du roi en 1635 jusqu’à sa récente rénovation, le voyage des plantes par-delà les océans, leurs usages, les systèmes de classification, l’introduction et la disparition des espèces. Il présente les portraits des grands botanistes qui l’ont constitué, dont Tournefort, les Jussieu, Humboldt et Bonpland, ainsi qu’une sélection commentée de plus de quatre-vingt planches, parmi les plus belles de la collection.

On pourra ainsi admirer le premier échantillon de Bougainvillier, rapporté du Brésil par Commerson, les couronnes de fleurs découvertes dans le sarcophage de Ramsès II, les différentes espèces de blé collectées par Adanson, ou les fleurs du désert de Théodore Monod.

Séchées, repliées, étiquetées, annotées au fil du temps, les plantes conservées dans l’Herbier sont bien vivantes. À travers cet extraordinaire aperçu de la variété et de la beauté de la flore mondiale, c’est aux enjeux de la biodiversité que nous sensibilise ce livre.

L’Herbier du Muséum – L’aventure d’une collection
Coédition ArtlysMuséum national d’Histoire naturelle
160 pages, environ 200 illustrations. 25 €.

Cet ouvrage collectif est le fruit du travail des équipes de chercheurs et chargés des collections de botanique du Muséum, notamment : Cécile Aupic, Benoît Carré, Thierry Deroin, Joëlle Dupont, Thomas Haevermans, Florian Jabbour, Denis Lamy, Line Le Gall, Odile Poncy, Corinne Sarthou et Catherine Vadon.