jan 232013
 

Site Les Herbonautes

Suite à la numérisation de l’Herbier du Muséum national d’Histoire naturelle et dans le cadre du programme E-ReColNat, le premier site de sciences participatives consacré aux collections d’herbiers vient d’ouvrir ! Rendez-vous sur lesherbonautes.mnhn.fr

Quel est l’objectif ?
Le site « Les herbonautes » propose au grand public de contribuer à la création d’une base de données scientifique à partir des millions de photos des plantes de l’Herbier national situé au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Avec l’aide des internautes, le site souhaite faire d’une banque d’images une base de données accessible à tous.

Quel est le principe ?
Le site « Les herbonautes » propose des « missions ».
Chacune d’entre elles comporte entre 250 et 2500 images de spécimens qui répondent à une question scientifique. L’internaute choisit au hasard une image qu’il devra identifier et renseigner. Il explore alors l’image de la plante et son étiquette et détermine où et par quels botanistes elle a été récoltée.
Afin de valider les données, chacune de ces images sera proposée plusieurs fois sur le site. En cas de contradiction, un forum permet aux participants de discuter et de choisir la donnée la plus pertinente. À l’issue de la mission, un compte-rendu est diffusé sur le site et les informations sont incorporées à la base de données Sonnerat (base du réseau des herbiers de France), et va alimenter celles de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (http://inpn.mnhn.fr), ainsi que les grandes bases internationales sur la biodiversité (GBIF). L’animation des communautés d’herbonautes se fait en collaboration avec l’association Tela Botanica.

Le saviez-vous ? Rien qu’à l’Herbier national, plus de 6 millions de photos sont disponibles. Ce nombre doublera en incluant les autres herbiers de France. Une seule personne mettrait 500 ans pour informatiser la totalité. Continue reading »

oct 252012
 

Pour cette nouvelle étape dans la réalisation de la Liste rouge des espèces menacées en France, le risque de disparition de plus d’un millier de plantes, parmi les plus rares du territoire, a été examiné. Les résultats montrent qu’au moins 512 espèces sont menacées de disparition. Cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Logo UICN France

Au sein de la flore, les plantes dites « vasculaires » regroupent l’ensemble des fougères et des plantes à graines ou à fleurs. En France métropolitaine, on estime qu’il en existe plus de 4 400 espèces différentes, certaines communes et d’autres très rares. Dans la perspective d’évaluer progressivement le risque de disparition de toutes ces plantes, l’état des lieux a ciblé dans un premier temps 1 048 espèces, sous-espèces et variétés, qui avaient auparavant été sélectionnées pour figurer dans le « Livre rouge de la flore menacée de France ».

Logo Muséum National d'Histoire Naturelle

Menaces sur la flore métropolitaine
La destruction et la modification des milieux naturels figurent au rang des principales menaces pesant sur la flore de métropole.
Ainsi, le panicaut vivipare, petite plante à fleurs bleues, et le liparis de Loesel, une orchidée discrète, sont tous deux victimes de l’urbanisation et de l’abandon du pâturage extensif. Le premier a vu presque toutes ses localités disparaître depuis 40 ans et a été classé « En danger critique » ; le second est classé « Vulnérable ». Les atteintes aux milieux naturels, comme la pollution des milieux humides ou leur drainage, affectent des espèces comme la saxifrage œil-de-bouc, plante vivace aux pétales jaune doré classée « En danger critique », et la salicaire faux-thésium, espèce annuelle munies de toutes petites fleurs roses groupées à l’aisselle des feuilles, classée « En danger ». Comme d’autres plantes rarissimes, cette dernière est également menacée par la construction d’infrastructures. Enfin, l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles est à l’origine de la régression de nombreuses espèces, comme l’alsine sétacée, plante grêle aux fleurs blanches classée « En danger », et le bouleau nain, un arbuste « Quasi menacé », qui subissent l’envahissement par les broussailles des pâturages délaissés.

Parmi les plantes menacées, 73 espèces sont strictement endémiques du territoire métropolitain, ce qui signifie qu’elles n’existent nulle part ailleurs dans le monde. C’est le cas de l’armérie de Belgentier et de la violette de Rouen, toutes deux « En danger critique ». Trois autres espèces endémiques sont déjà « Éteintes à l’état sauvage » et ne subsistent plus que dans des jardins botaniques. Une quatrième, la violette de Cry, est désormais « Éteinte ».

Des efforts de conservation à amplifier
Pour faire face à ces menaces, de nombreuses actions sont mises en œuvre en France.
Plusieurs espèces, comme la saxifrage œil-de-bouc et le liparis de Loesel, font l’objet de Plans nationaux d’actions. Des sites naturels abritant des plantes menacées, comme la benoîte à fruits divers ou la dioscorée des Pyrénées, bénéficient de mesures de gestion et de protection. Et le développement de banques de graines et de cultures de plants permet d’assurer la conservation ex situ des espèces les plus menacées. Pour mettre en œuvre ces actions et renforcer les connaissances, de nombreux acteurs, parmi lesquels les Conservatoires botaniques nationaux, se mobilisent sur le terrain.

Cette nouvelle avancée de la Liste rouge des espèces menacées en France permet désormais de hiérarchiser les espèces en fonction des menaces et contribue à établir des priorités d’actions. À terme, le chapitre consacré à la flore vasculaire fournira une base cohérente pour orienter les stratégies de connaissance et de préservation de la biodiversité végétale en France.

oct 142012
 

Dahlia imperialis dans la Grande Perspective du Jardin des Plantes de Paris en automne, Paris 5e (75)

Tant que les températures restent suffisamment douces, le dahlia bambou (Dahlia imperialis) continue sa croissance démesurée et se hisse toujours plus haut. Cette espèce exotique ne fleurit qu’en plein hiver dans les régions où il ne gèle pas. Ailleurs, comme ici au Jardin des Plantes de Paris (Paris 5e), cette espèce est cultivée pour son feuillage imposant et son gigantisme qui donne un caractère exotique aux massifs et aux plates-bandes estivales.

Ce dahlia atteint une hauteur impressionnante, 2,50 à 3 m étant une taille assez fréquente. Quand ils s’apprêtent à fleurir (si l’hiver le permet), certains sujets peuvent atteindre les 4 m de hauteur. Végétation XXL !

oct 132012
 

Fête de la Science 2012 au Muséum

Les 13 et 14 octobre 2012, à l’occasion de la Fête de la Science, les scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle (Paris 5e) ouvrent les portes de leurs laboratoires afin de présenter au public leurs métiers et leurs sujets de recherche.

La Fête de la Science est le seul moment de l’année où le public peut accéder à ces lieux de recherche et découvrir les collections historiques et scientifiques, non exposées dans les galeries.
Au programme : Une trentaine d’ateliers animés par une centaine de chercheurs. Visites de laboratoires, films et animations diverses attendent les visiteurs enfants et adultes !
À noter : L’ensemble des activités proposées dans ce programme sont gratuites. Exceptionnellement, l’exposition permanente de la Grande Galerie de l’Évolution est en accès libre pendant les journées grand public.

Le programme complet de la Fête de la Science au Muséum national d’histoire naturelle.
Cette année, la Fête de la Science en Ile-de-France est coordonnée par le Muséum national d’Histoire naturelle.

août 272012
 

Grands parterres du Jardin des Plantes (Muséum national d'Histoire Naturelle), Paris 5e (75)

Les décorations florales estivales plantées dans les grands parterres du Jardin des Plantes de Paris, avec en perspective la Grande Galerie de l’Évolution, ont beaucoup poussé et pris par endroits des aspects de jungle. Exubérance et fleurs à foison !

Grands parterres du Jardin des Plantes (Muséum national d'Histoire Naturelle), Paris 5e (75)

C’est le moment d’aller y faire une grande balade sans oublier de prendre un calepin pour noter toutes les espèces ou variétés intéressantes. Et elles sont nombreuses !!!

août 222012
 

Nuit européenne de la chauve-souris 2012

2012, année de la chauve-souris, est l’occasion pour le Muséum national d’Histoire Naturelle de mieux faire connaître cet animal mystérieux et souvent menacé. Pour la Nuit internationale de la chauve-souris (25 août), il vous propose un programme en deux parties.

  • 19h30 à 21h30 : projections et explications pour apprendre à reconnaître et repérer les chauves-souris ;
  • À partir de 21h30 : visite dans le Jardin des Plantes à la nuit tombée à la recherche de ces animaux nocturnes, sous la conduite d’un scientifique.

Les déambulations durent 40 minutes et s’effectuent par petits groupes.

Pour en savoir plus sur la nuit de la chauve-souris : www.nuitdelachauvesouris.com
Pour en savoir plus sur l’année de la chauve-souris : www.yearofthebat.org
Certains ouvrages sont en vente à la Boutique de la Grande Galerie de l’Évolution vous y trouverez aussi des peluches de chauve-souris.
Gratuit, sur inscription auprès de l’accueil des publics à partir du 22 août.
Renseignements au 01 40 79 56 01.