jan 172011
 

Les abeilles s’en sont données hier à coeur joie sur mon balcon, mais elles n’étaient pas toutes seules. Les merles sont venus terminer les baies de Sarcococca et comme cela ne suffisait pas à leur appétit vorace, ils ont un peu beaucoup labouré les jardinières en quête de vers et autres vermisseaux.

Dégâts des oiseaux sur balcon

Grande jardinière avec le terreau retourné par les merles, sur mon balcon, 16 janvier 2011, photo Alain Delavie

C’est une bonne chose dans un sens, car les merles se délectent notamment des larves d’othiorhynques, des insectes parasites qui poinçonnent les feuilles des arbustes d’ornement pendant la belle saison et qui prolifèrent dans la capitale.
Les oiseaux peuvent aussi trouver des chenilles qui hivernent dans le sol et des petites limaces, les plus terribles d’ailleurs pour les jeunes pousses. Donc rien à dire sur le principe…

Dégâts des oiseaux sur balcon

Grande jardinière avec le terreau retourné par les merles, sur mon balcon, 16 janvier 2011, photo Alain Delavie

Mais sur la forme, ce n’est pas pareil ! Bonjour les dégâts. Quels petits cochons ces oiseaux !
D’un coup de bec vigoureux, ils balancent le terreau partout autour d’eux et autour de la jardinière. Déjà que le balcon n’avait pas vraiment bel aspect avec l’hiver, maintenant, c’est… dégueulasse. Et ça ne fait que commencer, car les plantes ne vont pas recouvrir le terreau avant quelques mois encore, sic !

déc 192010
 

Le tapis de neige qui a recouvert les rues, les parcs et les jardins de Paris ces dernières heures s’est vite marqué de traces les plus diverses. Trainées des vélos, pas des humains, pattes de chiens et traces d’oiseaux. Celles des pigeons forment de jolis dessins stylisés. À suivre dans le sens opposé de la flèche !

Traces d'animaux (oiseaux) dans la neige

Traces de pattes de pigeons dans la neige, Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Des traces bien régulières, presque en file indienne, trois doigts devant, un derrière.

Traces d'animaux (oiseaux) dans la neige

Traces de pattes de pigeons dans la neige, Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Traces d'animaux (oiseaux) dans la neige

Traces de pattes de pigeons dans la neige, Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

On dirait des petits avions ou des oiseaux stylisés qui se suivent…

Traces d'animaux (oiseaux) dans la neige

Traces de pattes de pigeons dans la neige, Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Ce pigeon la n’a fait qu’un bref détour sur le rebord du trottoir.

Oiseaux dans la neige

Pigeons dans la neige, Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Quand on parle du pigeon, il n’est jamais très loin dans Paris. Et voici nos faiseurs de traces en train de se geler les pattes sur le neige gelée où la pitance est rare. Dans les jardins, sur les balcons et les terrasses, il est temps d’accrocher des boules de graisse et de donner des mélanges de graines pour les petits oiseaux, sans oublier des abreuvoirs remplis d’eau non glacé.

Recommandations de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) :
En hiver, c’est le manque de nourriture qui menace les oiseaux, bien plus que le froid. Pour maintenir une température corporelle constante (40-42°C), ils disposent d’un système élaboré de thermorégulation, et mettent en action des stratégies de rassemblement. Pourtant, malgré ces techniques de résistance, ils doivent inlassablement chercher de la nourriture pour ne pas mourir de froid. Or, les jours raccourcissent, les ressources alimentaires se raréfient et sont masquées par la neige et le verglas. Les oiseaux ont donc plus que jamais besoin de vous. Pour les aider à se nourrir, vous pouvez installer des mangeoires hors d’atteinte des prédateurs. Vous y placerez des aliments riches en hydrates de carbone et en graisse, de préférence le matin de bonne heure et le soir avant le rassemblement des oiseaux en dortoir. Ils pourront ainsi reconstituer leurs réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits d’hiver. Ces mangeoires doivent être régulièrement nettoyées afin d’éviter la propagation des maladies, et permettre le maintien de la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries.

Attention, cependant, les oiseaux ne doivent être nourris que pendant la période sensible, à savoir de fin novembre à fin mars, afin de respecter leur comportement naturel.

Pour permettre aux oiseaux de se désaltérer et de se baigner (l’entretien du plumage étant primordial pour lutter contre le froid), vous pouvez leur fournir un abreuvoir. Vous veillerez à renouveler l’eau deux fois par jour et à la maintenir libre de glace en ajoutant simplement et uniquement de l’eau tiède.

déc 102010
 

La Mairie du 19e arrondissement de Paris accueille le Festival de la Fleur et de l’Oiseau, le samedi 11 et le dimanche 12 décembre.

Oiseau et orchidée : canari (serin) et phalaenopsis

Canari et phalaenopsis, photo DR

Le Club Européen pour l’étude du Canari Bernois et la Société Française d’Orchidophilie vous proposent de venir découvrir de nombreuses espèces d’oiseaux et orchidées.

Entrée libre – Ouverture de l’exposition de 10h à 18h.

Salle des fêtes de la Mairie du 19e arrondissement,
5/7 place Armand Carrel,
75019 Paris.
Métro : ligne 5, station Laumière.
Bus : 48 – 60 – 75

nov 062010
 

Moment fort de l’année internationale 2010 de la biodiversité, la 10e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (sommet mondial de Nagoya) a été l’occasion pour Natureparif de dévoiler un premier état de santé de la biodiversité francilienne.

Cet état de santé a été réalisé sur la base des données recueillies dans le cadre de trois programmes Vigie-Nature menés en Île-de-France, comparées à celles obtenues dans les départements limitrophes (appelés zone témoin). À travers trois indicateurs – oiseaux, chauve-souris et papillons – l’agence pour la nature et la biodiversité en Île-de-France a dressé un panorama de la situation actuelle.

On constate qu’en forêt comme dans les milieux agricoles, selon les groupes d’espèces étudiés, l’Île-de-France accueille de 7 à 33% d’individus de moins par rapport à la zone témoin. Cette différence passe à plus de 85% pour les chauves-souris forestières si on exclue la Pipistrelle commune, très tolérante vis-à-vis des perturbations humaines. Enfin, les milieux urbains, s’ils n’ont pas subi de chute des effectifs concernant les oiseaux ces dix dernières années, se révèlent beaucoup moins hospitaliers pour les chauves-souris et les papillons que les milieux ruraux avec jusqu’à 85% d’effectifs en moins concernant la Pipistrelle commune.

Cette étude démontre donc que la biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national.

Pourquoi oiseaux, chauves-souris et papillons ?
Les données relatives aux communautés d’oiseaux communs constituent l’un des outils les plus robustes pour appréhender l’état de santé de la biodiversité, véritable tissu vivant composé de quantités incalculables de gènes, d’espèces et d’écosystèmes, et surtout de toutes les interactions entre tous ces composants. Les communautés d’oiseaux comportent des espèces aux régimes alimentaires, aux stratégies de reproduction et aux comportements migratoires variés. Comme le bilan sanguin apporte quantité d’informations sur l’état de santé d’une personne, un état des lieux des communautés d’oiseaux communs fournit des indications fiables de l’état de la biodiversité en général pour nos villes, villages et campagnes.
Parallèlement, s’intéresser aux populations de chauves-souris, c’est se pencher sur un groupe d’espèces qui présente deux particularités les rendant très sensibles aux dégradations environnementales : elles sont strictement insectivores et rentrent en léthargie -en hibernation- pendant les mois d’hiver. Elles sont donc très fortement pénalisées lorsque leur ressource, les insectes, vient à manquer. Par ailleurs, pour hiberner, elles stockent des réserves adipeuses (graisseuses) constituées pour l’essentiel d’adipocytes bruns, propices à l’accumulation de toxines, faisant de ce groupe un bon indicateur de la charge en polluants présente dans l’environnement. L’état des communautés de chauves-souris vient ainsi compléter plus finement l’évaluation de l’état de santé de la biodiversité obtenu à partir de l’étude des communautés d’oiseaux communs.
Compléter ces premières indications par les jeux de données relatifs aux papillons donne des indications sur l’intensité de l’usage des biocides. En effet, au stade larvaire, le papillon est chenille, strictement consommatrice de végétaux, et donc cible privilégiée des pesticides.
Enfin, point commun à ces trois grandes familles d’espèces sauvages, la dégradation voire la disparition de leurs milieux, y compris quand elle est structurelle (comme la fragmentation des habitats par exemple), pèse lourdement sur leur état de santé. Celle-ci les prive en effet de leur habitat, de lieux de reproduction ou de ressources alimentaires. Comparer d’une année sur l’autre leur présence, leur abondance, leur répartition, c’est évaluer le niveau de menace pesant sur la biodiversité.

Les résultats constatés :
Au plan national, après une chute des effectifs spectaculaire de près de 25% de 1989 à 2011, la période 2001-2009 est marquée par une très forte tendance à la stabilisation, exception faite des espèces généralistes pour lesquelles ces taux se sont très nettement inversés passant d’une tendance négative (-8.5) à une tendance fortement positive (+14.5).

Un déclin très marqué de certaines espèces forestières
Pour les espèces spécialistes des milieux agricoles, la situation en Île-de-France ne diffère pas notablement des tendances nationales. Les espèces agricoles franciliennes restent remarquablement stables. Le déclin des forestiers, par contre, est presque deux fois plus prononcé en Île-de-France. Ce déclin est imputable à deux espèces: le Pouillot fitis et la Sitelle torchepot. En effet, tandis que le premier est stable en France depuis 2001 après avoir très fortement décliné de 1989 à 2001, et que la seconde a même cru de près de 15% depuis 2001, les résultats franciliens montrent des déclins respectifs de près de 60% et de 39%. Tandis que le réchauffement climatique est mis en cause pour le pouillot, dont le gros des troupes se trouve en Scandinavie, on peut rapprocher le déclin de la Sitelle torchepot de celui des espèces de mésanges forestières, dont les exigences écologiques sont proches. Comme nous pourrons le voir de manière bien plus spectaculaire encore avec les analyses portant sur les chauves-souris, les forêts franciliennes semblent pâtir de leur isolement et d’une pression anthropique élevée, hypothèse probable qui expliquerait le déclin très marqué de certaines espèces forestières dans notre région.

Un accroissement élevé des espèces spécialistes du bâti
Les espèces spécialistes du bâti croissent de 13,2% au niveau régional, quand au niveau national les tendances accusent une baisse de 3,9%. En décomposant cette tendance régionale pour déterminer quelles espèces contribuent le plus fortement à ce taux, on constate que ce sont principalement le Martinet noir et la Pie bavarde. En effet, si les populations de ces deux espèces se sont montrées respectivement stables et en augmentation de 5% au niveau national de 2001 à 2009, en Île-de-France en revanche, elles enregistrent une croissance de 37 et de 39 % sur la même période. Parmi de possibles explications à ce phénomène, signalons que le Martinet noir est une espèce originaire de milieux rupestres utilisant les bâtiments comme ses falaises d’origine. L’artificialisation devrait donc lui offrir à priori plus de possibilité pour établir son nid. C’est une espèce très peu sensible à l’abondance de ressources en insectes au niveau local car cet oiseau se nourrit de plancton aérien, composé de très petits insectes et surtout, il parcourt pour se nourrir de très grandes distances et dispose donc, même lorsqu’il est nicheur au cœur de la région, d’un large territoire de chasse.
La Pie bavarde de son côté, bénéficie d’un faible taux de destruction en Île-de-France, tandis qu’elle est encore très largement chassée ailleurs en France. La pie bénéficie en outre en milieu urbain d’une forte disponibilité en nourriture et d’une faible prédation. Ces bonnes conditions et ce faible taux de destruction humaine induit un fort taux l’accroissement et une survie plus élevée dans les zones urbaines et périurbaines, comme ont pu le montrer des études réalisées en Seine-Saint-Denis notamment.

Situation contrastée pour les espèces généralistes
Enfin, les espèces généralistes ne montrent pas en région parisienne l’éclatante santé dont elles bénéficient au niveau national. Pourtant la Corneille noire et le Pigeon ramier y bénéficient d’un accroissement sans pareil : de respectivement 49% et 87 % à l’échelle régionale contre 6% et 47% dans tout le pays. Mais ce sont en fait les deux mésanges les plus communes, la Mésange bleue et la Mésange charbonnière, qui contrairement à leur tendance nationale de +14%, marquent un déclin en Île-de-France de respectivement de 5% et 6%. Si corneille et ramier se sont montrés particulièrement efficaces en milieu urbain et périurbain ces quinze dernières années, les deux mésanges semblent bien ne pas bénéficier du caractère très anthropisé de la région sans qu’on ait pour l’instant d’hypothèse plausible permettant d’expliquer cet état de fait.

sept 102010
 

En ce début de septembre, les décorations florales estivales du Jardin du Luxembourg sont à leur apogée et offrent un camaïeu de pourpre et de bleu du plus bel effet. Beaucoup d’idées à prendre pour de futures plantations ! Ces parterres fleuris sont aussi le royaume des piafs parisiens, les larges feuilles des cardons devenant des perchoirs fort animés.

Perchoir végétal pour oiseaux parisiens

Moineau parisien sur les larges feuilles d'un cardon dans les parterres fleuris du Jardin du Luxembourg (Paris 6e), septembre 2010, photo Alain Delavie

Ces moineaux habitués aux passants posent pour les photographes ou s’envolent en se chamaillant.

Perchoir végétal pour les oiseaux parisiens

Moineaux parisiens sur les larges feuilles d'un cardon dans les parterres fleuris du Jardin du Luxembourg (Paris 6e), septembre 2010, photo Alain Delavie

Chaque pied de cardon est bien habité. Un vrai HLM de luxe pour les moineaux des beaux quartiers.

Perchoir végétal pour oiseaux parisiens

Moineaux parisiens sur les larges feuilles d'un cardon dans les parterres fleuris du Jardin du Luxembourg (Paris 6e), septembre 2010, photo Alain Delavie

Perchoir végétal pour oiseaux parisiens

Moineaux parisiens sur les larges feuilles d'un cardon dans les parterres fleuris du Jardin du Luxembourg (Paris 6e), septembre 2010, photo Alain Delavie

Perchoir végétal pour oiseaux parisiens

Moineaux parisiens sur les larges feuilles d'un cardon dans les parterres fleuris du Jardin du Luxembourg (Paris 6e), septembre 2010, photo Alain Delavie

Les moineaux parisiens ont fait l’objet d’une enquête entre 2003 et 2007. Pour mémoire, voici les conclusions publiées en 2008 par la LPO :
Situation en 2008
• Davantage de moineaux dans l’est de Paris
L’enquête montre qu’il existe de grosses différences de densité selon les quartiers. Il y a beaucoup plus de moineaux dans l’est de Paris et en particulier à sa périphérie, il y en a nettement moins dans un quart ouest. Ce phénomène a déjà été constaté à Londres. Il semble qu’il y ait une relation entre le prix du mètre carré immobilier et la densité de moineaux. Il est possible que dans les quartiers les plus riches, mieux entretenus, il y ait moins de trous dans les immeubles pour nicher, moins de déchets pour se nourrir, moins « d’herbes folles » (et donc moins d’insectes pour nourrir les jeunes en particulier).

Évolution depuis 5 ans
• Mieux que dans d’autres capitales, mais un peu moins bien qu’ailleurs en France
Entre 2003 et 2007, la population de moineaux domestiques est restée stable dans dix-huit arrondissements de Paris sur vingt, alors qu’elle est en légère augmentation dans toute la France. Cette situation tranche nettement avec celle de Londres et d’autres villes européennes (Hambourg, Gand et Prague) qui connaissent des baisses très marquées.

• Une très forte baisse dans certains quartiers
Cette stabilité doit toutefois être relativisée car deux arrondissements font exception avec des chutes brutales : le XIe (-92 %) et le XVe (-74%). Dans la période, ils ont rejoint les quartiers abritant le moins de moineaux. Les causes de ce phénomène sont probablement complexes. Il est peut-être lié aux changements d’activités et de population qui ont marqué ces quartiers ces dernières années. Ces baisses préfigurent peut-être l’évolution pour les années qui suivent dans les quartiers où le moineau est encore bien présent. Ces chiffres, statistiquement significatifs, correspondent à la période 2003-2007.
(Enquête Moineaux Corif / LPO)

Perchoir végétal pour oiseaux parisiens

Moineaux parisiens sur les larges feuilles d'un cardon dans les parterres fleuris du Jardin du Luxembourg (Paris 6e), septembre 2010, photo Alain Delavie

Le moineau domestique est une espèce anthropophile depuis des siècles. Il aime vivre et est commun là où l’homme est installé.
C’est un oiseau sédentaire qui vit en petits groupes. Pour se nourrir, il affectionne les graines de plantes cultivées ou sauvages. Il se nourrit en général à terre, mais il aime aussi attraper en vol les insectes qu’il utilise le plus souvent pour nourrir ses jeunes dans les tout premiers jours de leur vie. En ville, il est opportuniste et mange quasiment tout ce qu’il trouve.
Le moineau domestique construit un nid en forme de cuvette sous nos toits, dans des anfractuosités de murs et dans des haies à l’aide de brins de paille et de duvet. Le mâle et la femelle sont unis pour la vie. Le mâle a la tête grise et une bavette noire. Ses joues et sa gorge sont blanches. La femelle arbore une robe beige.

avr 292009
 

Les citadins sont invités à photographier les pigeons bisets d’Île-de-France.


La couleur corporelle chez les animaux résulte de nombreux processus
. Par exemple, la prédation peut avantager les colorations cryptiques (comme le camouflage de nombreux juvéniles et femelles) ; les conditions climatiques peuvent favoriser des colorations plus ou moins sombres ; le choix du partenaire reproducteur peut favoriser l’évolution de couleurs vives et remarquables (comme chez le mâle du paon). Mais cette couleur peut également refléter l’état de santé de l’individu car les pigments colorés sont liés au système immunitaire. Ces pressions de sélection peuvent varier d’un endroit à l’autre et d’un groupe d’individus à l’autre. Cette diversité peut conduire à une variabilité de coloration chez certaines espèces.

C’est le cas du pigeon biset urbain (Columba livia) dont les individus ne sont pas tous de la même couleur : il en existe des bruns, des noirs, des blancs, des roux, avec ou sans barres sombres.

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Cette variabilité résulte principalement de l’élevage de différentes lignées autrefois sélectionnées pour leurs couleurs. Mais comment cette variabilité s’est-elle maintenue au fil des générations ? Est-ce lié au fait que les pigeons vivent dans des micro-environnements dont les pressions de sélection différentes favorisent localement une coloration particulière ?

L’enquête vise à comprendre comment les différentes colorations de pigeons se répartissent en région parisienne.

L’opération « Couleurs de pigeons » a besoin de vous !

En envoyant vos photos, vous participez à la constitution d’une base de données collective qui permettra, grâce à la participation d’un grand nombre d’observateurs, d’avoir un échantillonnage fin de toute la région. Les résultats de cette enquête seront publiés sur le site Internet Le pigeon en ville et seront envoyés à tous les participants.