mai 082012
 

Les vivaces d'ombre Kermesse de belles obscures du 1er au 31 mai 2012

Dans la Jardinerie de curiosités Taffin, mai est un mois de terre. Jean-François Taffin expose pour la première fois son travail de céramiques. Des œuvres primales et pleines d’une énergie puisée de la terre. Terre humifère des sous-bois et des zones d’ombre que l’exposition sur les plantes vivaces d’ombre habille de variétés à découvrir. Mai est aussi un mois de rencontres et de conseils en paysagisme sur l’art du feng-shui au jardin. Harmonie et énergie au centre des débats.

Rien de plus passionnant que de travailler l’ombre et la mi-ombre. L’ambiance de sous-bois, le jeu sur la lumière, la lumière des feuillages, le clair-obscur…. Voilà qui est inspirant. Le mois de mai, mois des sous-bois fleuris, des scilles et du muguet sauvage est l’occasion de proposer une exposition consacrèe aux vivaces d’ombre et de mi-ombre. Des belles obscures qui méritent amplement de se retrouver à la lumière de la notoriété. Une multitude de possibles. Continue reading »

mar 152012
 

Banc et rideau de bambous, Hôtel A Quinta da Auga (www.aquintadaauga.com), Santiago de Compostela, Galice (Espagne)

J’espère que ce coin repos baigné de soleil vous laissera aussi rêveur que moi lorsque je l’ai découvert derrière l’hôtel A Quinta da Auga où j’ai séjourné quelques nuits lors de mon court voyage en Galice la semaine dernière.

Soleil, haie de bambous, banc et tapis de gazon, rien de plus simple, encore fallait-il y penser et le faire ! Endroit magique…
Cela donne une ambiance baignée de lumière tout en gardant une certaine fraîcheur quand on reste dans la partie ombragée. Le soleil de Galice était radieux ce jour là, comme pendant tout mon séjour d’ailleurs, ce beau pays souffrant d’une sécheresse exceptionnelle depuis deux mois.

Banc et rideau de bambous, Hôtel A Quinta da Auga (www.aquintadaauga.com), Santiago de Compostela, Galice (Espagne)

Petite précision, le gazon n’est pas naturel. C’est une pelouse synthétique. Bien imitée non ?

juin 092011
 

« Pouvez-vous nous renseigner sur les plantes fleuries si possible, qui pourraient se plaire sur une fenêtre ou un balcon à l’ombre. Et que les pucerons et autres nuisances dédaigneraient. Que pensez-vous de ce problème parisien ? » m’a demandé Mohair, fidèle lectrice de mon blog Paris côté jardin. Je vais donc essayer d’y répondre…

Des plantes fleuries à cultiver en pot ou en jardinière dans un emplacement ombragé, il y en a quand même un petit nombre facile à trouver, aussi bien parmi les fleurs annuelles que parmi les plantes vivaces ou les arbustes.

Balcon fleuri avec un bégonia Fragrance, un hosta plantain et un bégonia Dragon Wing

Balcon fleuri avec un bégonia Fragrance, un hosta plantain et un bégonia Dragon Wing, photo Alain Delavie

Voici quelques exemples choisis parmi les végétaux les plus communs (cliquer sur chaque mot souligné pour accéder à un autre article avec une ou des photos de la fleur en question) :

  • Les bégonias semperflorens (à petit développement avec des fleurs le plus souvent petites) et les bégonias tubéreux hybrides (à fleurs simples ou doubles, à port dressé ou retombant) et le fameux bégonia Dragon Wing, vite opulent et à la floraison particulièrement abondante et généreuse,
  • Les balsamines et les impatiens hybrides,
  • Les coléus (qui fleurissent en belles grappes lâches bleu violacé, mais que l’on ébouttonne le plus souvent pour préserver la beauté du feuillage coloré qui vaut souvent toutes les floraisons),
  • Les fuchsias (petits arbustes à port dressé ou étalé à retombant, très nombreuses variétés, mais pour la plupart peu rustiques),
  • Les misères (Tradescantia fluminensis et variétés; Gibasis siderasis) qui fleurissent discrètement mais assez longtemps au printemps et en été,
  • Les heuchères, heucherellas et tiarellas (la diversité et le nombre des variétés sont tels qu’il serait possible de faire un balcon uniquement avec ces plantes vivaces rustiques),
  • Un grand nombre d’hostas, du miniature au plus exubérant,
  • Les minis cyclamens (pour fleurir l’arrière-saison seulement, de septembre jusqu’au coeur de l’hiver tant que les températures ne sont pas trop basses).

Mais parmi ces plantes fleuries, certaines sont sensibles aux pucerons (les fuchsias notamment) et surtout aux araignées rouges ou au thrips, deux acariens redoutables en été qui déciment les potées de balsamines, d’impatiens et de coléus plus particulièrement. Attention aussi avec les fuchsias, très sensibles aux invasions de mouches blanches ou aleurodes, si difficiles à éliminer.
Sur un balcon ou un rebord de fenêtre en pleine ville, les hostas sont rarement attaqués par les limaces, très friandes de ces belles plantes qu’elles transforment en dentelle. Mais dans une cour ou un jardin de ville, il faut être plus vigilant, car les « baveux » s’invitent partout où l’humidité est suffisante.
Les bégonias tubéreux sont souvent sensibles aux attaques d’oïdium (ou blanc), un champignon parasite qui grille leur feuillage et les fleurs.

En conclusion, je retiendrai :

  • Pour la belle saison et l’été notamment, le bégonia Dragon Wing, qu’il soit rouge ou rose. C’est le plus robuste, insensible à la plupart des maladies ou ravageurs communs. À marier éventuellement avec des misères.
  • Pour un décor permanent qui va durer plusieurs années, les heuchères, les heucherellas, les tiarellas et les hostas. Ces plantes sont moins florifères, mais elles sont très rustiques et deviennent de plus en plus belles au fil des années. Les trois premières gardent leurs jolis feuillages en hiver, alors que les hostas s’endorment et disparaissent le temps de la mauvaise saison.

 

 

avr 172010
 

Cette belle fougère à frondes persistantes mates est d’une grande élégance, aussi bien en pot sur un balcon ombragé qu’en pleine terre, à l’ombre d’arbustes ou d’un mur.

Fougère rustique

Cyrtomium fortunei en pot sur mon balcon, avril 2010, photo Alain Delavie

Sur mon balcon, elle tient compagnie à mon gardénia rustique (Gardenia jasminoides ‘Kleim’s Hardy’). Ces deux plantes ont supporté les rigueurs de l’hiver dernier sans broncher. Et sans la moindre protection !

Cette fougère apprécie les emplacements ombragés, sans soleil brulant surtout. Peu exigeante, elle pousse dans un bon terreau bien drainé, qui est maintenu frais pendant la belle saison par des arrosages réguliers. Ici à Paris, elle a supporté les apports d’eau de ville, pourtant très dure et chargée en calcaire.

Depuis que le printemps s’est installé et que les températures sont restées positives, le pied a émis de nombreuses frondes, renouvelant presque complètement l’ancien feuillage. Une belle vigueur, sans avoir besoin d’apporter de l’engrais. J’ai toutefois surfacé la potée et fait un apport de corne torréfiée pour stimuler la croissance tout au long de la belle saison.