avr 092012
 

Bouleaux et buis, parc André Citroën, Paris 15e (75)

Un damier de buis taillés en cubes, quelques bouleaux aux troncs bien blancs, le début du printemps pour avoir le vert fluo des jeunes pousses des buis… Une réalisation simple, mais ingénieuse et très design qui se laisse admirer dans le parc André Citroën (Paris 15e).

Bouleaux et buis, parc André Citroën, Paris 15e (75)

Le saviez-vous ?
Les maîtres d’œuvre du parc sont les paysagistes Gilles Clément et Allain Provost, les architectes Patrick Berger, Jean-François Jodry et Jean-Paul Viguier.
Le parc André Citroën fête ses 20 ans cette année.

oct 292010
 

Plantes d’intérieur faciles et sans soucis, les misères sont aussi les bienvenues sur les balcons, les terrasses, dans les cours et les jardins où elles forment des cascades ou des tapis denses en moins d’un été. Comme le montre ce beau parterre de Tradescantia zebrina vu dans le parc André Citroën il y a quelques jours.

Plante exotique dedans dehors

Tapis de Tradescantia zebrina dans le parc André Citroën, Paris 15e (75), photo Alain Delavie

Je ne suis pas assez familier de ce parc pour savoir si cette misère arrive à résister aux gelées hivernales ou si elle est plantée chaque année ou seulement cette année. J’ai gardé longtemps dehors une misère verte, Tradescantia fluminensis, qui disparaissait pendant la mauvaise saison, mais arrivait à repartir au printemps, sauf après les deux derniers hivers rigoureux qui ont sévi. Les années aux hivers plus cléments, j’ai même conservé la petite misère gypsophile (Gibasis geniculata) pourtant plus frileuse. Mais je n’ai jamais tenté cette misère argenté et pourpre, souvent appelée Zebrina pendula.

Plante exotique dedans dehors

Tapis de Tradescantia zebrina dans le parc André Citroën, Paris 15e (75), photo Alain Delavie

Là où le feuillage est le plus épais, la plante a davantage de chances de résister aux coups de froid, surtout s’ils ne sont pas trop intenses. Sur mon balcon, l’épais feuillage formé pendant la belle saison gelait, se desséchait et protégeait les racines d’où partaient des petites pousses au printemps. La croissance très rapide des misères permet d’obtenir ensuite en quelques mois un effet spectaculaire, à moindre coût.

Plante exotique dedans dehors

Misère (Tradescantia zebrina), photo Alain Delavie

Quand on prend le temps de bien l’admirer, cette misère est en fait très décorative, avec sa panachure argentée d’une grande élégance qui tranche avec le pourpre du revers des feuilles. Un feuillage suffisamment lumineux pour éclairer un coin sombre, sans être pour autant trop tape à l’oeil.

Les misères se bouturant facilement dans l’eau, un fragment de tige avec quelques feuilles donne vite une nouvelle plante. Il faut d’ailleurs que je pense à bouturer mes deux misères (deux variétés de Tradescantia fluminensis), plantées dans les jardinières sur mon balcon, car un coup de gel pourrait vite nous surprendre maintenant. Installées dans un beau vase, les pousses peuvent passer l’hiver dans l’appartement sans être rempotées, en hydroponie. Au printemps suivant, hop, directement dans les jardinières. Ce sont des plantes retombantes parfaites pour habiller une jardinière à l’ombre, ce qui est le cas de la partie orientée vers l’intérieur du balcon où le soleil ne donne plus en été quand les plantes ont beaucoup poussé. À planter avec d’autres végétaux robustes à croissance rapide, sinon c’est l’étouffement garanti !

oct 282010
 

Réservé aux coins les plus ensoleillés, le brachycome (Brachycome multifida) forme de jolis tapis ou coussins de feuillage finement divisé longtemps couverts de petites marguerites bleu ciel. Vivace quand les hivers ne sont pas trop rude, il fleurit encore à l’approche de la Toussaint dans la capitale.

Plante vivace couvre-sol

Bordure de Brachycome multifida dans le parc André Citroën, Paris 15e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Tout est gracieux dans cette petite plante australienne couvre-sol le plus souvent cultivée comme une fleur annuelle, alors qu’elle est vivace, mais peu rustique. Insensible aux fortes chaleurs estivales, elles se montre d’une grande robustesse, à la condition de l’installer dans un terrain bien drainé, plutôt léger. Elle redoute l’humidité stagnante, surtout pendant la période hivernale. La touffe ne dépasse pas 10 à 15 cm de hauteur, mais elle s’étale vite. Une plante idéale pour les rebords de fenêtre ou les petits balcons baignés de soleil. Dans un jardin, il est préférable de l’installer en bordure ou dans une rocaille.

Ses fleurs font penser à des petites pâquerettes bleues en été ou à des asters en automne, ce qui n’a rien d’étonnant car ce sont toutes des plantes de la même famille, celle des Astéracées (ex Composées).

oct 282010
 

Un des grands plaisirs de la fin de l’été et de l’automne, c’est la floraison opulente des graminées, qui se parent aussi de teintes surprenantes, mêlant l’or, le mordoré, le bronze, le cuivre ou le feu suivant les espèces ou les variétés. Les eulalies (Miscanthus) hissent leurs grands plumets et composent des paysages mouvants qui jouent avec les rayons du soleil. À voir en ce moment les grosses touffes de Miscanthus sinensis du Parc André Citroën (Paris 15e).

Graminée en automne

Miscanthus sinensis en automne dans le Parc André Citroën (Paris 15e), photo Alain Delavie

Superbes, ces aigrettes blanches, non ?

Graminée en automne

Miscanthus sinensis en automne dans le Parc André Citroën (Paris 15e), photo Alain Delavie

Graminée en automne

Miscanthus sinensis en automne dans le Parc André Citroën (Paris 15e), photo Alain Delavie

Avec un beau soleil, le spectacle est magique, magnifique, et pourtant la composition est des plus simples. Que des miscanthus, une seule espèce plantée en masse. J’aime beaucoup la couleur rousse du feuillage qui varie selon l’intensité de la lumière.

Graminée en automne

Miscanthus sinensis en automne dans le Parc André Citroën (Paris 15e), photo Alain Delavie

Un spectacle qui va durer tout l’automne et se prolonger en hiver, embelli encore par les gelées blanches.

oct 262010
 

De loin, l’arbre du clergé (Clerodendron trichotomum) n’a rien de très particulier en automne, son feuillage prenant une teinte jaune fréquente à cette saison. Mais en s’approchant davantage de l’arbuste, surprise ! L’accord d’un fruit et des feuilles surprend.

Fruit et feuillage d'automne dans un parc parisien

Fruit et feuillage d'automne de l'arbre du clergé (Clerodendron trichotomum), Parc André Citroën, Paris 15e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

J’adore ce mélange de jaune vert acidulé, de rose intense et de bleu porcelaine.
Un de ces petits plaisirs que la nature et les jardins savent nous prodiguer, quand on prend le temps de les parcourir…

août 182010
 

Le parc André Citroën dans le 15è arrondissement de Paris permet d’admirer des fleurs ou des plantes à feuillage décoratif que l’on ne voit pas dans tous les jardins ou les autres parcs parisiens. Une visite estivale dans le Jardin Noir permet de rencontrer la lysimaque à col de cygne (Lysimachia clethroides) qui se penche vers vous du haut de son gradin.

Plante vivace estivale

Lysimaque de Chine (Lysimachia clethroides) dans le Parc André Citroën (Paris 15e), août 2010, photo Alain Delavie

Cette plante vivace forme des touffes denses qui peuvent atteindre jusqu’à 1 m de hauteur quand elle est cultivée dans un sol riche et frais, voire humide. De juillet à septembre, elle donne de curieuses inflorescences courbées, composées d’une multitude de petites fleurs blanches étoilées.

Plante vivace à floraison estivale

Lysimaque de Chine (Lysimachia clethroides) dans le Parc André Citroën (Paris 15e), août 2010, photo Alain Delavie

La disposition surélevée en gradin permet de mieux admirer cette fleur d’été originale et charmante. Une plante à installer près du passage pour contempler tout à loisir ses inflorescences coudées.

Plante vivace à floraison estivale

Lysimaque de Chine (Lysimachia clethroides), juillet 2010, photo Alain Delavie

Le feuillage vert vif à vert clair est caduc. Il prend des teintes rouge orangé en automne, plus accentuées quand la plante est cultivée en plein soleil. Mais elle accepte très bien la mi ombre aussi. Il faut dire qu’elle est particulièrement robuste et se montre volontiers envahissante quand le terrain lui convient. Ses racines traçantes ont vite fait de coloniser l’espace réservé aux plantes voisines. À surveiller, surtout dans les petits jardins. En bac, elle pousse très bien mais réclame des arrosages très réguliers et copieux qui peuvent vite devenir fastidieux.