avr 102012
 

Acajou de Chine ou cédrèle de Chine, Toona sinensis 'Flamengo', feuillage au débourrage, parc Monceau, Paris 8e (75)

L’arbre en lui-même n’a rien d’extraordinaire, bien au contraire. Mais son jeune feuillage a une couleur tellement unique et exceptionnelle qu’il est difficile de ne pas le remarquer, même de loin. L’an dernier, je vous avais présenté les sujets du Parc Floral de Paris, j’en ai trouvé deux autres dimanche dernier, l’un sur l’Île aux Cygnes et l’autre dans le parc Monceau.

Acajou de Chine ou cédrèle de Chine, Toona sinensis 'Flamengo', feuillage au débourrage, parc Monceau, Paris 8e (75)

C’est du pur rose crevette. Très girly !

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oct 132011
 

Jeunesse et Amour éternel (Wang Keping) au parc Monceau, Paris 8e (75)
Wang Keping (né en 1949), Jeunesse et Amour maternel

Cofondateur en 1979 avec Ma Desheng du groupe ‘Les Étoiles’ (Xingxing), s’opposant aux canons du réalisme socialiste, Wang Keping travaille depuis 1984 à Paris. Il est célèbre dans le monde entier pour ses réalisations en bois souvent inspirées par les formes naturelles de l’arbre. Il a récemment été exposé au musée Zadkine (2010).

Jeunesse et Amour éternel (Wang Keping) au parc Monceau, Paris 8e (75)
Son intervention in situ sur deux imposants troncs est l’achèvement spectaculaire d’un long travail occulte. Ici la gestation précède et détermine le geste. Depuis longtemps, Wang Keping en connaît la source : le cœur des forêts, où la nature elle-même travaille à son œuvre. Elle ébauche en son sein les formes dont l’artiste, en se plaçant dans son courant, révèle les traits anthropomorphiques qui, bien souvent, renvoient à l’archétype de la déesse mère.
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oct 112011
 

Sans titre, Ma Desheng, parc Monceau, Paris 8e (75)

Ma Desheng 馬德升 (né en 1952), Sans titre

Peintre, poète et performer, Ma Desheng est l’un des cofondateurs en 1979 du groupe ‘Les Étoiles’ (Xingxing). Installé en France depuis 20 ans, il a exposé à Paris, New York, Milan, Shanghai ou Tokyo et tout récemment au Musée des Arts asiatiques de Nice.

Matière de ses paysages de jeunesse à la lumière surréaliste, modèles de ses nus féminins à l’encre sculpturale, les pierres occupent aujourd’hui une place centrale dans l’œuvre de Ma Desheng.

Apparemment livrées au jeu du hasard, les pierres de ses peintures sont animées d’une dynamique interne qui contraste avec leur composition statique. De ces séries de peintures,dont l’enchaînement semble décrire un mouvement perpétuel, Ma Desheng a extrait une sculpture qui est exposée dans le parc Monceau (Paris 8e). Cette concrétisation d’une vision intérieure dans un jardin soumis aux aléas de la nature paraît destinée à confirmer une hypothèse relative aux lois de la pesanteur et du hasard, selon des termes formulés par le peintre.

« 2011 : Seconde Nature », exposition de six créations contemporaines dans le parc Monceau

oct 102011
 

En collaboration avec la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement, une série d’œuvres, principalement des sculptures, sont exposées dans le parc Monceau pendant la durée de l’exposition « Artistes chinois à Paris 1920-1958 : de Lin Fengmian à Zao Wou-ki » qui est présentée dans le musée Cernuschi (Paris 8e). C’est la première fois que le Parc Monceau accueille une exposition d’artistes vivant et travaillant à Paris. Six créations contemporaines sont visibles, dont celle de Ru Xiaofan : Fleurs extraordinaires.

Fleurs extraordinaires, Ru Xiaofan, parc Monceau, Paris 8e (75)
Carmontelle (1717-1806) décrivait le projet de jardin qui allait devenir le parc Monceau comme “un pays d’illusions”, réunissant “tous les temps et tous les lieux”. Cette vision de l’art du jardin préfigure le projet de présentation des œuvres d’artistes chinois actifs à Paris. En réponse au lieu, ces œuvres ont été réunies autour du thème « Seconde Nature ».
L’interprétation anthropomorphique de la nature incarnée par les sculptures de Wang Keping ou Ma Desheng est également une réminiscence de la présence vivante des racines et pierres étranges dans le jardin et le studio du lettré chinois. Parallèlement, l’interrogation tragique formulée par les animaux nus de Chan Kai-yuen et les monstres séduisants crées par Ru Xiaofan questionnent les relations complexes entre nature et culture.
D’autres créations prolongent de manière très actuelle le projet conçu par Carmontelle au XVIIIème siècle. L’installation de Shen Yuan qui renouvelle le thème de la rocaille en jouant sur le rapport complémentaire entre microcosme et macrocosme, est sans doute l’une des mises en scènes les plus intéressantes du rapport des villes à la nature. Quant à Huang Yongping, sa vision historique du jardin comme ancêtre du parc à thème a suscité une transposition décalée des naumachies d’autrefois.

Ru Xiaofan 茹小凡 (né en 1954), Fleurs extraordinaires

Fleurs extraordinaires, Ru Xiaofan, parc Monceau, Paris 8e (75)
Peintre et plasticien, installé à Paris depuis 1983, Ru Xiaofan s’est fait connaître par la réalisation de la série des cent fleurs, plantes au caractère anthropomorphique déclinées en peinture et en sculpture, aux variations inédites exposées pour la première fois en plein air lors de cette exposition au Parc Monceau.
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avr 282011
 

Relativement exceptionnel dans les parcs et jardins, l’arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata) ou arbre aux pochettes se laisse admirer au printemps, quand il se couvre d’une profusion de fleurs aux immenses bractées blanches qui ressemblent de loin à des mouchoirs suspendus. Un bel arbre d’ornement, à nul autre pareil, spectaculaire et élégant à la fois.

Arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata)

Arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata) en pleine floraison dans le Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata)

Arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata) en pleine floraison dans le Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Cet arbre originaire de Chine (centre et sud-ouest) a un feuillage caduc, avec des feuilles vert clair, ovales cordées, dentées, ressemblant à celles du tilleul. Elles mesurent entre 8 et 14 cm de longueur. Le dessous des feuilles est pubescent. Continue reading »

déc 162010
 

Sous les assauts du froid et de l’hiver qui s’approche de plus en plus, les jardins et les parcs se sont dénudés, offrant le plus souvent des paysages désolés. Mais par ci par la, il est possible de trouver quelques belles scènes quand le jardinier ou la jardinière a pensé aux associations belles en toute saison ou plus particulièrement à celles qui enchantent la mauvaise saison.

Arbre et arbuste à feuillage persistant en hiver dans le parc Monceau, Paris 8e (75)

Bambou sacré (Nandina domestica) et sapin bleu (Abies procera) dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Un bambou sacré (Nandina domestica), chargé de lourdes grappes de baies rutilantes, et un beau sapin très bleu (Abies procera ? je n’en suis pas sûr). Une scène très romantique avec le petit pont à l’arrière plan, qui reste attractive toute l’année, mais qui gagne en puissance quand le parc Monceau prend son aspect hivernal et que les autres arbres et arbustes perdent leurs beaux feuillages.

Le bambou sacré (Nandina domestica) est un arbuste de la famille des Berberidacées. C’est la seule espèce actuellement dans le genre Nandina. On l’appelle également « bambou céleste », « bambou merveilleux » ou « bambou de la Félicité ».
Cet arbuste est originaire d’Asie de l’Est, de l’Himalaya et du Japon. Malgré son nom commun, il n’a aucun rapport avec les bambous véritables. Le nom du genre vient du japonais « nandin » qui désigne ces plantes au Japon.

Le bambou sacré a une croissance lente. Il mesure jusqu’à 2 m de hauteur et forme une touffe à port érigé, composée de nombreuses tiges non ramifiées émanant directement des racines, d’où l’aspect de bambou.
C’est une espèce généralement dioïque, mais des plants hermaphrodites existent.
Les feuilles sont persistantes, parfois caduques dans les régions froides, d’environ 50 à 100 cm de longueur, bi à tri-pennées, avec des folioles de 4 à 11 cm de longueur et 1,5 à 3 cm de largeur. Au printemps, les jeunes feuilles sont de couleurs vives, roses à rouges avant de virer au vert. Les vieilles feuilles deviennent rouges ou violettes avant de tomber.
Les fleurs sont de couleur blanche. Elles apparaissent au début de l’été en grappes coniques au-dessus du feuillage.
Les fruits sont des baies rouge vif de 5 à 10 mm de diamètre, matures en fin d’automne et souvent persistantes en hiver. Les baies sont toxiques car elles contiennent de la nandenine. Toutes les parties de la plante contiennent une substance toxique, l’acide cyanhydrique. Les oiseaux dispersent les graines par l’intermédiaire de leurs déjections.