jan 252011
 

Les journées grises se suivent, aussi quand un rayon de soleil se montre, il faut en profiter ! Petite balade dimanche dernier dans le parc de Bercy (Paris 12e) où les camélias continuent leur floraison.

Camélia à floraison hivernale dans un parc parisien

Camellia sasanqua sous le soleil dans le parc de Bercy, Paris 12e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Du soleil ! Il n’a pas brillé longtemps, mais le peu de temps qu’il s’est montré en milieu de journée dimanche, c’était un petit moment de bonheur dans la grisaille de l’hiver.

Camélia à floraison hivernale dans un parc parisien

Camellia sasanqua sous le soleil dans le parc de Bercy, Paris 12e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Hauts les coeurs et bonne semaine !

déc 212010
 

Quand la neige est abondante, les bonshommes de neige poussent un peu partout, petits ou gros. Le parc de la Villette en a accueilli de nombreux dimanche dernier, les vastes prairies blanches étant des pistes de jeu idéales. Voici une petite galerie de portraits pris avant la fonte.

Un bonhomme de neige est une sculpture de neige compacte, à l’apparence humaine, et de dimensions très variables. Comme le château de sable, le bonhomme de neige appartient à la catégorie de l’art éphémère. (source : Wikipédia)

Et pour les grands qui auraient oublié comment faire un bonhomme de neige, voici une petite explication rapide, en vidéo :

Faire un bonhomme de neige dans Paris from Alain Delavie on Vimeo.

Explication très rapide, car pour faire un bonhomme de neige, il faut faire au moins deux boules, dont une plus grosse pour le corps.
Et ce sont les finitions qui sont importantes…

déc 212010
 

Je continue dans les images de Paris sous la neige, cette fois-ci avec des vues du parc de la Villette blanchi par un beau manteau neigeux. Avec des photos prises dimanche, car je n’ai pas pu retourner dans le parc hier lundi.

Avec 35 hectares de pelouses et de jardins, le parc de la Villette est le plus vaste espace vert de Paris. Sur les 55 hectares de nature du Parc s’épanouissent 2 750 arbres. Traversé par le canal de l’Ourcq, le Parc est fortement marqué par la présence de l’eau : fontaines, bassins, cascades… Au coeur du Parc, les prairies dites du cercle et du triangle, vastes et planes comme de grandes plages vertes, invitent au jeu, à la détente et à la fête pendant la belle saison. Dimanche et hier lundi, c’étaient plutôt le rendez-vous des bonshommes de neige. Sujet de mon prochain billet !

déc 162010
 

Sous les assauts du froid et de l’hiver qui s’approche de plus en plus, les jardins et les parcs se sont dénudés, offrant le plus souvent des paysages désolés. Mais par ci par la, il est possible de trouver quelques belles scènes quand le jardinier ou la jardinière a pensé aux associations belles en toute saison ou plus particulièrement à celles qui enchantent la mauvaise saison.

Arbre et arbuste à feuillage persistant en hiver dans le parc Monceau, Paris 8e (75)

Bambou sacré (Nandina domestica) et sapin bleu (Abies procera) dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Un bambou sacré (Nandina domestica), chargé de lourdes grappes de baies rutilantes, et un beau sapin très bleu (Abies procera ? je n’en suis pas sûr). Une scène très romantique avec le petit pont à l’arrière plan, qui reste attractive toute l’année, mais qui gagne en puissance quand le parc Monceau prend son aspect hivernal et que les autres arbres et arbustes perdent leurs beaux feuillages.

Le bambou sacré (Nandina domestica) est un arbuste de la famille des Berberidacées. C’est la seule espèce actuellement dans le genre Nandina. On l’appelle également « bambou céleste », « bambou merveilleux » ou « bambou de la Félicité ».
Cet arbuste est originaire d’Asie de l’Est, de l’Himalaya et du Japon. Malgré son nom commun, il n’a aucun rapport avec les bambous véritables. Le nom du genre vient du japonais « nandin » qui désigne ces plantes au Japon.

Le bambou sacré a une croissance lente. Il mesure jusqu’à 2 m de hauteur et forme une touffe à port érigé, composée de nombreuses tiges non ramifiées émanant directement des racines, d’où l’aspect de bambou.
C’est une espèce généralement dioïque, mais des plants hermaphrodites existent.
Les feuilles sont persistantes, parfois caduques dans les régions froides, d’environ 50 à 100 cm de longueur, bi à tri-pennées, avec des folioles de 4 à 11 cm de longueur et 1,5 à 3 cm de largeur. Au printemps, les jeunes feuilles sont de couleurs vives, roses à rouges avant de virer au vert. Les vieilles feuilles deviennent rouges ou violettes avant de tomber.
Les fleurs sont de couleur blanche. Elles apparaissent au début de l’été en grappes coniques au-dessus du feuillage.
Les fruits sont des baies rouge vif de 5 à 10 mm de diamètre, matures en fin d’automne et souvent persistantes en hiver. Les baies sont toxiques car elles contiennent de la nandenine. Toutes les parties de la plante contiennent une substance toxique, l’acide cyanhydrique. Les oiseaux dispersent les graines par l’intermédiaire de leurs déjections.

déc 062010
 

Le Parc Monceau (Paris 8e) abrite deux arbres exceptionnels : un érable sycomore (Acer pseudoplatanus), le plus vieux (planté en 1853), le plus haut (30m) et le plus gros (4,18m de circonférence) des érables de ce parc, et un platane d’Orient (Platanus orientalis), le plus vieux des platanes du parc planté en 1814, avec un tronc de 7 m de circonférence.

Arbre Remarquable de France, platane bicentenaire

Platane d'Orient (Platanus orientalis), Arbre Remarquable de France, dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Ce platane est presque bicentenaire, mais ce n’est pas le plus vieux platane d’Orient de Paris. Le plus âgé se trouve dans le Jardin des Plantes, où il a été planté en 1875 1775 par Buffon. Ces deux arbres ont reçu le label d’Arbre Remarquable de France.

Arbre Remarquable de France, platane bicentenaire

Platane d'Orient (Platanus orientalis), Arbre Remarquable de France, dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Arbre Remarquable de France, platane bicentenaire

Platane d'Orient (Platanus orientalis), Arbre Remarquable de France, dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

L’automne et l’hiver permettent d’admirer le tronc immense et imposant de cet arbre vénérable ainsi que ses branches largement étalées.

Arbre Remarquable de France, platane bicentenaire

Graffiti sur l'écorce du tronc du platane d'Orient (Platanus orientalis), Arbre Remarquable de France, dans le parc Monceau, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

L’écorce caractéristique de cet espèce se fissure en écailles (rhytidomes), dégageant des zones jaunâtres. L’aspect de peau de serpent de l’écorce est assez particulier. L’âge vénérable de cet arbre historique n’a pas empêché quelques graffeurs d’apposer des graffitis sur le large tronc.

Le saviez-vous ?
Les premières plantations d’arbres d’alignement à Paris, le long des voies de promenade et de circulation, remontent à 1597 avec la création du mail de l’Arsenal, puis du Cours la Reine en 1628. Ces plantations se poursuivent au XVIIIème et au XIXème siècle. Le premier recensement des arbres d’alignement de Paris, réalisé en 1855, montre que 38 000 arbres étaient déjà plantés dans les avenues et les boulevards parisiens à cette époque.

Quarante années plus tard, ce patrimoine arboré a plus que doublé. A la fin du 19ème siècle Paris compte 88 000 arbres d’alignement. Les essences principales sont alors le platane, le marronnier, l’orme, le tilleul et l’érable. Nous sommes donc les héritiers d’un patrimoine constitué essentiellement à la fin du 19ème siècle, sous l’impulsion d’Alphand.

Au cours du XXème siècle, de nouvelles essences sont introduites (sophora, cédrèles,…) mais les effectifs augmentent peu (+3,4% entre 1895 et 1995). Ensuite le patrimoine arboré en alignement s’est fortement enrichi, avec une augmentation du nombre d’arbres de plus de 6% en 7 ans, soit 5400 nouveaux arbres plantés. Plus de 300 nouveaux arbres ont été plantés au cours de l’hiver 2008/2009. Aujourd’hui Paris compte 100 346 arbres d’alignement.

nov 162010
 

Les massifs et les potées d’automne du Jardin du Luxembourg (Paris 6e) comptent parmi les plus spectaculaires dans les parcs et les jardins de la capitale. Le chrysanthème y est la fleur reine de la saison. Même avec une météo catastrophique et déprimante, la promenade vaut la peine. Il faut vite en profiter avant que les gelées ne viennent tout anéantir.

Désolé pour ceux qui détestent les chrysanthèmes… Moi j’aime beaucoup cette fleur d’automne par excellence, qui trouve sa place aussi bien dans les jardins classiques que plus contemporains ou sauvages. Les coloris jaunes, dorés et mordorés sont particulièrement lumineux. Ils s’accordent parfaitement aux coloris des feuillages d’automne et apportent une touche de gaité dans un jardin, surtout quand le temps est gris.

Quelques chiffres sur le Jardin du Luxembourg :
Superficie totale : 23 hectares
des bassins……………….. 2 800 m²
des pelouses……………. 54 000 m²
des massifs d’arbustes.. 17 700 m²
des massifs floraux…….. 6 000 m²
du jardin fruitier………… 2 100 m²
Périmètre intérieur du jardin : 2 km

Nombre d’arbres :
2800 arbres d’alignement
600 arbres d’ombrage
35 000 arbustes

Les horaires d’ouverture du Jardin du Luxembourg changent selon la durée du jour. Jusqu’au 30 novembre, le jardin est ouvert de 8 h à 16 h 45. Puis en décembre, il ouvrira à 8 h 15 pour fermer à 16 h 30.

Les modalités d’accès :
Entrée libre
– Entrées : place Edmond Rostand, place André Honnorat, rue Guynemer, rue de Vaugirard.
– Métro : ligne 10, station Odéon.
– RER : ligne B, station Luxembourg.
– Bus : lignes 21, 27, 38, 58, 82, 84, 85 ou 89.