sept 092010
 

J’ai eu le grand plaisir de découvrir hier matin en avant-première l’exposition d’automne du Sénat, « Arbre, regards croisés », installée jusqu’au 27 septembre dans l’Orangerie du Jardin du Luxembourg (Paris, 6e). Je ne vous dévoilerai pas tout, car rien ne vaut une visite sur place, mais le poirier centenaire exposé dans toute sa magnificence au coeur de l’exposition est un des temps forts de ce parcours dans le monde des arbres. À voir !

Exposition d'automne du Sénat dans l'Orangerie, près du Jardin du Luxembourg (Paris 6e)

Poirier 'Louise-Bonne d'Avranches', forme en candélabre 19 branches, Orangerie du Sénat, Paris 6e, septembre 2010, photo Alain Delavie

Cet arbre vénérable a vécu plus d’un siècle dans Paris : planté dans le verger du Jardin du Luxembourg en 1869, il a été formé pendant cinquante années pour donner un candélabre à 19 branches, somptueuse architecture végétale. Adulte, il donnait environ 120 kilos de poires chaque année. Il est mort en 1979, à l’âge de 110 ans.

Exposition d'automne du Sénat dans l'Orangerie, près du Jardin du Luxembourg (Paris 6e)

Poirier 'Louise-Bonne d'Avranches', forme en candélabre 19 branches, Orangerie du Sénat, Paris 6e, septembre 2010, photo Alain Delavie

Souvenir émouvant à découvrir jusqu’au 27 septembre 2010 de 10 h à 18 h 30, dans l’Orangerie du Sénat, Jardin du Luxembourg, Paris 6e. L’entrée est libre !

fév 082010
 

N’ayant pas pu entrer dans l’Orangerie du Jardin du Luxembourg car la file d’attente était démesurément longue, je me suis baladé dans le jardin pour prendre un peu l’air, sérieusement rafraîchi en ce dimanche de février. J’ai découvert des petits buissons de sarcococcas en pleine floraison. Quel parfum !

Arbuste à floraison hivernale

Touffes de sarcococca dans un tapis d'herbe-aux-goutteux, Jardin du Luxembourg, février 2010, photo Alain Delavie

Ces petits arbustes poussent en zone ombragée, où ils forment des petites touffes plus ou moins compactes avec un beau feuillage vert foncé brillant.

Arbuste à floraison hivernale

Touffe fleurie de sarcococca dans un tapis d'herbe-aux-goutteux, Jardin du Luxembourg, février 2010, photo Alain Delavie

Les fleurs toutes petites sont regroupées et disposées le long des rameaux, sous les feuilles. Leur couleur crème n’a rien de spectaculaire, mais leur parfum est exceptionnel. Non seulement il est puissant, mais aussi suave et capiteux. Aussi fort que du jasmin ! En plein hiver, c’est un grand plaisir.

Mon pied de Sarcococca est couvert de boutons, mais les fleurs ne sont pas encore ouvertes. Cela ne devrait plus tarder. Le balcon va être embaumé pendant quelques jours.

fév 042010
 

Du 5 au 14 février 2010, la Conservation des Jardins du Luxembourg fête le cent cinquantième anniversaire de sa collection d’orchidées tropicales. Cette exposition exceptionnelle retrace l’histoire ininterrompue de ce patrimoine végétal fabuleux, fragile et unique, dont le Sénat est le dépositaire et le garant depuis 1860.

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Lycaste skinneri, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

La collection trouve son origine au sein du jardin botanique de la Faculté de Médecine de Paris qui, depuis 1838, était installée au sud de l’actuel Jardin du Luxembourg. La collection d’orchidées fut créée à partir d’un lot de plantes envoyé par le médecin de l’empereur du Brésil. Grâce à des échanges avec des horticulteurs et des collectionneurs, la collection se développa jusqu’à compter 1200 espèces. En 1860, le préfet Haussmann exproprie la Faculté et son jardin botanique pour ouvrir le boulevard Saint-Michel. Une ordonnance impériale annexe une partie des terrains au Jardin du Luxembourg et le Sénat accepte de sauver les orchidées et d’accueillir dans les serres du jardin la collection qui était devenue l’une des plus riches d’Europe.

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Coelogyne rumphii, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

Pour célébrer les 150 ans de l’arrivée de la collection au Sénat, les orchidées seront présentées dans l’ambiance magique de l’orangerie du jardin en hiver qui, pour la première fois à cette saison, ouvrira ses portes au public. Habituellement cette collection mythique n’est en effet présentée qu’une fois par an à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine.

Riche de près de 1300 hybrides et espèces appartenant à plus de 150 genres botaniques, la collection d’orchidées sera mise en scène au coeur d’un écrin formé par les plantes d’orangerie. Unique au monde, elle est la seule qui puisse encore présenter de nos jours plus de 150 pieds d’orchidées, hybrides horticoles, datant de la fin du dix-neuvième siècle. Parmi les espèces les plus remarquables : Lycaste skinneri, Peristeria elata, Schomburgkia superbiens, Stenorrhynchus speciosus et la collection d’orchidées de Guyane.

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Ansellia africana, Conservation des jardins du Luxembourg, photographie G. Butet @ Le Sénat

La collection de Paphiopedilum a été reconnue collection nationale par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS). C’est le genre botanique le mieux représenté aujourd’hui avec plus de 60 espèces et 450 hybrides, constituant la plus importante collection du genre en France.

Orchidée hybride, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum 'Edouard André', Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

Orchidée botanique, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum liemianum, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat

Orchidée hybride, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum 'Bel Royal', Conservation des jardins du Luxembourg, photo G. Butet @ Le Sénat

Dans cette exposition, vous pourrez découvrir l’extraordinaire richesse et diversité de cette famille botanique, l’extrême beauté de ses fleurs, leurs parfums exquis ou parfois repoussants, les mystères de la multiplication in vitro de ces plantes et les techniques d’hybridation. Les jardiniers du Sénat seront présents pour répondre à vos questions et partager leurs secrets de culture.

Orchidée hybride, collection du Jardin du Luxembourg

Paphiopedilum 'Alain Poher', Conservation des jardins du Luxembourg, photo G. Butet @ Le Sénat

Ce sera au coeur de l’hiver une plongée dans l’histoire, mais aussi dans la beauté d’une collection de plantes fabuleuses qui fut sauvée in extremis par le Sénat il y a 150 ans et qui apporte aujourd’hui son concours à la sauvegarde de la biodiversité.

Orangerie du Luxembourg
5, rue Guynemer et 19 bis, rue de Vaugirard, 75006 Paris.
De 10 h à 17 h, entrée libre.

jan 172010
 

« Le jardin Plume, mode(s) d’emploi » : ne manquez pas la conférence de Sylvie et Patrick Quibel, jardiniers paysagistes, prévue le lundi 18 janvier 2010 à 17 h, à la  Maison Nicolas Barré au 83 rue de Sèvres, dans le 6ème arrondissement de Paris.

Sylvie et Patrick Quibel décriront pour chaque partie du Jardin Plume, leurs différentes approches de plantation, de sélection de plantes et de design en fonction des effets recherchés. Nous seront ainsi commentées les superbes scènes qui ont fait la renommée du jardin, mais aussi des images plus « techniques » sur les travaux de jardin effectués au long de l’année.

«Le jardin est tel que nous le souhaitions : dessiné et structuré mais aussi flou et fantasque. Classique et contemporain à la fois … » : c’est ainsi que Sylvie et Patrick Quibel qualifient le lieu unique qu’ils ont créé il y a une douzaine d’années dans un verger normand. Un jardin étonnant où vivaces et graminées, harmonieusement associées dans des compositions aussi fortes qu’inspirées, se mettent mutuellement en valeur au fil des saisons.

Le Jardin Plume est devenu une référence. Détenteur du label « jardin remarquable » décerné par le Ministère de la culture et de la communication, il a fait l’objet d’un volume de la collection « Jardins d’exception » des éditions Ulmer (Le Jardin Plume, Joëlle Mayer et Gilles Le Scanff, 2008).

Infos pratiques :
Renseignements au tél. : 01 44 93 96 65.
Entrée 5 euros (pour les adhérents de l’association Vivaces & cie), 7 euros (non adhérents).

avr 052009
 

Un peu partout dans les parcs et jardins de Paris et d’Île-de-France, les cerisiers à fleurs se parent d’un nuage de fleurettes simples ou doubles. Spectacle très éphémère, mais un des grands plaisirs du printemps. Voici quelques photos prises au hasard de mes balades.

(Cerisier à fleurs dans le parc Montsouris, Paris 14è)
(Cerisier à fleurs dans le jardin du Musée de Cluny, Paris 6è)

(Cerisier à fleurs dans le jardin des plantes,
Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris 5è)
jan 112009
 

Conférence de la pépiniériste Monique Chevry sur le thème « Plantes vivaces d’hier et d’aujourd’hui en climat continental, atouts et contraintes », le lundi 12 janvier 2009 à 17 h, à la Maison Nicolas Barré, au 83, rue de Sèvres (Paris 6ème).

Monique Chevry parlera des plantes vivaces qu’elle teste en Lorraine, près de Nancy, dans sa pépinière et dans le magnifique jardin de près d’un hectare qui l’entoure, le jardin d’Adouè. Des plantes rustiques, adaptées au climat continental, plutôt chaud et sec en été, froid et humide en hiver, et qui doivent faire leurs preuves sans arrosage ni protection hivernale.

Il y a bientôt quinze ans que cette autodidacte obstinée et enthousiaste, autrefois comptable, a choisi de donner libre cours à la passion des plantes et des jardins qui l’animait depuis toujours pour créer le Jardin d’Adoué, et elle «s’en félicite tous les jours ». Monique Chevry effectue depuis un remarquable travail pour perpétuer des « plantes vivaces d’hier », variétés issues des collections des Ets Lemoine et Gerbeaux, horticulteurs lorrains du XIXe siècle (anémones japonica, heuchères et heucherellas, potentilles herbacées à fleurs doubles, phlox paniculata….). Mais son jardin abrite aussi nombre de nouveautés et de plantes peu courantes ou mal connues qu’elle met en observation sous le climat lorrain : asters, géraniums vivaces, héléniums, véroniques, euphorbes, graminées et autres, en privilégiant les floraisons et feuillages d’été et d’automne et en donnant toujours la part belle aux plantes robustes, à celles qui font les massifs généreux. C’est cette expérience riche et diversifiée que Monique Chevry, jamais avare de conseils, viendra nous faire partager.

Infos pratiques :
Entrée 5 euros (adhérents association Vivaces & cie) – 7 euros (non adhérents).
Renseignements au tél. : 01 44 93 96 65 (Marie-France Banvard).
Maison Nicolas Barré, 83 rue de Sèvres, 75006 Paris.
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