mar 062011
 

Après le ficus, plante du mois de février, l’Office Hollandais des Fleurs fait la promotion du yucca, élu plante du mois de mars. Une excellente plante d’intérieur au look très graphique, réservée aux intérieurs très lumineux, voire ensoleillés.

Plante d'intérieur : Yucca elephantipes

Yucca elephantipes, photo Office Hollandais des Fleurs

Les sujets à un ou plusieurs « troncs » (ce sont en fait des stipes) ont une silhouette très architecturale qui s’accorde bien avec un intérieur contemporain et un mobilier résolument design.

Ces plantes vertes succulentes originaires d’Amérique centrale forment des rosettes de feuilles vertes et effilées qui apparaissent sur les troncs qui ne grandissent pas, mais se bouturent facilement au chaud (22 à 24 °C) sous abri. Au moment de l’achat, il faut donc choisir une plante avec la hauteur souhaitée, car même si les rosettes sont appelées à se développer, les troncs eux ne pousseront plus et garderont toujours la même hauteur.

Robuste, le yucca redoute par dessus tout le manque de lumière et les excès d’arrosage qui font pourrir les racines et les troncs. Quand on s’aperçoit que la plante va mal (les feuilles se ramollissent et jaunissent, la rosette s’avachit), il est bien trop tard et il n’y a alors plus grand chose à faire, car depuis longtemps la pourriture a fait son effet au coeur du stipe. Pendant la belle saison, il faut arroser copieusement puis attendre que le substrat sèche complètement en surface avant un nouvel apport d’eau. En hiver, surtout si la plante est installée dans une pièce fraîche (15 °C), il faut encore plus espacer les arrosages.

Il est normal que les feuilles les plus vieilles, situées à la base des rosettes, finissent par jaunir et se dessécher. En poussant et en vieillissant, les rosettes forment peu à peu un petit tronc, qui se dégarnit avec l’age.

jan 202011
 

N’ayant pour source principale de nourriture que la terre de leur pot, les plantes vertes sont vite affamées quand elles se plaisent dans un intérieur. La fin de l’hiver et le début du printemps sont des périodes propices pour le rempotage de ces belles exotiques. Mais avant de se lancer, voici quelques conseils pour vous assurer que votre plante préférée a bien besoin de changer de contenant.

Les signes qui montrent qu'une plante d'intérieur doit être rempotée

Potée de rhapis avec des pousses qui s'échappent du pot, photo Alain Delavie

Certains signes sont évidents : les racines ont complètement occupé le pot. Elles peuvent même en déborder, soit en sortant par les orifices à la base du contenant ce qui est le plus fréquent, soit en poussant enchevêtrées à la surface du substrat où elles se repèrent facilement. Parfois, elles sont d’une force telle qu’elles arrivent à éclater le pot.

On peut aussi observer des rejets qui finissent par s’échapper du pot, comme sur mon rhapis que j’ai photographié et qui fait même des racines au-dessus du substrat. Le rempotage devient urgent, surtout que la ramure a pris de l’ampleur, avec tous les risques de déséquilibre au moindre courant d’air un peu fort. Une touffe de feuillage disproportionnée par rapport aux dimensions du pot, c’est aussi le signe qu’un rempotage s’impose.

Une croissance qui se ralentit, une floraison qui devient de plus en plus réduite ou qui s’arrête, des nouvelles pousses plus frêles voire malingres sont autant de signes qui doivent vous alarmer. Surtout quand la plante poussait normalement les années précédentes donc se plaisait là où vous l’aviez installée. Cette croissance au ralenti montre qu’elle manque de nourriture. Si en plus le substrat sèche très vite entre deux arrosages qui doivent être de plus en plus fréquents, cela confirme qu’il n’y a plus assez de terre autour des racines de la plante.

La saison du rempotage commence !

jan 162011
 

La fin de l’automne et le début de l’hiver 2010 ont été marqués par une succession de vagues de froid particulièrement précoces et sévères. Mais ce froid n’a pas abimé mon pied de misère, installé dans une de mes jardinières sur mon balcon. Contre toute attente, cette plante d’intérieur s’est montrée bien rustique… jusqu’à présent !

Plante exotique suffisamment rustique en jardinière sur balcon dans Paris

Pied de misère (Tradescantia fluminensis) dans une de mes jardinières sur mon balcon, janvier 2011, photo Alain Delavie

La plante (Tradescantia fluminensis) est installée au pied d’un gros sarcococca qui a certainement atténué les courants d’air froid et un peu protégé cette exotique plus habituée aux intérieurs sous nos latitudes qu’à la vie en plein air à longueur d’année.

L’hiver dernier, toutes mes misères laissées en place dans les jardinières sur mon balcon avaient gelé alors que je les gardais d’une année sur l’autre depuis de nombreuses années dans Paris. Mais cette année, mes deux nouveaux pieds (Tradescantia fluminensis et la variété à feuilles panachées de crème et de rose) replantés au printemps dernier sont toujours bien en vie. Tant mieux, car ces misères sont parfaites pour habiller les bordures des grandes jardinières qu’elles recouvrent en quelques semaines de festons de verdure. Et même de petites fleurs !

Malgré la douceur exceptionnelle de ces derniers jours, l’hiver est loin d’être terminé. Souhaitons que mes petites misères résistent jusqu’au printemps. J’ai quand même prévu du voile d’hivernage que je poserai quand une nouvelle chute des températures sera annoncée. Ce sera plus prudent.

jan 142011
 

Cousin des misères, le rhoéo ‘Sitara’ se distingue de l’espèce type par un feuillage disposé en rosettes vert foncé strié de blanc crème et de rose, le revers des feuilles étant teinté de rose vif. Une jolie petite plante verte d’intérieur pas difficile à cultiver, sous réserve de lui trouver un emplacement où la lumière est abondante.

Rhoéo à feuillage panaché, Tradescantia spathacea 'Sitara'

Tradescantia spathacea 'Sitara', photo Alain Delavie

La plante forme des rosettes de feuilles effilées portées par des tiges courtes. Quand elle manque de lumière, elle donne des tiges plus fines qui s’allongent, le port compact en rosette étoilée de la plante disparaissant.

Rhoéo à feuillage panaché, Tradescantia spathacea 'Sitara'

Tradescantia spathacea 'Sitara', photo Alain Delavie

Longtemps l’espèce type a été appelée Rhoeo discolor, puis Rhoeo spathacea pour devenir Tradescantia spathacea. Elle est originaire du Mexique et d’Amérique centrale, mais on la trouve dans de nombreux pays tropicaux où elle permet de composer de superbes bordures ou tapis dans les endroits clairs mais ombragés ou alors légèrement ensoleillés. Les feuilles mesurent jusqu’à 30 cm de longueur, pour une largeur de 2 à 8 cm.

On trouve plusieurs variétés dans le commerce dont ‘Sitara’, panachée de blanc et de rose. Dans nos intérieurs, ces plantes à feuillage décoratif apprécient la proximité d’une baie vitrée et une forte lumière qui accentue leurs couleurs. Le soleil peut même les toucher en hiver.

L’entretien de Tradescantia spathacea ‘Sitara’ est facile. Il faut arroser modérément, quand le substrat est sec à la surface. Attention aux excès d’humidité qui font pourrir les racines et les tiges. Pendant la belle saison, faites des apports d’engrais azoté tous les quinze jours. Prévoyez un rempotage quand la touffe déborde largement de part et d’autre du contenant. Rempotez dans un pot légèrement plus grand, car cette misère apprécie d’être à l’étroit dans son contenant.

La multiplication est tout aussi facile par bouturage d’une rosette dans l’eau ou dans un mélange de terreau et de perlite (10 %). Cette opération peut s’effectuer toute l’année, mais la reprise est meilleure et plus rapide au printemps et en été.

jan 062011
 

Je vais en faire hurler certains qui vont crier au bourreau de plantes d’intérieur. Mais pour faire refleurir un spatiphyllum, il faut le faire un peu manquer d’eau. Tout simplement attendre que le feuillage commence à s’affaisser avant d’arroser une nouvelle fois. Quelques semaines après ce coup de soif, la plante donne des boutons floraux. Si elle est bien exposée, ça marche à tous les coups !

Faire refleurir un spatiphyllum en l'assoiffant

Grosse potée de spatiphyllum assoiffée, photo Alain Delavie

Bon, je dois reconnaître que ma plante a souvent manqué d’eau… Mais elle fleurit beaucoup !

Elle est pourtant installée dans un bac à réserve d’eau. Hors le spatiphyllum ne supporte pas d’avoir les racines toujours dans l’eau (non, ce n’est pas une plante d’aquarium même si des petits plants sont proposés pour décorer les aquariums). Aussi j’attends que le substrat sèche avant de faire un nouvel apport d’eau. Mais comme le feuillage cache le pot, je ne m’en aperçois que lorsque les feuilles commencent à sérieusement fléchir, et là ça urge. À ce stade (photo), il est fortement conseillé d’arroser très vite, sans plus attendre, sinon c’est la catastrophe !

jan 052011
 

J’ai beaucoup plus que cinq plantes d’intérieur chez moi… Cela se compte en dizaines de potées auxquels s’ajoutent les neuf terrariums ! Mais après tant d’années à cultiver des plantes exotiques dans mes maisons ou appartements successifs, après avoir beaucoup écrit sur les plantes vertes et fleuries que l’on cultive chez soi, je trouve amusant de faire un arrêt sur image pour essayer de donner le top 5 de mes plantes d’intérieur.

Cinq plantes, rien que cinq plantes d’intérieur, le choix est terrible pour un amateur de plantes exotiques !

  1. Zamioculcas zamiifolia ‘Zamicro’ (je suppose que vous aviez déjà deviné, non ?)
  2. Spatiphyllum wallisii, plutôt la variété So Sweet car les fleurs sont parfois parfumées
  3. Mini saintpaulia et plus particulièrement la variété ‘Rob’s Twinkle Blue’ (le plus petit des saintpaulias hybrides miniatures, adorable et si florifère)
  4. Cactus de Noël (Schlumbergera truncata et ses innombrables hybrides)
  5. Peperomia prostrata (ou P. rotundifolia)

Cinq espèces que je cultive et qui se portent plutôt très bien chez moi. J’ai éliminé les rêves incultivables ou introuvables.  Car je rêve des fameux Rhapis miniatures (Kannonchiku), des clivias compacts panachés (mini Daruma) ou bien encore de l’énorme Begonia x ‘Ricinifolia’…

Et vous, quelle est votre top 5  ?