mai 112011
 

L’opération « Laissons pousser ! » invite les citoyens à semer des fleurs sauvages sur l’espace public et à porter un nouveau regard sur la biodiversité des pavés.

Opération "Laissons pousser les fleurs entre les pavés"

Affiche de l'opération "Laissons pousser les fleurs entre les pavés", photo Alain Delavie

Cette affiche, rencontrée lors de ma balade dominicale le long de la Promenade verte dans Paris, a excité ma curiosité.
Clic-clac photo et aussitôt rentré chez moi, j’ai fait une petite recherche sur Internet.
Et j’ai aussitôt découvert le site Laissons pousser !

Le projet
Des mini-prairies de fleurs sauvages se mettent à pousser dans les espaces urbains délaissés.
Des myosotis, des violettes et de la pimprenelle tout aussi sauvages attirent les abeilles sur les balcons.
Et c’est vous, habitants des villes, qui les plantez en bas de chez vous ou sur les bords de vos fenêtres.

L’année dernière pour la première édition, une quinzaine de communes étaient de la partie.
En 2011, elles sont une bonne trentaine d’Ile-de-France et d’ailleurs.
Chacune s’engage à distribuer gratuitement à ses habitants les sachets de graines de Laissons Pousser ! et à autoriser les plantations sur des espaces identifiés.
Dans chaque ville, la règle du jeu est différente. Ici, ce sont les écoles qui vont semer, là les amicales de locataires, plus loin, les associations de jardins partagés, ailleurs, les particuliers-jardiniers…

Les graines à semer
On sèmera en 2011 deux types de sachets :

  • Le premier (comme l’an dernier) comporte 18 espèces adaptées à la pleine terre : coquelicot, centaurée jacée, marguerite, chicorée sauvage, millepertuis, mauve musquée… Ce mélange contient 50% de fleurs résistantes, capables de pousser sur un sol pauvre et 50% de graminées, ces herbes folles typiques des prairies.
  • Le second est plus à l’aise dans les pots et jardinières et contient 9 espèces : pâquerette, pimprenelle, myosotis des champs, réséda jaune, violette odorante… Avec un sachet, on sème 3 balconnières classiques et on attire rapidement une multitude d’abeilles et d’insectes.

Chaque sachet permet de semer 1 m 2 de terre au pied des arbres, entre deux coins de bitume, en bas des immeubles, sur les ronds points, sur les bords des routes, sur les terrasses et dans tous les endroits délaissés des villes.

Pour récupérer les graines : les sites de diffusion.

avr 232010
 

Ce festival rassemble tout ce que l’ortie compte de connaisseurs, de spécialistes, de producteurs-exposants et bien d’autres encore venus de toute la France. Deux jours, les 24 et 25 avril 2010, dans le célèbre Potager du Roi à Versailles (78).


Le marché aux orties

Marché gourmand, livres, films, textiles, extraits fermentés, plantes médicinales…

Les ateliers « graines d’orties »

Apprendre à bien faire les extraits de plantes (purin d’ortie) et à les utiliser.
Cuisiner les plantes sauvages, utiliser l’ortie au quotidien, etc.
Fabriquer votre compost, faire du lombricompost, etc.

Les conférences, tables rondes et dédicaces

Le samedi 24 avril :
Table ronde à 11 h : Qui veut la mort du purin d’ortie ?
Conférence à 14 h 30 : L’éloge de l’ortie et des sauvageonnes,
Projection à 16 h : L’ortie, vers un jardin sauvage.

Le dimanche 25 avril :
– Table ronde à 11 h : Des usages de l’ortie en maraîchage et agriculture,
– Conférence à 14 h : De l’usage médicinal de l’ortie et des simples,
– 15 h : Intronisation des nouveaux membres de la confrérie des Amis de l’Ortie,
– Projection à 16 h 15 : L’Ortie fée de la résistance.

De nombreux auteurs d’ouvrages sur les plantes médicinales, le jardin naturel et l’écologie seront présents pour des dédicaces permanentes : Gilles Clément, Thierry Thévenin, Claude Bureaux, Jean-Paul Collaert, Bruno Delaunay, Bernard Bertrand…

Renseignements :
Les Amis de l’Ortie,
Tél. : 06 17 72 83 02.
www.lesamisdelortie.fr ou www.terran.fr ou www.potager-du-roi.fr

Entrée payante : 4,50 euros; tarif réduit 3 euros (12-17 ans, étudiants, personnes à mobilité réduite, demandeurs d’emploi); entrée gratuite pour les moins de 12 ans.
Pour les parisiens sans voiture, prendre le RER ligne C, train VICK et descendre à la station Versailles Rive Gauche. C’est la plus proche du château et du Potager du Roi. Il faut compter environ 40 minutes depuis la station Saint-Michel au coeur de Paris.

L’ortie fait sa révolution, elle compte sur vous ! J’y ferai un tour samedi matin…

avr 162010
 

L’édition de l’Atlas de la flore sauvage du Val-de-Marne sera fêtée le 17 avril 2010 sur le Parc départemental du Morbras à Sucy-en-Brie / Ormesson-sur-Marne (77). 2010 année internationale de la biodiversité, l’occasion de mieux connaître les richesses naturelles qui nous entourent.

Dès 2005, le Département avait souhaité connaître le patrimoine botanique départemental, afin de mieux le préserver. Un partenariat a ainsi été mis en place entre la Direction des Espaces Verts et du Paysage (DEVP) et le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien (CBNBP), service scientifique du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) afin :
– d’améliorer la connaissance floristique du territoire,
– de dresser un état de référence de la flore départementale,
– de préconiser des orientations de gestion des milieux.

Pendant deux ans, des inventaires exhaustifs ont donc été menés sur les quarante-sept communes du Val-de-Marne (rues, vieux murs, friches, espaces verts, espaces naturels…) afin de recenser les différentes espèces floristiques présentes sur le territoire. Cet atlas est le fruit de ce partenariat. Au travers de la présentation de 1200 plantes, il démontre la richesse écologique du département malgré sa forte urbanisation et renforce la volonté du Conseil général de préserver la nature en ville.

Cet ouvrage remplira plusieurs rôles pour les nombreux partenaires du Conseil général, notamment l’approche communale de l’Altas qui permettra aux élus locaux de pouvoir s’en saisir et d’en tenir compte dans l’élaboration de leurs documents d’urbanisme. Cet Atlas doit aussi servir de support pour sensibiliser l’ensemble des val-de-marnais sur la richesse écologique des milieux qui les entoure et sur la nécessité de la préserver.


La vallée du Morbras, le charme d’un trésor méconnu (extrait de l’Atlas de la flore sauvage) :
La vallée du Morbras, dans sa partie val-de-marnaise, est riche de 269 espèces. Le Bec de Canard abrite une forêt fortement rudéralisée, où se développent en abondance la ronce fructifère (Rubus fructicosus L.) et la clématite des haies (Clematis vitalba L.). Ce site, qui abrite à lui seul 241 espèces (bord de Marne inclus), est également le dernier où a été observée la benoîte des ruisseaux (Geum rivale L.) en Ile-de-France, mentionnée entre 1995 et 1997. Cette plante, protégée à l’échelon régional, n’a pas été revue depuis.

La prairie de la Cuvette d’Amboile est riche de près d’une centaine d’espèces (97 exactement), parmi lesquelles figure le cirse laineux (Cirsium eriophorum (L.) Scop.) et la crépide bisannuelle (Crepis biennis L.), rares dans la petite couronne parisienne. Cette dernière espèce n’est d’ailleurs connue que sur ce site, pour l’ensemble du Val-de-Marne.

Quant au ru de la Fontaine de Villiers, 61 espèces ont été dénombrées tout au long de son cours. Bien qu’il n’abrite pas d’espèce patrimoniale, il joue un rôle de continuité en assurant le lien entre la vallée et le massif boisé.

Une journée festive et pédagogique est proposée à tous sur le Parc du Morbras, le 17 avril 2010 de 14 à 18 heures :
• Visites guidées tous publics, conduites par un animateur nature et le responsable des jardiniers du parc « Les richesses du Parc du Morbras »

– À 14 h 30 et à 17 h :
• Chemin faisant, présentation de « l’abri des insectes » mis en place avec le concours de l’association Ville en herbe.
• Spectacle musical en déambulation par la Cie Théâtre à ciel ouvert « Point d’eau ».

– À 15 h 30 :
• Conférence de Biotope, éditeur de l’Atlas, par Iris Prudhomme sur le thème « La biodiversité, quels enjeux, quelles menaces ? » avec, pour fil conducteur, les zones humides très présentes sur le Parc du Morbras. Présentation des concepts généraux liés à la biodiversité et à l’écologie.

– À 16 h 15 :
• En continu, présentation et vente de l’Atlas de la flore sauvage du Val-de-Marne par Biotope.
• « Alternatives à l’emploi de produits phytosanitaires », stand de sensibilisation par l’association Nature et société.
• Présentation d’une œuvre collective land’art réalisée par les élèves de CM1/CM2 de l’école Jean-Jacques Rousseau de Sucy-en-Brie avec le concours de l’association La paume de terre.
• Exposition photo de plantes, à partir de l’inventaire du Museum National d’Histoire Naturelle/ Conservatoire botanique du bassin parisien.
• Accueil : Présentation des stands de la journée au travers d’un programme, mise à disposition de documentations sur les espaces naturels.
• Animations gratuites.

Infos pratiques :
Parc départemental du Morbras, rue Antoine Baron, 94370 Sucy-en-Brie.
Accès : RER A, arrêt Sucy-Bonneuil, puis bus 308, arrêt Ancien Moulin. Bus Navette Situs : arrêt Victor Hugo.
www.cg94/flore-et-faune-du-val-de-marne
Renseignements au tél. : 01 43 99 82 80.

En préalable à la présentation grand public, un lancement officiel de l’ouvrage le vendredi 16 avril à l’Hôtel du département aura convié les communes du Val-de-Marne, les associations naturalistes et la presse à découvrir l’Atlas en avant-première.

L’ouvrage, édité par Biotope est en vente dans les librairies spécialisées, il sera diffusé par le Conseil général auprès de tous ses partenaires environnementaux, ainsi qu’aux collèges du Val-de-Marne.

avr 112010
 

Tela Botanica, le réseau de la botanique francophone, présente le premier logiciel de découverte de la flore de France qui inclut un système expert d’aide à la reconnaissance des végétaux.

Flora Bellissima est un logiciel complet sur la flore de France avec lequel vous cheminerez vers une identification sûre et intuitive grâce à :
– 1400 espèces décrites,
– 9800 photos plein écran,
– 80000 lignes de nomenclature basée sur l’index de référence de la flore de France (BDNFF).
Le logiciel Fora Bellissima propose 3 niveaux d’utilisation adaptés à celui de l’utilisateur : novice, amateur et expert.

Flora Bellissima est un logiciel ouvert que vous pouvez enrichir progressivement et sans limites avec vos photographies et informations personnelles. Pour 29 euros seulement, vous bénéficiez d’un logiciel qui devient votre outil de référence, adapté à vos besoins. Le logiciel fonctionne uniquement sur PC.

Partez à la découverte de la flore de France au travers de 9800 photographies présentant 1400 espèces de plantes :

FLORA BELLISSIMA

mai 052009
 

Le terre-plein central de la rue d’Aubervilliers (Paris 18e), non loin de la porte du même nom et du boulevard Ney d’un côté, de la rue de Crimée de l’autre, offre un joli tapis d’herbes sauvages parsemé de lin bleu. Vision bucolique surprenante dans Paris…

Les petites taches bleu ciel qui oscillent au moindre souffle de vent ou de courant d’air provoqué par le passage incessant des véhicules est un pur enchantement, dans un endroit qui n’a rien d’enchanteur… Circulation intense, bouchons fréquents dus au passage sous le pont de chemin de fer bien trop étroit, véritable goulet d’étranglement (avec vélos et scooters sur les trottoirs, pourtant très étroits), pollution due au gaz d’échappement des voitures, des camions et des locomotives roulant au diesel. Rien de charmant dans cet endroit, hormis ces petites fleurs…

Et voici donc l’explication, à cet endroit l’herbe va pousser librement et sera entretenue dans le respect de l’environnement. Pour limiter la pollution par les désherbants chimiques… Une action qui s’inscrit dans la politique de gestion de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la ville de Paris, qui a été profondément remaniée ces dernières années pour s’inscrire dans une gestion environnementale durable des espaces verts parisiens. Une gestion écologique encadrée par la certification ISO 14001.

Les papillons et autres insectes butineurs vont y trouver leur compte, les passants aussi. Moi je trouve ça très agréable quand je passe le matin avant d’aller m’enfermer dans mon bureau…

L’an dernier, j’avais vu quelques pieds de lin bleu au pied de la grande bibliothèque François Mitterrand, dans le 13è.Et vous, en avez-vous repéré ?