fév 072010
 

Après les vagues de froid successives qui ont duré plus que d’habitude cet hiver, le redoux de ces derniers jours accompagné d’averses fréquentes donne un nouvel élan à la végétation. Mais il faut rester méfiant car les gelées peuvent encore sévir pendant quelques semaines.

Protection hivernale des plantes exotiques

Palmier (Trachycarpus fortunei) avec le stipe protégé contre le froid, Jardin d'acclimatation (Paris 16ème), photo Alain Delavie

Il est possible de dégager les plantes frileuses de leurs protections hivernales dans la journée. Mais il faut penser à les emmitoufler pour la nuit, surtout si le ciel s’est bien dégagé en fin d’après-midi. Ce petit manège un peu pénible va durer au moins jusqu’à la fin mars, sauf redoux bien installé.

Nouvelles pousses de mon coeur-de-Marie (Dicentra spectabilis 'Alba') sur mon balcon, février 2010, photo Alain Delavie

Par contre inutile de protéger les jeunes pousses des plantes vivaces ou des bulbes à floraison printanière qui pointent un peu partout. Elles résistent assez bien au froid, tout du moins tant que les jeunes feuilles tendres des premières ne sont pas bien développées.

Si le temps relativement doux vous donne des envies soudaines de jardinage et que la pluie ne vous arrête pas, patientez quand même encore quelques jours pour faire des plantations. Le sol est très froid en profondeur, voire encore gelé dans certains endroits. Mais cela ne vous empêche pas de faire un grand nettoyage d’avant printemps ! Rameaux secs, feuilles et branches mortes, on coupe tout, sans oublier les quelques mauvaises herbes qui ont déjà bien repris de la vigueur…

mai 142009
 

La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) ouvre la 1ère édition d’un concours de photos, du 15 mai au 15 octobre 2009, animé par sa section thématique Plantes vivaces.

Ce concours a pour objectif de promouvoir la connaissance et l’utilisation des végétaux par les jardiniers amateurs, leur permettant ainsi de valoriser leur savoir-faire à travers leurs passions. Gratuit, il est ouvert à tous les jardiniers amateurs majeurs, y compris les personnels des entreprises horticoles et de pépinières, du paysage, des collectivités publiques et privées, résidents en France métropolitaine.

Doté d’un premier prix de 5OO €, qui sera remis lors d’une réception officielle en décembre 2009 au siège de la SNHF, ce concours de photos annuel vise à récompenser la meilleure scène de plantes vivaces et de son intégration dans son environnement immédiat.

Le règlement et le bulletin de participation sont téléchargeables sur le site Internet de la SNHF : www.snhf.org
Sinon, vous pouvez les demander auprès du secrétariat de la SNHF en appelant le 01 44 39 78 78 ou en envoyant un mail à l’adresse suivante : info@snhf.org

mai 122009
 

Les plantes vivaces ayant une floraison estivale ont souvent besoin d’une petite taille au printemps, quand les touffes se sont déjà bien développées.

(avant)

(après)

Cette taille légère qui s’apparente à un pincement permet à la plante de mieux s’étoffer, de garder un port plus trapu et ramifié. Le résultat en fin d’été est spectaculaire : finies les touffes qui s’avachissent de tous les côtés, qui se dégarnissent à la base et deviennent très moches. Bien au contraire, les fleurs sont plus nombreuses et les plantes se tiennent bien droites, sans trop s’étaler sur leurs voisines.

Le bon gesteIl ne s’agit pas de ratiboiser la plante au ras du sol,
mais simplement de couper l’extrémité des tiges,
en sectionnant chaque tige juste au-dessus d’une feuille.
Pas besoin de ciseaux ou de sécateur,
le pouce et l’index suffisent en général.

Sur mon balcon, cette opération rapide et facile m’assure des plantes plus ramifiées (en photo, un strobilanthe), qui résistent mieux aux coups de vent et qui ne s’écroulent pas sur leurs voisines. Cela ne retarde pas les floraisons et j’ai davantage de fleurs.
jan 112009
 

Conférence de la pépiniériste Monique Chevry sur le thème « Plantes vivaces d’hier et d’aujourd’hui en climat continental, atouts et contraintes », le lundi 12 janvier 2009 à 17 h, à la Maison Nicolas Barré, au 83, rue de Sèvres (Paris 6ème).

Monique Chevry parlera des plantes vivaces qu’elle teste en Lorraine, près de Nancy, dans sa pépinière et dans le magnifique jardin de près d’un hectare qui l’entoure, le jardin d’Adouè. Des plantes rustiques, adaptées au climat continental, plutôt chaud et sec en été, froid et humide en hiver, et qui doivent faire leurs preuves sans arrosage ni protection hivernale.

Il y a bientôt quinze ans que cette autodidacte obstinée et enthousiaste, autrefois comptable, a choisi de donner libre cours à la passion des plantes et des jardins qui l’animait depuis toujours pour créer le Jardin d’Adoué, et elle «s’en félicite tous les jours ». Monique Chevry effectue depuis un remarquable travail pour perpétuer des « plantes vivaces d’hier », variétés issues des collections des Ets Lemoine et Gerbeaux, horticulteurs lorrains du XIXe siècle (anémones japonica, heuchères et heucherellas, potentilles herbacées à fleurs doubles, phlox paniculata….). Mais son jardin abrite aussi nombre de nouveautés et de plantes peu courantes ou mal connues qu’elle met en observation sous le climat lorrain : asters, géraniums vivaces, héléniums, véroniques, euphorbes, graminées et autres, en privilégiant les floraisons et feuillages d’été et d’automne et en donnant toujours la part belle aux plantes robustes, à celles qui font les massifs généreux. C’est cette expérience riche et diversifiée que Monique Chevry, jamais avare de conseils, viendra nous faire partager.

Infos pratiques :
Entrée 5 euros (adhérents association Vivaces & cie) – 7 euros (non adhérents).
Renseignements au tél. : 01 44 93 96 65 (Marie-France Banvard).
Maison Nicolas Barré, 83 rue de Sèvres, 75006 Paris.
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