avr 122012
 

Fruits momifiés sur un pommier fleuri au printemps, Parc André Citroën, Paris 15e (75)

Oubliés tout l’hiver sur les arbres fruitiers sensibles à la moniliose, les fruits momifiés sont très vite cachés au fur et à mesure que les fleurs et les feuilles éclosent. Mais ils n’en sont pas moins toujours sur les rameaux, à proximité de tous ces organes naissants qui sont souvent contaminés dès leur plus jeune âge…

Avec le printemps reviennent les maladies cryptogamiques (oïdium, moniliose, mildiou, etc.) que le vent et la moindre pluie vont disperser davantage. Hors le débourrage (éclatement des bourgeons de fleurs et de fleurs) offre de nombreuses « portes d’entrée » pour les champignons parasites qui peuvent ainsi contaminer les arbres fruitiers. C’est pourquoi il est conseillé de nettoyer les arbres pendant l’hiver pour ôter tous les fruits momifiés encore attachés aux branches ou tombés sous la ramure.

Fruits momifiés sur un pommier fleuri au printemps, Parc André Citroën, Paris 15e (75)

À ce stade il est déjà trop tard, le mal est fait. Mais on peut éviter une contamination encore plus importante des jeunes fruits qui vont vite se former en cueillant et éliminant les fruits desséchés, moins visibles malheureusement. Surtout pas de traitement même bio pendant la floraison, car il faut préserver les abeilles.

fév 272012
 

L’étude réalisée par Efficience3 pour le Groupe J et le Salon du Végétal et qui a été dévoilée la semaine dernière montre l’intérêt croissant des jardiniers pour les arbres et les arbustes fruitiers. Voici les dix espèces fruitières les plus possédées en Île-de-France :

  1. Cerisier (47 %)
  2. Pommier (49 %)
  3. Prunier (34 %)
  4. Poirier (29 %)
  5. Framboisier (20 %)
  6. Groseillier (15 %)
  7. Figuier (15 %)
  8. Abricotier (10 %)
  9. Noisetier (8 %)
  10. Noyer (7 %)

(Source : Efficience3 /Groupe J / Salon du Végétal)

fév 272012
 

La dernière étude d’Efficience3 pour le Groupe J et le Salon du Végétal montre qu’en cinq ans le nombre de ménages, possesseurs d’arbres et d’arbustes à fruits dans leur habitat principal, est passé de 43 à 51 % globalement et de 62 à 69 % pour ceux disposant d’un jardin. Avec, pour chacun d’entre eux, un taux de possession moyen supérieur à trois espèces différentes et, pour la moitié d’entre eux, une présence assurée de cerisier et de pommier.

Il s’agit donc là du secteur le plus porteur des produits de pépinière dont la croissance, en toute logique, se fait en parallèle à celle du potager.
Soutenus par la campagne d’incitation à “manger cinq fruits et légumes par jour” ces deux fleurons de l’horticulture française bénéficient également de l’effet de crise, tant sur le plan économique que sur le plan utilisation profitable du temps libre.

Les arbres et arbustes fruitiers possédés par les Français en 2012 (en part sur les 51 % de Français ayant déclaré en posséder)

  1. Cerisier 50%
  2. Pommier 49%
  3. Prunier 35%
  4. Poirier 32%
  5. Pêcher 19%
  6. Framboisier 16%
  7. Figuier 14%
  8. Abricotier 11%
  9. Noyer, noisetier 9%
  10. Mirabellier, groseillier 8%
  11. Citronnier 6 %
  12. Vigne, cognassier 5 %
  13. Cassissier, olivier, mûrier 4 %
  14. Fraisier, oranger 3 %
  15. Actinidia (Kiwi), châtaignier, amandier 2 %
  16. Groseillier à maquereau, néflier, nectarinier, mandarinier, grenadier, plaqueminier (kaki), bananier, myrtille 1%
  17. Autres 3%

Les 2007 personnes participant à l’étude ont été interrogées sur ce qu’était pour eux la plante ou l’arbre « idéal » de demain. Et pour les 2/3 des Français ce doit être un arbre qui produit beaucoup de bons fruits, et ce toute l’année, de façon aussi pratique qu’économique. Ce doit être aussi une plante qui allie beauté, esthétisme, forme et parfum. Ce doit surtout être un végétal qui demande peu ou pas d’entretien. Et ce doit être, quoiqu’il arrive, un élément robuste, résistant, qui se débrouille tout seul et dure longtemps. Et il faudra également qu’il consomme peu d’eau, fasse de l’ombre, ne perde pas ses feuilles et soit totalement d’origine naturelle.

(Source : Efficience3 / Groupe J / Salon du Végétal; C’est la 8ème fois que Groupe J et le Salon du Végétal s’associent dans la réalisation de ce baromètre annuel, effectué par la société d’études Efficience3 auprès de 2000 ménages représentatifs de la population française, questionnés traditionnellement sur les mois d’octobre et de novembre chaque année.)

fév 022012
 

Ce jeudi 2 février un spécimen de Malus sieversii, le pommier sauvage du Kazakhstan, sera planté dans les jardins de l’École Du Breuil en présence de Fabienne Giboudeaux l’adjointe chargée des espaces verts.

Cet arbre viendra enrichir le verger conservatoire de l’École Du Breuil.

Cet arbre, apparu aux confins de l’Asie centrale il y a 65 millions d’années, est l’ancêtre de toutes les variétés de pommes que nous mangeons aujourd’hui. Naturellement résistant aux maladies, il porte l’espoir d’une arboriculture moins consommatrice de pesticides.

Le spécimen planté à l’École Du Breuil a été donné par l’association Alma, qui œuvre à la préservation de cette espèce aujourd’hui menacée, victime de la déforestation dans son pays d’origine.

Malus sieversii, exposition "L'origine de la pomme", Chai de Bercy, Paris 12e (75), 16 décembre 2011, photo Alain Delavie

Parallèlement, Malus sieversii est la vedette d’une exposition gratuite au Chai de Bercy, dans le 12ème arrondissement de Paris. Ce parcours photographique réalisé dans les forêts de pommiers du Kazhakstan par Catherine Peix, Hélène Bozzi et Elisabeth Leciak se poursuit jusqu’au 5 mars 2012.

Lieu et date de l’événement :
Jeudi 2 février à 15h
École Du Breuil, route de la Ferme Paris 12e.

Personnalités présentes :

  • Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts,
  • Catherine Peix, réalisatrice du documentaire « L’origine de la pomme ou le jardin d’Éden retrouvé »,
  • Pascal Heitzler, chercheur au CNRS,
  • Élisabeth Leciak, journaliste scientifique.