sept 142008
 

L’été touche à sa fin, les floraisons diminuent sensiblement sur mon balcon, mais il en reste encore pas mal !
Les bégonias Aromantics sont toujours superbes, il faut dire qu’ils ont pris leur temps pour démarrer…L’impatiens bleue (Impatiens namchawarbensis) est couverte de fleurs bleu foncé, qui ressortent d’autant plus que le feuillage est jaunissant. La suspension en forme de demi lune est trop petite, ces plants sont chlorotiques et affamés, alors que le pied installé dans une grosse potée avec l’Hibiscus coccineus ‘Alba’ est devenu énorme et reste vert bien foncé.Entre aperçue car tournée vers le canal de l’Ourcq, une nouvelle fleur de l’Hibiscus coccineus quand les six fleurs de la variété blanche se fanent.Imperturbables, toujours couverts de fleurs, superbes quel que soit le temps, les bégonias Dragon Wing sont toujours au top. Vraiment la fleur d’été pour les endroits peu ensoleillés.Très florifère, le bégonia Bonfire est maintenant devenu une belle cascade flamboyante.Exubérance du Strobilanthes rankanensis, en pleine période de floraison. Un bonheur pour la fin de l’été !L’impatiens Sunpatiens, enfin rempotée, semble vouloir continuer à pousser et fleurir.Nouveau venu acheté hier sur les quais de la Mégisserie, un mini cyclamen Victoria, aux fleurs frisottées blanches ourlées de rose indien. Sans parfum, dommage.

sept 042008
 

Taggé avant-hier par Guillaume qui avait lui-même été taggé par Caro, ma co-blogueuse sur le blog de Caro & Alain, voici donc mon palmarès des plantes les plus méritantes et les douze médailles que je décerne bien volontiers :
– Dans la catégorie ultra facile à vivre (en fait les plantes pour un débutant) :
Médaille d’or : Pavonia missonium, un petit cousin des hibiscus rose de Chine, qui se pare de petites fleurs d ‘hibiscus rouge vif en été et qui sur mon balcon a résisté dehors à tous les hivers parisiens.Médaille d’argent : la phalangère (Chlorophytum comosum ‘Variegatum’), aussi à l’aise dans l’appartement que dehors sur le balcon, et qui à Paris résiste à tous les hivers depuis presque dix ans. Médaille de bronze : Pinellia pedatisecta, un cousin curieux de l’arum des jardins, aux fleurs en cornet très effilé d’un joli vert amande.
– Dans la catégorie bonne surprise (les plantes réputées difficiles et qui finalement poussent bien sans trop de soins) :
Médaille d’or : Begonia boliviensis, espèce botanique à la floraison si généreuse, chaque année toujours plus abondante.Médaille d’argent : Hibiscus coccineus, qui, malgré un été pourri, me donne de si grandes fleurs.Médaille de bronze : le coeur-de-Marie grimpant (Dicentra scandens), qui atteint chaque année ses trois bons mètres en tous sens, couvert du printemps jusqu’à la fin de l’été de petites grappes de fleurs jaunes.
– Dans la catégorie plante la plus originale :
Médaille d’or : le sauromatum ou arum cornu (Typhonium venosum) à la fleur si animale et puante, suivie d’immenses feuilles très exotiques.Médaille d’argent : Impatiens namchawarbensis, la plus bleue des impatiens.Médaille de bronze : Dorstenia contrajerva, aux si curieuses fleurs et aux grandes feuilles découpées. Et d’une manière générale, je décerne une grosse médaille à toutes les espèces de Dorstenia, si curieuses.
– Dans la catégorie raté de chez raté (vous lui avez fourni des conditions de culture idéales et pourtant elle végète, elle déçoit) :
Médaille d’or : la menthe verte, belle jusqu’en mai et qui se couvre invariablement d’oïdium le reste de l’été, au point de devenir immangeable, laide.Médaille d’argent : les coleus qui ont toujours végété pour finir couverts d’araignées rouges.Médaille de bronze : le chlorophytum Green Orange, une plante d’intérieur aux tiges orange vif, couleur que j’adore, mais qui n’a jamais voulu pousser chez moi. Tant pis !Après cette belle distribution de médailles, je passe maintenant le relais, s’il l’accepte bien sûr, à JeanJi là-haut dans ch’Nord.

août 302008
 

La fraîcheur de ces derniers jours a un peu ralenti la vigueur de mes pieds de bégonia tubéreux Fragrance ‘Apple Blossom’. Mais leur générosité est encore impressionnante. Et leur parfum toujours aussi enchanteur. Senteur de rose ancienneLes trois jeunes plants reçus en minimottes et plantés dans une suspension en forme de demi lune ont maintenant envahi et recouvert leur contenant, les lourdes fleurs doubles retombant de part et d’autre.Pour vous faire rêver davantage, voici une potée photographiée hier vendredi chez Jardin Express (Bouvincourt, 80), qui diffuse en exclusivité pour la France cette superbe variété de bégonia tubéreux hybride.Ca donne envie, non ? Et bien il va falloir attendre un peu que le catalogue printemps 2009 arrive (en janvier, c’est bientôt !). Mais ne vous inquiétez pas, je ne manquerai pas de vous faire un rappel quand le moment sera venu !

août 262008
 

Alors que la plupart des fleurs d’été montrent des signes de déclin passée la mi août, certaines espèces se parent de leurs plus belles floraisons. C’est la cas de la sauge écarlate (Salvia coccinea).Cette espèce vivace, mais gélive en région parisienne, est un peu difficile à trouver au printemps, les jeunes plants souvent déjà bien développés étant proposés en mai voire en juin seulement, bien après l’arrivée des autres fleurs annuelles d’été. Mais les arrivages ne sont jamais très importants. Il faut dire que les petits pieds vendus en godets de 8 ou de 10 cm de diamètre n’ont guère d’allure et ne laissent pas présager de ce que deviendra la plante au fur et à mesure que l’été s’avance. Et pourtant, quelle floraison généreuse, sans cesse renouvelée. Quelle opulence quand arrive le mois d’août ! Aussi bien en pleine terre dans un massif que dans une grande jardinière sur un balcon ou une terrasse, la floraison est au rendez-vous au coeur de l’été et se prolonge jusqu’aux premiers coups de froid dans tous les coins de jardin bien ensoleillés. Comme le montre cette photo prise sur mon balcon le 12 novembre 2004. Un automne haut en couleurs ! Et avec un minimum de soins : il faut juste couper les hampes défleuries et garder le substrat frais. Avec les sauges écarlates, la rentrée est un véritable feu d’artifice. Et même quand l’été est trop frais, ces fleurs généreuses ne cessent de donner de beaux épis de fleurs.Certes, avec la variété ‘Lady in Red’, il faut aimer le rouge vif, le rouge pétard, pompier, écarlate. Mais avec la masse de feuillage d’un beau vert vif foncé, cette couleur chaude et vibrante n’est plus agressive. Je la trouve même très vivifiante, tonique. Si vraiment vous faites une fixation sur le rouge, il existe deux autres variétés : ‘White Nymph’, d’un blanc pur et ‘Coral Nymph’ d’un rose saumoné très doux. À vous de choisir la couleur de votre fin d’été…

août 232008
 

En me promenant sur le parvis de la Défense, je me suis arrêté devant un arbuste aux feuilles passablement échancrées, comme passées à la poinçonneuse. Une pauvre viorne qui a subi une forte attaque d’otiorhynque, une sorte de charançon très fréquent à Paris et en Île-de-France, surtout dans les jardins en pots.On ne voit presque jamais l’animal qui a causé ces dégâts si caractéristiques. Mais on découvre un beau jour ses plantes complètement découpées, comme si un petit rigolo avait joué de la poinçonneuse sur le rebord des feuilles. Rien de vraiment grave pour les plantes qui n’en souffrent pas plus que cela, mais d’un point de vue esthétique, c’est pas terrible. Et puis il faut savoir que les larves, qui vivent dans le sol, peuvent s’attaquer aux racines et faire des dégâts bien plus graves. Quand il y a trop de parasites dans un bac, l’arbuste peut périr dans les cas les plus graves.
Comment réagir ? La meilleure méthode est l’emploi de nématodes, de l’espèce Heterorhabditis bacteriophora, qui éliminent radicalement les larves et les pupes (dernier stade avant la transformation de la larve en adulte) de la manière la plus naturelle qu’il soit. Justement nous sommes en plein dans la période de traitement, qui s’étend d’août à octobre, quand la température du sol est supérieure à 12 °C, au moins quelques heures par jour (sic ! 14 °C dans l’air ce matin, pas terrible l’été). L’autre grande période de traitement étant au printemps, de mars à mai selon la température. Ces nématodes sont proposés notamment par la société Biotop et doivent être dilués dans l’eau au moment de leur utilisation. Il suffit ensuite d’arroser la terre à la base des plantes contaminées et de maintenir le substrat humide pendant le mois qui suit l’application. Avec 500 000 nématodes, vous traitez une surface de sol de 1 m2. Le traitement est simple, mais il est coûteux (la dose de 500 000 nématodes est proposée actuellement à 27 euros, ce qui fait donc un coût de 27 euros le m2).
Dernier point, il est essentiel de ne pas utiliser de produits chimiques sur la zone à traiter pendant la semaine qui précède le traitement et au moins pendant le mois qui suit.

août 222008
 

Petite visite hier chez Truffaut quai de Seine (Paris 13ème) pour découvrir le festival des plantes d’intérieur. Une offre large de végétaux d’intérieur y est présentée, avec notamment de superbes sujets de zamioculcas (Zamioculcas zamiifolia) trop rarement proposés.Cette plante verte apparue depuis une dizaine d’années dans les points de vente de jardinage est le plus souvent vendue en petites potées, avec deux ou trois feuilles. Il faut dire que son prix, même quand elle est encore très jeune, reste élevé par rapport à d’autres plantes d’intérieur tel le Ficus benjamina ou le philodendron (Monstera deliciosa). La croissance du zamioculcas est lente, je suppose qu’elle est la cause de ce prix si élevé.
Sinon, c’est une plante on ne peut plus facile à vivre, le seul danger étant juste de trop l’arroser. Elle déteste les excès d’arrosage et le terreau toujours détrempé. Autre atout important, elle ne demande pas beaucoup de lumière. Il faut absolument lui éviter le soleil direct qui brûle les folioles vernissées (une foliole, c’est ce qui ressemble à une feuille et qui n’est en fait qu’une partie de la grande feuille découpée en nombreuses folioles portées par une tige très épaisse et succulente).
Si vous réussissez le spatiphyllum ou le philodendron, vous obtiendrez sans problème de très belles potées de zamioculcas. Et pour les plus pressés, c’est le moment d’aller choisir des gros sujets (attention, il faut débourser plus de 100 euros, c’est un investissement quand même).Il m’a fallu presque 7 ans pour obtenir cette belle potée (1 m de diamètre au niveau du feuillage) chez moi, en partant d’un petit pied qui n’avait que trois feuilles d’environ 50 cm de hauteur. Et chaque année elle me donnait des fleurs verdâtres en été, qui apparaissaient à la base des feuilles. Mais j’ai dû la donner tellement elle prenait de la place chez moi dans la salle à manger.
Tout ça pour dire que le zamioculcas est une excellente plante d’intérieur, avec un port et un feuillage particuliers qui conviennent parfaitement aux intérieurs contemporains et aux jardiniers un peu négligeants…