mai 312011
 

Le week-end dernier, la huitième édition du salon Jardins Jardin présentait une vingtaine de jardins éphémères dans le jardin des Tuileries (Paris 1er). Je vous ai déjà montré un aperçu de ce que donnait à voir cette manifestation, mais aujourd’hui je reviens sur un de mes jardins préférés, baptisé : « Abstraction, chimère ou simplement muse… »

Jardin éphémère : "Abstraction, chimère ou simplement muse...", conception Philippe Niez, réalisation Les Jardins de Gally, sculptures Claude Pasquer, Jardins Jardin 2011 aux Tuileries

Jardin éphémère : "Abstraction, chimère ou simplement muse...", conception Philippe Niez, réalisation Les Jardins de Gally, sculptures Claude Pasquer, Jardins Jardin 2011 aux Tuileries, 26 mai 2011, photo Alain Delavie

« L’espace se compose à partir de deux modèles. Mon premier évoque un marais, sinon un marécage. Mon second abstrait évoque sur un mode redondant « l’oeuf considéré comme contenant le germe à partir duquel se développera la manifestation ». Mon tout est une scénette onirique : la danse des ibis rouges. » Peut-on lire dans le catalogue de la manifestation.

Jardin éphémère : "Abstraction, chimère ou simplement muse...", conception Philippe Niez, réalisation Les Jardins de Gally, sculptures Claude Pasquer, Jardins Jardin 2011 aux Tuileries

Jardin éphémère : "Abstraction, chimère ou simplement muse...", conception Philippe Niez, réalisation Les Jardins de Gally, sculptures Claude Pasquer, Jardins Jardin 2011 aux Tuileries, 26 mai 2011, photo Alain Delavie

Continue reading »

mai 172010
 

De plus en plus utilisé dans les jardins citadins en raison de leur look très design, les grandes prêles (Equisetum americanum, Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum) dressent leurs grandes cannes à longueur d’année en pot ou en pleine terre. Avec le retour du printemps, de nouvelles pousses apparaissent… Mais pas toujours là où on les attend !

Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum

Prêle du Japon (Equisetum japonicum), Musée du quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

Comme les bambous, ces plantes préhistoriques émettent de nouvelles pousses parmi les plus vieilles tiges et tout autour du pied mère, ce qui permet de renouveler les pousses les plus âgées qui finissent par se dessécher.

Grande prêle envahissant les autres plantes vivaces

Jeunes pousses d'Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum, Musée du Quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

Mais quand les prêles se plaisent, elles ne se contentent pas d’occuper l’emplacement que le jardinier leur a attribué. Elles en débordent et vite ! Et c’est comme ça que l’on voit surgir des pousses n’importe où, à travers le feuillage des autres plantes vivaces qui sont au voisinage.

Plante envahissante

Jeune pousse d'Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum poussant dans une touffe d'anémone du Japon, Musée du Quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

L’invasion est commencée, plus rien ne l’arrêtera… Ou alors très difficilement. Vivent les grandes prêles en pot ou en jardinière. Comme les menthes d’ailleurs, les savonnières à fleurs doubles (Saponaria officinalis ‘Rosea Plena’ ou ‘Alba Plena’) ou le terrible liseron aux fleurs de roses (Calystegia hederacea ‘Flore Pleno’)… Des belles pestes à contenir par tous les moyens.