nov 232010
 

En quelques semaines, les feuilles des arbres sont tombées en masse, recouvrant par endroit les pelouses, les parterres ou les allées. Le plus gros de la chute est maintenant tombée, les opérations de nettoyage peuvent commencer avec plus d’efficacité. Mais à certains endroits, il est préférable de les laisser.

Feuilles mortes dans jardin parisien

Épais tapis de feuilles mortes dans le Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

Les feuilles mortes se ramassent sur la pelouse qui a besoin de recevoir toute la lumière des jours plus courts pour continuer à pousser.
De même, les feuilles tombées dans un bassin doivent être enlevées le plus rapidement possible, car en pourrissant elles polluent l’eau et l’acidifient trop.
Dans les allées, les escaliers et sur les terrasses rez-de-jardin, un nettoyage s’impose pour ne pas glisser par temps de pluie.
Il faut aussi penser à inspecter les gouttières qui pourraient être bouchées par des amas de feuilles lorsqu’un arbre frôle de trop près le toit d’une bâtisse.
Les massifs de fleurs bisannuelles (pensées, giroflées, myosotis et pâquerettes) sont parfois recouverts d’un épais manteau, qui peut provoquer un étiolement et la pourriture des plantes encore jeunes, surtout si le temps est humide. Il faut donc dégager les plantes, mais quelques feuilles peuvent rester entre elles sur le sol qui n’a pas besoin d’être à nu pendant la mauvaise saison.

Par contre, toutes les feuilles tombées au pied d’arbustes, d’arbres, de haies, entre les pieds de plantes vivaces et sur les planches vides d’un potager ne doivent pas être enlevées. Elles forment un paillis protecteur pour le sol et la microfaune qui y vit et qui se chargera de décomposer le tapis superficiel petit à petit pendant la mauvaise saison. En hiver, un grand nombre de petits animaux aiment s’abriter sous des feuilles mortes qui offrent un refuge pour la biodiversité.

Quant aux feuilles ramassées, on ne les jette surtout pas ! Ces feuilles mortes sont précieuses et doivent être recyclées.
Quand on peut les entreposer dans un silo en grillage pour les faire sécher, elles sont stockées en fin d’automne pour servir chaque fois que vous ajouterez des déchets verts au tas de compost l’année suivante. Les feuilles mortes sèches sont assimilées à des déchets bruns, plus riches en carbone.
Les feuilles mortes séchées servent de paillis protecteur autour et sur les plantes frileuses laissées en pleine terre dans le jardin.
Vous pouvez aussi les entasser pour qu’elles se décomposent et forment en quelques mois un terreau d’excellente qualité, qui sera utilisé ensuite dans le jardin.

Bref, les provisions de feuilles mortes, c’est maintenant ou jamais !

nov 022009
 

Quand la météo veut bien laisser le jardinier ou la jardinière accéder au jardin ou sur le balcon, les travaux ne manquent pas au coeur de l’automne :

  • Ramasser sans cesse les feuilles qui tombent et recycler celles qui sont saines (soit sur le tas de compost, soit en paillis au pied des haies, des massifs d’arbustes ou de plantes vivaces).
  • Rabattre les feuillages jaunis ou desséchés des plantes vivaces, sauf pour les quelques espèces décoratives en hiver (grands sedums, graminées, etc.).
  • Protéger, si ce n’est déjà fait, les plantes frileuses laissées dehors pendant la mauvaise saison. Pour celles cultivées en pot, il faut enrober le pot de plastique à bulles car les racines sont davantage exposées au froid dans les contenants.
  • Quand le temps est sec, ne pas oublier d’arroser les plantations récentes et les plantes cultivées en potées ou jardinières.
  • Tant qu’il ne gèle pas, continuer les plantations des plantes bulbeuses ou bisannuelles à floraison printanière, des plantes vivaces bien rustiques, des arbres et des arbustes.
  • Donner davantage de lumière aux plantes d’intérieur. Soit en ouvrant les rideaux dans la journée, soit en rapprochant les potées des fenêtres, soit en éclairant avec des lampes horticoles.