oct 062011
 

Rosiers remontants dans le square Albert Besnard, Paris 17e (75)

Ce n’est plus l’opulence du printemps, les buissons ont un aspect fatigué, le feuillage ayant perdu de sa superbe sous l’attaque des maladies cryptogamiques, mais la floraison reste encore abondante. Rosiers inconnus sans étiquette, mais bien remontants !

Rosiers remontants dans le square Albert Besnard, Paris 17e (75)

Tiges plutôt dégarnies, mais bien fleuries. Les roses du square Albert Besnard dans le 17e arrondissement de Paris jouent les prolongations pour le plus grand plaisir des passants.

Rosiers remontants dans le square Albert Besnard, Paris 17e (75)

Vivent les roses tardives qui font le bonheur des jardins d’automne et parfois d’hiver…

juil 312011
 

D’une année à l’autre, le jardin du Palais-Royal se pare de couleurs et de fleurs différentes. Cette année, le jaune acide et le rouge vif réveillent les massifs de roses, d’anémones du Japon et de dahlias aux teintes plus douces.

Fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75)

Fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Labellisé « Jardin remarquable », le jardin du Palais-Royal s’étend sur 20 850 m² dans le 1er arrondissement de Paris.

Le jardin fut décidé par le cardinal de Richelieu pour ornementer le Palais-Royal et fut réalisé par Pierre Desgotz, le jardinier du roi. La palais et le jardin ont été légués à Louis XIII à la mort du cardinal et la famille royale s’y est installée. Le jardin a été modifié sous Charles X pour lui donner son aspect actuel avec les galeries et les tracés des allées.

Pelouse et plate-bande fleurie du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75)

Pelouse et plate-bande fleurie du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Quatre doubles rangées de tilleuls taillés en marquise plantés dans les années 1970 et des marronniers rouges plantés en 1910 (au Nord du jardin) ombragent les allées du jardin du Palais-Royal, aux côtés de 466 autres arbres.

Dahlias et rosiers, fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75)

Dahlias et rosiers, fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Un bassin central déploie ses jets d’eau en forme d’éventail vers deux vastes pelouses bordées de massifs fleuris redessinés par le paysagiste Mark Rudkin.

Rosiers et statue Le charmeur de serpent (Adolphe Thabard) dans le jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Rosiers et statue Le charmeur de serpent (Adolphe Thabard) dans le jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

 

D’élégantes statues en marbre (le Charmeur de Serpent, par Adolphe Thabard -1875-, et Le Pâtre et la Chèvre, par Paul Lemoyne -1830-) semblent s’élancer vers les pilastres cannelés et les chapiteaux corinthiens dont l’architecte Victor Louis (1731-1811) a habillé les magnifiques édifices qui entourent le jardin. Pierre Fontaine (1762-1853) réalisa les ailes de Montpensier et de Valois.
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avr 302011
 

Un peu partout dans les jardins, les parcs et les roseraies de Paris et d’Île-de-France, les rosiers se sont mis à fleurir à foison en avril avec un bon mois d’avance. Les floraisons du premier printemps ont été vite renforcées par celles qui apparaissent habituellement en mai et début juin. Mais que va-t-il rester dans les jardins en juin ?

Floraison des rosiers en avril dans Paris

Rosier grimpant près du métro Passy, Paris 16e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Floraison des rosiers en avril dans Paris

Rosier grimpant près du métro Passy, Paris 16e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

On peut difficilement avoir plus fleuri surtout pour un mois d’avril ! Avec le vert encore tendre des jeunes feuillages, c’est superbe.

Floraison des rosiers en avril dans Paris

Rosier grimpant près du métro Passy, Paris 16e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Floraison des rosiers en avril dans Paris

Rosier grimpant près du métro Passy, Paris 16e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Mai va commencer sans muguet, le plus souvent déjà défleuri, sans tulipe et sans lilas aussi. Les myosotis ont pris un coup de chaud bien avant l’heure. Et il n’y a pas qu’en région parisienne. Ma brève visite en Picardie bien plus froide que la capitale surchauffée par l’urbanisation et la pollution m’a permis d’y observer des massifs de rosiers bien avancés et fleuris.

Drôle de printemps !

avr 052011
 

La société Verdia qui commercialise les Décorosiers, des rosiers robustes, faciles et généreux,  propose son nouveau site internet, un outil plus moderne et efficace pour la promotion de la gamme de ces rosiers aux qualités exceptionnelles.

La refonte complète de l’ancien site internet permet un meilleur référencement dans les moteurs de recherche, un nouveau menu, une multiplicité des photos, une recherche intelligente du point de vente le plus proche et des séquences vidéo.

www.decorosiers.com

Décorosier Opalia grimpant (DR)

Décorosier Opalia grimpant (DR)

D’une hauteur de 50 à 80 cm, les Décorosiers sont pour la plupart des rosiers arbustifs à port recouvrant. Ils sont parfaits pour les talus, massifs ou bordures. La variété Opalia, à fleurs blanches, existe aussi en rosier grimpant.
La floraison de ces rosiers est abondante de mai jusqu’aux premières gelées et chaque arbuste peut donner jusqu’à 3000 fleurs par an. Le feuillage vert brillant est semi-persistant. Toutes ces variétés sont naturellement résistantes aux maladies.

jan 032011
 

La Fédération des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC) et FranceAgriMer ont réalisé une étude sur l’évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial. La FNJFC est la référence française des jardins ouvriers et familiaux. Elle réunit 200 associations de jardins familiaux soit environ 23 000 jardiniers. Voici la synthèse réalisée à la suite des conférences de FranceAgriMer du 2 décembre 2010 aux salons Vinitech Sifel sur les facteurs-clés du succès des jardins familiaux.

L’objectif de cette étude est d’acquérir de meilleures connaissances sur les raisons économiques, sociales ou gustatives, dans l’investissement d’une parcelle de jardin familial et de définir quels sont les fruits et légumes les plus cultivés. Lors de cette enquête, trois types de questionnaires ont été envoyés :
– un questionnaire transmis aux jardiniers,
– un questionnaire transmis aux responsables des jardins,
– un questionnaire envoyé aux présidents des associations ou comités locaux.
En parallèle, des entretiens individuels ont été menés sur divers sites franciliens.

Localisations des jardins familiaux
Les départements qui comptent le plus de jardins sont le Rhône, le Nord, la Côte d’Or, le Val-de-Marne et l’Essonne.

Profil des jardiniers

  • Plus d’un jardinier sur deux habitent en centre ville et 39 % en périphérie.
  • 61 % résident dans un habitat collectif et 38 % en maison individuelle.
  • Les jardiniers sont en majorité des retraités (54 % ont 60 ans et plus et 46 % entre 30 à 60 ans).
  • 52 % des jardiniers entretiennent leur parcelle depuis plus de 6 ans, 42 % depuis 1 à 6 ans et seulement 6 % depuis moins de 1 an. Les jardiniers qui possèdent une parcelle souhaitent la conserver.

Les parcelles

  • La surface moyenne de la parcelle cultivée est de 172 m2.
  • Plus de la moitié des parcelles mesurent de 100 à 200 m2, un quart de 200 à 300 m2. Les plus petites parcelles sont situées en région parisienne.
  • L’investissement temps des jardiniers est très important puisque 45 % d’entre eux pratiquent le jardinage entre 7 et 9 mois par an et 33% entre 10 et 12 mois par an. Globalement, les jardiniers sont présents dans leur jardin trois fois par semaine ou plus.
  • 72 % utilisent du compost, 70 % du fumier, et plus d’un jardinier sur deux fertilisent avec des engrais dont 53 % sont d’origine organique, 46 % biologique et seulement  8% chimique.
  • 96 % pratiquent la rotation des cultures, 83 % le compostage, 51 % utilisent une machine agricole.
  • Si 15 % des jardiniers déclarent avoir des difficultés à cultiver, c’est pour 33% en raison de la nature de leur terre.

Les productions
Sur une parcelle moyenne, l’espace potager est prépondérant (81%), le reste est réparti entre les fruits, les fleurs et l’espace détente.

  • Les jardiniers cultivent plus de 50 légumes différents : salade, tomate, haricot vert, courgette, aubergine, pomme de terre, carotte, poireau, radis, chou, oignon sont les plus cités. Les légumes les plus cultivés tels les tomates, salades, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux se situent parmi les légumes les plus productifs : avec une moyenne de 100 kg de pommes de terre, 53 kg de tomates, 30 kg de poireaux et 24 kg de haricots.
  • 8 jardiniers sur dix produisent des petits fruits. La valeur de ces productions est répartie de la manière suivante : fraise 32 %, framboise 30%, mûre 14%, groseille 13%, le reste concernant cassis, raisin et myrtille.
  • Parmi les fruits cités, une majorité de jardiniers cultive de la rhubarbe et du melon, puis des pêches, des figues et des cerises. Il faut noter que de nombreuses associations de jardins familiaux réglementent l’implantation d’arbres fruitiers : hauteur maximum, distance de plantation par rapport à la clôture voir interdiction de plantation.
  • 72 % des jardiniers cultivent des aromates. On constate une grande variété d’herbes aromatiques cultivées avec une prédominance pour le thym, la ciboulette, la menthe, le basilic et le persil.
  • 44% des jardins sont fleuris, en majorité avec des bulbes et des rosiers.
  • Les choix de production sont guidés par les besoins de la famille, le désir de retrouver leur origine (en majorité paysanne) et l’envie de réaliser des économies.
  • 72 % de jardiniers ont des surplus de production, surtout en salades, tomates, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux. 87 % en font dons à leur famille, voisins ou amis, 77% pratiquent la congélation ou la stérilisation.
  • 80 % affirment avoir déjà eu des pertes de récolte et ce notamment sur la tomate.

Dépenses et économies réalisées
L’économie moyenne réalisée sur une parcelle de jardin familial est estimée à 544€. Par ailleurs, la dépense moyenne sur une parcelle est estimée à 286 €, avec comme postes les plus importants la cotisation annuelle et les achats de graines et de plants. Cette économie est proportionnelle à la taille de la parcelle et à l’expérience du jardinier.

Consommation – Achats dans le commerce
Le budget moyen des achats de fruits et légumes des jardiniers se situe autour de 20 € par semaine.

Légumes
En hiver, 57% des jardiniers achètent entre 60% et 100% de leurs légumes dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont que 8 %. En contrepartie, ils sont 42 % à n’acheter aucun légume dans le commerce l’été.

Fruits
En hiver, 93 % des jardiniers achètent plus de 80 % de leurs fruits dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont plus que 48 %.

Les motivations citées pour l’investissement dans une parcelle de jardin familial
Les motivations citées par les jardiniers, par ordre d’importance, sont les suivantes :
– le plaisir de jardiner et de consommer ses propres produits,
– les discussions, les rencontres
– l’aspect alimentation santé
– le côté convivialité familiale
– les raisons économiques
Si 18 % participent au concours du meilleur jardin, c’est surtout pour leur satisfaction personnelle.

Conclusion
Cette enquête démontre que certes, bénéficier d’une parcelle de jardin familial représente un atout financier appréciable, mais celui-ci reste proportionnel à la superficie de celle-ci, à l’expérience du jardinier et à son investissement en temps.
Les légumes les plus cultivés sont les salades, tomates, haricots verts ou beurres, courgettes et pommes de terre.
Les choix de culture sont surtout guidés par les goûts personnels des jardiniers. Quant aux motivations pour s’investir dans une parcelle de jardin familial, le plaisir de jardiner et la consommation de ses propres produits sont mis en avant.
En pratiquant le jardinage, leur vie a changé sur le plan social pour 85 % des jardiniers. Un grand nombre d’entre eux évoque l’occupation et la passion du jardinage suivi de la détente, de l’aspect convivialité et de l’activité physique. La nature en ville, retrouver ses origines et l’estime de soi sont également souvent cités.
Pour conclure, même si un tiers des jardiniers ne trouvent pas leur production suffisante, en partie à cause d’une surface insuffisante, d’un climat inadapté ou par manque de temps, 99 % sont désireux de garder leur parcelle et 21 % sont intéressés par l’obtention d’une parcelle plus grande.

Le saviez-vous ?
Quelques définitions pour mieux comprendre la distinction entre les jardins familiaux objets de cette synthèse et les jardins partagés plus fréquents dans la capitales, deux types très proches de jardins, mais différents quand même.
– Les jardins familiaux sont des groupes de parcelles de potagers, gérés par une association loi 1901 et mis à disposition de jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association). Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial.
– Un jardin partagé est un jardin de proximité, créé à l’initiative d’habitants qui désirent se retrouver dans un lieu convivial pour jardiner. Il est planté et entretenu par les riverains regroupés au sein d’une association. C’est un lieu ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et les cultures. Il permet de tisser des relations entre les différents lieux de vie de l’arrondissement : écoles, maisons de retraite, hôpitaux… Ce jardin est confié à une association par convention pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu’à 5 ans). Dans ce jardin, respect de l’environnement et développement de la biodiversité sont de mise.

nov 132009
 

Dans les parcs et jardins parisiens, quelques panneaux indiquent aux promeneurs qu’il ne faut plus monter sur la pelouse, dite en repos. Après un été de piétinements, elle le mérite bien ! Mais pendant ce temps là, les rosiers, indifférents à l’automne, continuent à fleurir…

Massif de rosiers dans le jardin du port de l'arsenal (Paris, 75), automne, photo Alain Delavie

Massif de rosiers dans le jardin du port de l'arsenal (Paris, 75), automne, photo Alain Delavie

Des roses en novembre. Et peut être en décembre, si la météo parisienne le veut bien.