jan 032011
 

La Fédération des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC) et FranceAgriMer ont réalisé une étude sur l’évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial. La FNJFC est la référence française des jardins ouvriers et familiaux. Elle réunit 200 associations de jardins familiaux soit environ 23 000 jardiniers. Voici la synthèse réalisée à la suite des conférences de FranceAgriMer du 2 décembre 2010 aux salons Vinitech Sifel sur les facteurs-clés du succès des jardins familiaux.

L’objectif de cette étude est d’acquérir de meilleures connaissances sur les raisons économiques, sociales ou gustatives, dans l’investissement d’une parcelle de jardin familial et de définir quels sont les fruits et légumes les plus cultivés. Lors de cette enquête, trois types de questionnaires ont été envoyés :
– un questionnaire transmis aux jardiniers,
– un questionnaire transmis aux responsables des jardins,
– un questionnaire envoyé aux présidents des associations ou comités locaux.
En parallèle, des entretiens individuels ont été menés sur divers sites franciliens.

Localisations des jardins familiaux
Les départements qui comptent le plus de jardins sont le Rhône, le Nord, la Côte d’Or, le Val-de-Marne et l’Essonne.

Profil des jardiniers

  • Plus d’un jardinier sur deux habitent en centre ville et 39 % en périphérie.
  • 61 % résident dans un habitat collectif et 38 % en maison individuelle.
  • Les jardiniers sont en majorité des retraités (54 % ont 60 ans et plus et 46 % entre 30 à 60 ans).
  • 52 % des jardiniers entretiennent leur parcelle depuis plus de 6 ans, 42 % depuis 1 à 6 ans et seulement 6 % depuis moins de 1 an. Les jardiniers qui possèdent une parcelle souhaitent la conserver.

Les parcelles

  • La surface moyenne de la parcelle cultivée est de 172 m2.
  • Plus de la moitié des parcelles mesurent de 100 à 200 m2, un quart de 200 à 300 m2. Les plus petites parcelles sont situées en région parisienne.
  • L’investissement temps des jardiniers est très important puisque 45 % d’entre eux pratiquent le jardinage entre 7 et 9 mois par an et 33% entre 10 et 12 mois par an. Globalement, les jardiniers sont présents dans leur jardin trois fois par semaine ou plus.
  • 72 % utilisent du compost, 70 % du fumier, et plus d’un jardinier sur deux fertilisent avec des engrais dont 53 % sont d’origine organique, 46 % biologique et seulement  8% chimique.
  • 96 % pratiquent la rotation des cultures, 83 % le compostage, 51 % utilisent une machine agricole.
  • Si 15 % des jardiniers déclarent avoir des difficultés à cultiver, c’est pour 33% en raison de la nature de leur terre.

Les productions
Sur une parcelle moyenne, l’espace potager est prépondérant (81%), le reste est réparti entre les fruits, les fleurs et l’espace détente.

  • Les jardiniers cultivent plus de 50 légumes différents : salade, tomate, haricot vert, courgette, aubergine, pomme de terre, carotte, poireau, radis, chou, oignon sont les plus cités. Les légumes les plus cultivés tels les tomates, salades, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux se situent parmi les légumes les plus productifs : avec une moyenne de 100 kg de pommes de terre, 53 kg de tomates, 30 kg de poireaux et 24 kg de haricots.
  • 8 jardiniers sur dix produisent des petits fruits. La valeur de ces productions est répartie de la manière suivante : fraise 32 %, framboise 30%, mûre 14%, groseille 13%, le reste concernant cassis, raisin et myrtille.
  • Parmi les fruits cités, une majorité de jardiniers cultive de la rhubarbe et du melon, puis des pêches, des figues et des cerises. Il faut noter que de nombreuses associations de jardins familiaux réglementent l’implantation d’arbres fruitiers : hauteur maximum, distance de plantation par rapport à la clôture voir interdiction de plantation.
  • 72 % des jardiniers cultivent des aromates. On constate une grande variété d’herbes aromatiques cultivées avec une prédominance pour le thym, la ciboulette, la menthe, le basilic et le persil.
  • 44% des jardins sont fleuris, en majorité avec des bulbes et des rosiers.
  • Les choix de production sont guidés par les besoins de la famille, le désir de retrouver leur origine (en majorité paysanne) et l’envie de réaliser des économies.
  • 72 % de jardiniers ont des surplus de production, surtout en salades, tomates, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux. 87 % en font dons à leur famille, voisins ou amis, 77% pratiquent la congélation ou la stérilisation.
  • 80 % affirment avoir déjà eu des pertes de récolte et ce notamment sur la tomate.

Dépenses et économies réalisées
L’économie moyenne réalisée sur une parcelle de jardin familial est estimée à 544€. Par ailleurs, la dépense moyenne sur une parcelle est estimée à 286 €, avec comme postes les plus importants la cotisation annuelle et les achats de graines et de plants. Cette économie est proportionnelle à la taille de la parcelle et à l’expérience du jardinier.

Consommation – Achats dans le commerce
Le budget moyen des achats de fruits et légumes des jardiniers se situe autour de 20 € par semaine.

Légumes
En hiver, 57% des jardiniers achètent entre 60% et 100% de leurs légumes dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont que 8 %. En contrepartie, ils sont 42 % à n’acheter aucun légume dans le commerce l’été.

Fruits
En hiver, 93 % des jardiniers achètent plus de 80 % de leurs fruits dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont plus que 48 %.

Les motivations citées pour l’investissement dans une parcelle de jardin familial
Les motivations citées par les jardiniers, par ordre d’importance, sont les suivantes :
– le plaisir de jardiner et de consommer ses propres produits,
– les discussions, les rencontres
– l’aspect alimentation santé
– le côté convivialité familiale
– les raisons économiques
Si 18 % participent au concours du meilleur jardin, c’est surtout pour leur satisfaction personnelle.

Conclusion
Cette enquête démontre que certes, bénéficier d’une parcelle de jardin familial représente un atout financier appréciable, mais celui-ci reste proportionnel à la superficie de celle-ci, à l’expérience du jardinier et à son investissement en temps.
Les légumes les plus cultivés sont les salades, tomates, haricots verts ou beurres, courgettes et pommes de terre.
Les choix de culture sont surtout guidés par les goûts personnels des jardiniers. Quant aux motivations pour s’investir dans une parcelle de jardin familial, le plaisir de jardiner et la consommation de ses propres produits sont mis en avant.
En pratiquant le jardinage, leur vie a changé sur le plan social pour 85 % des jardiniers. Un grand nombre d’entre eux évoque l’occupation et la passion du jardinage suivi de la détente, de l’aspect convivialité et de l’activité physique. La nature en ville, retrouver ses origines et l’estime de soi sont également souvent cités.
Pour conclure, même si un tiers des jardiniers ne trouvent pas leur production suffisante, en partie à cause d’une surface insuffisante, d’un climat inadapté ou par manque de temps, 99 % sont désireux de garder leur parcelle et 21 % sont intéressés par l’obtention d’une parcelle plus grande.

Le saviez-vous ?
Quelques définitions pour mieux comprendre la distinction entre les jardins familiaux objets de cette synthèse et les jardins partagés plus fréquents dans la capitales, deux types très proches de jardins, mais différents quand même.
– Les jardins familiaux sont des groupes de parcelles de potagers, gérés par une association loi 1901 et mis à disposition de jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association). Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial.
– Un jardin partagé est un jardin de proximité, créé à l’initiative d’habitants qui désirent se retrouver dans un lieu convivial pour jardiner. Il est planté et entretenu par les riverains regroupés au sein d’une association. C’est un lieu ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et les cultures. Il permet de tisser des relations entre les différents lieux de vie de l’arrondissement : écoles, maisons de retraite, hôpitaux… Ce jardin est confié à une association par convention pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu’à 5 ans). Dans ce jardin, respect de l’environnement et développement de la biodiversité sont de mise.

juin 232010
 

Lors de mon court périple en Allemagne et en Suisse autour du lac de Constance il y a quelques semaines, je suis resté en admiration devant les magnifiques champs de salades de l’île de Reichenau, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Superbes paysages tous de laitues plantés…

Champs de légumes

Champs de laitues sur l'Île de Reichenau, Allemagne, mai 2010, photo Alain Delavie

Laitues à couper blondes et rouges

Champs de laitues sur l'Île de Reichenau, Allemagne, mai 2010, photo Alain Delavie

Je suis un gros mangeur de salades, mais les étendues de laitues à couper et la diversité des variétés plantées côte à côte m’ont fait prendre davantage conscience combien certains légumes pouvaient être décoratifs dans un potager ou sur un balcon.

Salades à couper

Champs de laitues sur l'Île de Reichenau, Allemagne, mai 2010, photo Alain Delavie

Les tendres feuilles brillent sous les rayons du soleil et se parent de reflets étincelants qui accentuent encore le caractère décoratif de ces légumes feuilles.

Grandes cultures de salades à couper

Champs de laitues à couper sur l'Île de Reichenau, Allemagne, mai 2010, photo Alain Delavie

Salades à couper rouges et blondes

Champs de laitues à couper sur l'Île de Reichenau, Allemagne, mai 2010, photo Alain Delavie

Des beautés qui poussent en quelques semaines à peine, aussi bien en pleine terre dans le potager qu’en pot sur un rebord de fenêtre ou un balcon.

Salades à couper

Laitues à couper blondes sur l'Île de Reichenau, Allemagne, mai 2010, photo Alain Delavie

Même en pot, elles restent décoratives…

La salade, un légume déco

Potée de salade, RHS Chelsea Flower Show 2010, mai 2010, photo Alain Delavie

La laitue, un légume déco

Potées de laitues rouges et blondes, Ferme de Gally, Jardins Jardin 2009, juin 2009, photo Alain Delavie

Le mesclun, des feuilles déco et délicieuses

Potée de mesclun, RHS Chelsea Flower Show 2010, mai 2010, photo Alain Delavie

Si belles, mais tant qu’on ne les dévore pas ! Ce qui n’est pas si grave, hop, un nouveau semis et c’est reparti pour un nouveau spectacle, un nouveau et tendre régal.

avr 242010
 

Vous rêvez d’un potager, mais vous n’avez qu’un balcon, une cour ou une terrasse ? Qu’à cela ne tienne, tentez un mini potager dans un cageot. Facile à transporter, installer, déplacer, récolter…

Potager en cageot

Petit carré de laitues pommées dans un cageot potager, Jardiland (Bergerac, 12), photo Alain Delavie

J’ai pris cette photo dans le magasin Jardiland de Bergerac (12) il y a quinze jours maintenant. L’idée est simple, mais efficace et pratique. Il faut juste prendre la précaution de tapisser le fond du cageot d’un film en plastique pour éviter les écoulements d’eau intempestifs. Vous pouvez même tout simplement glisser dans le fond du cageot un sac de terreau que vous découperez sur le dessus pour planter quelques salades pommées ou à couper, du persil, du cerfeuil ou de la ciboulette. Vous pouvez aussi choisir d’y semer directement des épinards ou du mesclun, si vite poussés et récoltés. Les radis ou la roquette, c’est pas mal aussi.

Ce genre d’installation est parfait pour les cultures potagères rapides et peu volumineuses. À installer en plein soleil, ou tout du moins dans un endroit ensoleillé pendant la moitié de la journée.

mar 222010
 

Dans la série des achats et des plantes à contre saison, j’ai trouvé des barquettes de jeunes plants de mâche en vente en ce moment dans une jardinerie. En même temps que les salades de printemps.

Salade à contre-saison

Jeunes plants de mâche toutes saisons 'Trophy', mars 2010, photo Alain Delavie

Déjà la barquette de jeunes plants de mâche, une salade facile à semer, me semble un tantinet absurde et surtout hors de prix, car chaque plant va grossir un peu, mais c’est tout. Ils ne vont pas donner une grosse salade pommée.

Salade

Jeunes plants de mâche toute saison 'Trophy', mars 2010, photo Alain Delavie

Quand à la période de vente… Pour moi la mâche est traditionnellement une salade de fin d’été, d’automne et d’hiver. Pas de printemps ni toutes saisons ! Alors qu’il y a tant de salades printanières fraîches et croquantes à souhait…