juin 242011
 

L’Observatoire de la Biodiversité des Jardins lance un grand appel à témoins ! L’année 2011 s’annonce comme une année particulière pour l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins (OBJ) piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Noé Conservation. À conditions exceptionnelles, mesures exceptionnelles, l’OBJ compte sur vous !

Les spécialistes des papillons parlent de 2011 comme d’une année vraiment exceptionnelle tant la sécheresse a été intense et longue, sauf peut-être dans le Midi. Ils témoignent d’une situation contrastée : on observe, pour la période, une grande diversité d’espèces mais une faible abondance dans les milieux secs, alors que les papillons semblent plus abondants en milieu forestier. Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d’été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D’autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l’instar de l’azuré des cytises… !

Toutefois, les données transmises au Muséum national d’Histoire naturelle sur les papillons observés dans les jardins ne mettent pas en évidence une diminution des espèces communes par rapport aux périodes précédentes. Les nombres de papillons comptés dans les jardins au début de l’année 2011 sont comparables à ceux du début des années 2006 à 2010.

En revanche, on observe, depuis le lancement de la saison 2011, une participation des observateurs moins importante que les autres années. Cela pourrait traduire le fait qu’effectivement, les papillons sont moins abondants cette année : lorsqu’il y a peu de papillons dans le jardin, il est moins motivant d’observer, ce qui se traduit par une baisse de la participation. Les données qui nous parviennent proviendraient alors des jardins les mieux lotis, où le suivi est motivant, et donneraient une représentation biaisée de la réalité.

Pour en avoir le cœur net, une seule solution : effectuer des observations, y compris dans les jardins pauvres en papillons et transmettre ces données au Muséum national d’Histoire naturelle. Aussi l’OBJ compte fortement sur une mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible. Les données montrant une absence de papillons sont aussi importantes pour comprendre l’évolution des populations que celles montrant une forte abondance !

Quoi qu’il en soit, les conditions actuelles sont remarquables, et méritent des observations continues. En effet, avec le réchauffement climatique, de tels épisodes météorologiques exceptionnels pourraient être plus fréquents, et avoir un impact sur la biodiversité. Les suivis comme l’OBJ sont alors des outils irremplaçables pour comprendre ces effets.

Pour observer les espèces de votre jardin et participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, inscrivez votre jardin et découvrez la démarche à suivre pour le relevé et le comptage via le site Noé Conservation ou sur le site Vigie Nature. Pas besoin d’être spécialiste, de nombreux outils sont en ligne pour vous aider à déterminer l’espèce que vous avez sous les yeux ! À la fin du mois, saisissez vos données en remplissant un formulaire en ligne, elles seront transmises aux scientifiques du Muséum.

fév 112011
 

Sur 176 millions d’euros dépensés par les Français pour acheter des végétaux d’intérieur en février 2010, 108 millions d’euros l’ont été pour offrir. La part de la Saint-Valentin a représenté 30,6 % de ces achats, soit 33 millions d’euros.

Les achats des Français en végétaux d’intérieur sont mesurés par un panel, réalisé par Tns Sofres, constitué de 10 000 individus qui décrivent leurs achats dans un questionnaire mensuel. Ce panel est cofinancé par FranceAgriMer et Val’hor.

Qu’achètent les Français pour la Saint-Valentin ?
En % des quantités achetées

Plantes fleuries en pot 15,4%
Compositions florales 6,8%
Coupes ou bacs de plantes 3,9%
Plantes vertes ou grasses 1,5%
Fleurs coupées à la pièce 30,0%
Bottes toutes préparées 41,6%

En % des sommes dépensées
Bottes toutes préparées 30,5%
Plantes fleuries en pot 16,4%
Compositions florales 12,3%
Coupes ou bacs de plantes 3,8%
Plantes vertes ou grasses 1,8%
Fleurs coupées à la pièce 34,1%

Les fleurs coupées à la pièce ont représenté 34,1 % des sommes dépensées pour 30 % des quantités achetées, devant les bottes toutes préparées (30,5 % des sommes dépensées pour 41,6 % des quantités achetées) et les plantes fleuries en pot (16,4 % des sommes dépensées pour 15,4 % des quantités achetées).

À la Saint-Valentin, les roses sont très majoritairement offertes (87,2 % des quantités et 90,5 % des sommes dépensées pour ce qui concerne les fleurs).

Pour la Saint-Valentin, des achats chez le fleuriste
En 2010, comme lors des années précédentes, les fleuristes demeurent le lieu privilégié des achats de fleurs ou de plantes pour la Saint-Valentin avec 61,3 % des volumes et 74,8 % des dépenses. Viennent ensuite les GMS avec 18 % des volumes et 9,1 % des dépenses et les achats sur les marchés avec 10,8 % des volumes et 6,4 % des dépenses.

(Source : Tns Sofres, élaboration FranceAgriMer)