avr 242011
 

Les tomates ne sont pas réservées au potager et à la pleine terre. Elles poussent très bien en pot ou en jardinière, sur un balcon ou une terrasse bien exposés au soleil du Midi ou de l’après-midi. La récolte se montre parfois très abondante, surtout avec les variétés à petits fruits. Voici tous les conseils pour réussir la culture de votre pied de tomate en pot.

 

Tomates cerises cultivées dans de grandes jardinières sur balcon

Grandes jardinières de tomates cerises 'Sun Gold', géraniums et hélichrysums; balcon parisien, photo Alain Delavie

Attention, un pied de tomate qui se plaît pousse énormément ! Au moins jusqu’à une hauteur de 1,20 à 1,50 m. Prévoyez suffisamment de place, tant au sol qu’en hauteur. Et évitez les balcons ou terrasses trop ventées.

Continue reading »

avr 122011
 

Les jeunes plants de tomates arrivent en nombre dans les points de vente de jardinage. En principe des très jeunes plants, qui ne dépassent guère 15 à 20 cm de hauteur, pour un repiquage dans le potager ou en pot sur balcon. Mais bien sûr, avec ces plants juvéniles, il faudra plusieurs mois avant de récolter les premières tomates. Que nenni, la tomate en pot prête à cueillir vous attend !

Plants forcés de tomates en conteneurs

Jeunes plants de tomates en godet avec des fruits mûrs, avril 2011, photo Alain Delavie

Des belles petites tomates d’un beau rouge, que l’on croquerait volontiers.
Mais nous sommes début avril quand même, au tout début du printemps, certes estival depuis quelques jours, mais printemps malgré tout, d’ailleurs les températures redeviennent plus fraîches. Elles vont se les geler dehors ces belles tomates arrivées trois bons mois trop tôt !
Et puis, ces tomates, elles ont été forcées sous serre, nourries aux engrais et certainement traitées pour arriver à ce stade sans soucis. La tentation est forte, mais je me garderais bien de croquer dans ces fruits alléchants, trop beaux pour être naturels…

mar 012011
 

L’étude sur les Français et le végétal, demandée fin 2010 par le Groupe J et dévoilée lors du dernier Salon du Végétal d’Angers en février dernier, met en évidence un intérêt croissant des Français pour le potager, avec une nette préférence pour les tomates et les salades, qui arrivent en tête du top 15 des légumes les plus cultivés. Tendance qui se confirme pour Paris et l’île-de-France.

Chaque automne depuis quelques années, un échantillon de deux mille ménages, représentatif de la population française, est questionné à la demande du Groupe J par Efficience3 sur le détail de l’ensemble des végétaux présents dans l’habitat principal de nos concitoyens.

Ce baromètre annuel fait apparaître cette année une stagnation, voir un recul, d’une majorité d’espèces possédées, il met en avant la tendance qui s’affirme actuellement d’un néo jardinage potager. Ainsi la culture des légumes concerne à ce jour 37 % des ménages français, contre 27 % il y a cinq ans.

Voici les 10 légumes préférés des jardiniers en Île-de-France :
tomate (74 %),
salade (41 %),
fraise (37 %),
courgette (36 %),
persil (30 %),
haricot (28 %),
carotte et ciboulette (24 %),
radis et pomme de terre (21 %).
(Sources : Efficience 3/Groupe J/Salon du Végétal)

fév 282011
 

Et oui, le mois de février n’est pas terminé, mais déjà les premiers jeunes plants de tomates sont arrivés dans certaines jardineries franciliennes. Deux mois trop tôt car la mise en place définitive dans la région parisienne se fait plutôt après la mi avril, voire en mai ou début juin quand le printemps est trop frais.

Jeunes plants de légume frileux en jardinerie

Jeunes plants de tomates prêts à repiquer, photo Alain Delavie

Des jeunes plants pas endurcis, provenant directement d’une serre, pas du tout préparés à supporter des températures fraîches ou peut-être même froides, pour ne pas dire glacées. Car l’hiver n’est pas officiellement terminé et nul ne peut dire s’il est réellement fini et si nous allons avoir dorénavant un temps doux et agréable.

Bref, installez ces jeunes plants sur son balcon, sa terrasse ou dans son jardin, c’est prendre de très grands risques et presque à tous les coups rater sa culture de tomate. Fin février et début mars, on les garde au chaud sous abri, dans une véranda ou une petite serre. Et on les surveille pour les arroser dès que le substrat est sec, pour tailler les gourmands qui bien sûr ne vont pas cesser de pousser.

Vous n’avez pas de serre ni de véranda ? Oubliez ces jeunes plants, il y en aura bien d’autres dans quelques semaines.

jan 032011
 

La Fédération des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC) et FranceAgriMer ont réalisé une étude sur l’évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial. La FNJFC est la référence française des jardins ouvriers et familiaux. Elle réunit 200 associations de jardins familiaux soit environ 23 000 jardiniers. Voici la synthèse réalisée à la suite des conférences de FranceAgriMer du 2 décembre 2010 aux salons Vinitech Sifel sur les facteurs-clés du succès des jardins familiaux.

L’objectif de cette étude est d’acquérir de meilleures connaissances sur les raisons économiques, sociales ou gustatives, dans l’investissement d’une parcelle de jardin familial et de définir quels sont les fruits et légumes les plus cultivés. Lors de cette enquête, trois types de questionnaires ont été envoyés :
– un questionnaire transmis aux jardiniers,
– un questionnaire transmis aux responsables des jardins,
– un questionnaire envoyé aux présidents des associations ou comités locaux.
En parallèle, des entretiens individuels ont été menés sur divers sites franciliens.

Localisations des jardins familiaux
Les départements qui comptent le plus de jardins sont le Rhône, le Nord, la Côte d’Or, le Val-de-Marne et l’Essonne.

Profil des jardiniers

  • Plus d’un jardinier sur deux habitent en centre ville et 39 % en périphérie.
  • 61 % résident dans un habitat collectif et 38 % en maison individuelle.
  • Les jardiniers sont en majorité des retraités (54 % ont 60 ans et plus et 46 % entre 30 à 60 ans).
  • 52 % des jardiniers entretiennent leur parcelle depuis plus de 6 ans, 42 % depuis 1 à 6 ans et seulement 6 % depuis moins de 1 an. Les jardiniers qui possèdent une parcelle souhaitent la conserver.

Les parcelles

  • La surface moyenne de la parcelle cultivée est de 172 m2.
  • Plus de la moitié des parcelles mesurent de 100 à 200 m2, un quart de 200 à 300 m2. Les plus petites parcelles sont situées en région parisienne.
  • L’investissement temps des jardiniers est très important puisque 45 % d’entre eux pratiquent le jardinage entre 7 et 9 mois par an et 33% entre 10 et 12 mois par an. Globalement, les jardiniers sont présents dans leur jardin trois fois par semaine ou plus.
  • 72 % utilisent du compost, 70 % du fumier, et plus d’un jardinier sur deux fertilisent avec des engrais dont 53 % sont d’origine organique, 46 % biologique et seulement  8% chimique.
  • 96 % pratiquent la rotation des cultures, 83 % le compostage, 51 % utilisent une machine agricole.
  • Si 15 % des jardiniers déclarent avoir des difficultés à cultiver, c’est pour 33% en raison de la nature de leur terre.

Les productions
Sur une parcelle moyenne, l’espace potager est prépondérant (81%), le reste est réparti entre les fruits, les fleurs et l’espace détente.

  • Les jardiniers cultivent plus de 50 légumes différents : salade, tomate, haricot vert, courgette, aubergine, pomme de terre, carotte, poireau, radis, chou, oignon sont les plus cités. Les légumes les plus cultivés tels les tomates, salades, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux se situent parmi les légumes les plus productifs : avec une moyenne de 100 kg de pommes de terre, 53 kg de tomates, 30 kg de poireaux et 24 kg de haricots.
  • 8 jardiniers sur dix produisent des petits fruits. La valeur de ces productions est répartie de la manière suivante : fraise 32 %, framboise 30%, mûre 14%, groseille 13%, le reste concernant cassis, raisin et myrtille.
  • Parmi les fruits cités, une majorité de jardiniers cultive de la rhubarbe et du melon, puis des pêches, des figues et des cerises. Il faut noter que de nombreuses associations de jardins familiaux réglementent l’implantation d’arbres fruitiers : hauteur maximum, distance de plantation par rapport à la clôture voir interdiction de plantation.
  • 72 % des jardiniers cultivent des aromates. On constate une grande variété d’herbes aromatiques cultivées avec une prédominance pour le thym, la ciboulette, la menthe, le basilic et le persil.
  • 44% des jardins sont fleuris, en majorité avec des bulbes et des rosiers.
  • Les choix de production sont guidés par les besoins de la famille, le désir de retrouver leur origine (en majorité paysanne) et l’envie de réaliser des économies.
  • 72 % de jardiniers ont des surplus de production, surtout en salades, tomates, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux. 87 % en font dons à leur famille, voisins ou amis, 77% pratiquent la congélation ou la stérilisation.
  • 80 % affirment avoir déjà eu des pertes de récolte et ce notamment sur la tomate.

Dépenses et économies réalisées
L’économie moyenne réalisée sur une parcelle de jardin familial est estimée à 544€. Par ailleurs, la dépense moyenne sur une parcelle est estimée à 286 €, avec comme postes les plus importants la cotisation annuelle et les achats de graines et de plants. Cette économie est proportionnelle à la taille de la parcelle et à l’expérience du jardinier.

Consommation – Achats dans le commerce
Le budget moyen des achats de fruits et légumes des jardiniers se situe autour de 20 € par semaine.

Légumes
En hiver, 57% des jardiniers achètent entre 60% et 100% de leurs légumes dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont que 8 %. En contrepartie, ils sont 42 % à n’acheter aucun légume dans le commerce l’été.

Fruits
En hiver, 93 % des jardiniers achètent plus de 80 % de leurs fruits dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont plus que 48 %.

Les motivations citées pour l’investissement dans une parcelle de jardin familial
Les motivations citées par les jardiniers, par ordre d’importance, sont les suivantes :
– le plaisir de jardiner et de consommer ses propres produits,
– les discussions, les rencontres
– l’aspect alimentation santé
– le côté convivialité familiale
– les raisons économiques
Si 18 % participent au concours du meilleur jardin, c’est surtout pour leur satisfaction personnelle.

Conclusion
Cette enquête démontre que certes, bénéficier d’une parcelle de jardin familial représente un atout financier appréciable, mais celui-ci reste proportionnel à la superficie de celle-ci, à l’expérience du jardinier et à son investissement en temps.
Les légumes les plus cultivés sont les salades, tomates, haricots verts ou beurres, courgettes et pommes de terre.
Les choix de culture sont surtout guidés par les goûts personnels des jardiniers. Quant aux motivations pour s’investir dans une parcelle de jardin familial, le plaisir de jardiner et la consommation de ses propres produits sont mis en avant.
En pratiquant le jardinage, leur vie a changé sur le plan social pour 85 % des jardiniers. Un grand nombre d’entre eux évoque l’occupation et la passion du jardinage suivi de la détente, de l’aspect convivialité et de l’activité physique. La nature en ville, retrouver ses origines et l’estime de soi sont également souvent cités.
Pour conclure, même si un tiers des jardiniers ne trouvent pas leur production suffisante, en partie à cause d’une surface insuffisante, d’un climat inadapté ou par manque de temps, 99 % sont désireux de garder leur parcelle et 21 % sont intéressés par l’obtention d’une parcelle plus grande.

Le saviez-vous ?
Quelques définitions pour mieux comprendre la distinction entre les jardins familiaux objets de cette synthèse et les jardins partagés plus fréquents dans la capitales, deux types très proches de jardins, mais différents quand même.
– Les jardins familiaux sont des groupes de parcelles de potagers, gérés par une association loi 1901 et mis à disposition de jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association). Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial.
– Un jardin partagé est un jardin de proximité, créé à l’initiative d’habitants qui désirent se retrouver dans un lieu convivial pour jardiner. Il est planté et entretenu par les riverains regroupés au sein d’une association. C’est un lieu ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et les cultures. Il permet de tisser des relations entre les différents lieux de vie de l’arrondissement : écoles, maisons de retraite, hôpitaux… Ce jardin est confié à une association par convention pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu’à 5 ans). Dans ce jardin, respect de l’environnement et développement de la biodiversité sont de mise.