juin 112013
 

Tuteurage en bambou d'une touffe d'achillée, Parc de Bagatelle, Paris 6e (75)

Après un hiver bien humide et un printemps tout aussi arrosé, certaines plantes vivaces ont filé et pris des proportions inattendues, mais elles sont aussi devenues plus sensibles aux bourrasques de vent et aux intempéries qui ont vite fait de coucher les tiges plus fragiles. Des pincements pour certaines, un soutien pour d’autres et vous serez tranquille pour l’été.

Vous pouvez en effet tailler les tiges des plantes vivaces fleurissant au cours de l’été ou en automne : Asters, grands phlox, verges d’or, etc. Rabattez l’extrémité des tiges pour forcer les plantes à se ramifier davantage et à garder un port plus compact qui les rendra beaucoup moins sensibles aux caprices de la météo et aux coups de vent en été. Ne tardez pas trop, sinon vous retarderez la floraison d’autant. On est jamais sûr de l’arrière saison…

Pour les espèces à grand développement, prévoyez un tuteurage ou un soutien pour éviter que les tiges en grandissant ne se ploient sous les pluies et le vent et ne se couchent sur les plantes aux alentours. Quand la touffe de la plante vivace est assez volumineuse, comme sur la photo ci-dessus, abandonnez le tuteurage tige par tige pour préférer un support qui stabilisera l’ensemble des tiges. Comme cet assemblage de quatre tuteurs en bambou qui forme une palissade discrète, mais efficace, dans les parterres du jardin des présentateurs dans le parc de Bagatelle (Paris 16e). Une idée très pratique pour stabiliser un rang de glaïeuls au potager.

juil 102012
 

Massif de dahlias et de cléomes tuteurés dans le parc des Buttes Chaumont, Paris 19e (75)

Les averses violentes dues aux orages à répétition accompagnées de fortes bourrasques de vent malmènent les fleurs portées par des tiges hautes. Pour éviter l’irréparable, la mise en place d’un tuteurage est recommandé, sinon gare aux espoirs de floraison mis à terre…

Les jeunes cléomes ont souvent un aspect dégingandé et dès qu’ils portent un gros épi de fleurs, la tige risque de plier sous les assauts répétés du vent. Pour cette espèce, il faut prévoir autant de tuteurs que de tiges florales comme cela a été fait dans cette corbeille installée dans le parc des Buttes-Chaumont (Paris 19e). Les dahlias ont aussi souvent besoin parfois d’un soutien discret, autant pour protéger les nombreuses fleurs que les grosses tiges cassantes comme du verre. La liste est longue des fleurs d’été qui pourraient être maintenu par un tuteur. Dans tous les cas, la pose est plus facile tant que les plantes ne sont pas encore trop volumineuses. Il ne faut donc plus tarder.

mai 022010
 

Certaines de mes plantes vivaces poussent un peu trop vigoureusement et rapidement, au détriment de leurs voisines qui seraient vite étouffées si je n’y prenais pas garde. Un tuteurage s’impose pour contenir chacune à sa place, le temps que toutes les plantes prennent leur place.

Tuteurage des plantes vivaces

Tuteur palissage en bambou dans une de mes jardinières sur mon balcon, avril 2010, photo Alain Delavie

C’est l’inconvénient avec les plantes vivaces. Celles plantées récemment ont souvent une croissance plus faible que celles mises en places plusieurs années auparavant. Mon saruma (Saruma henryi) déborde sur mon hellébore de Noël et mon strobilanthes au démarrage tardif. Dans une autre jardinière, un pied de coeur-de-Marie à fleurs blanches (Dicentra spectabilis ‘Alba’) poussent comme un fou et s’étalent sur l’oranger du Mexique planté l’année dernière, à la croissance moins vigoureuse. Mon pied de fusain rampant (Euonymus fortunei ‘Wolong Ghost’) est dorénavant protégé de l’ardeur de sa voisine, Rabdosia longituba.

J’ai donc installé ces tuteurs en bambou, en forme de petite palissade. Discrets, il assure un maintien de la base des touffes au développement excessif. Au fur et à mesure que la végétation prospère, le tuteurage disparaît à la vue, mais reste toujours aussi efficace. Si besoin, je joue du sécateur de temps à autre…