déc 102010
 

Gisèle Stievenard, adjointe chargée de la politique de la Ville et de l’engagement solidaire, a reçu, mardi 7 décembre à l’Hôtel de Lassay, le Trophée 2010 des Eco-Maires / Territoria. Ce prix a été délivré à la Ville de Paris pour son projet « Nature + », de végétalisation et d’embellissement des quartiers populaires de l’Est du 20e arrondissement.

Depuis 20 ans, par ce prix conjoint, l’association des Eco-Maires et l’Observatoire national de l’innovation publique (organisateur du prix Territoria) récompensent des actions innovantes de développement durable initiées par les collectivités locales. « Nature + » est une démarche originale de traitement des « coins et recoins » et autres « délaissés urbains ».

50 sites ont été repérés avec les habitants dans les quartiers populaires de l’Est du 20e arrondissement (St Blaise, Porte de Montreuil). Peu à peu ces espaces, inutilisés et souvent propices à la malpropreté et aux dépôts d’encombrants se transforment en jardins partagés, jardins d’insertion, jardins pédagogiques, espaces végétalisés, ludiques et artistiques.

Chaque projet est conçu et réalisé avec les associations de quartier et les habitants qui se réapproprient ainsi l’espace public. La propreté s’améliore, les quartiers embellissent, l’environnement urbain très minéral recule au profit d’une série de petits espaces verts qui transforment la ville.

« Nature + » est mené par les directions de la politique de la Ville et des espaces verts, sous l’impulsion de Gisèle Stievenard et Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire chargée des espaces verts.

sept 262010
 

En ce week-end de fête des jardins, je vous propose de découvrir un jardin parisien créé en 2005 et installé le long de la Petite Ceinture dans le 18e arrondissement de Paris : le jardin de la rue du Colonel Manhès.

Jardin parisien le long de la Petite Ceinture

Jardin de la rue du Colonel Manhès, Paris 18e, photo Alain Delavie

Il faut chercher la rue qui est bien cachée et pas toujours visible dans les plans. Le jardin est tout en longueur, il s’étire le long de la Petite Ceinture située juste derrière les plantes et les grillages.

Jardin parisien le long de la Petite Ceinture

Jardin de la rue du Colonel Manhès, Paris 18e, photo Alain Delavie

Ce jardin a été acquis auprès de Réseau Ferré de France. Conçu pour devenir la promenade familière des riverains, il court de la rue Pouchet au square Boulay-Level. Il participe à la réhabilitation, voulue par la Ville de Paris, des friches ferroviaires sur le parcours de l’ancienne Petite Ceinture. Cet espace contribue à favoriser la biodiversité naturelle en ville. Les paysagistes de la Ville de Paris ont opéré une métamorphose : sur le bas-côté de la voie ferrée, longeant la Petite Ceinture, ils ont fait une véritable halte pour les amoureux de la nature. Mais ce qui retient l’attention, dans ce paysage recomposé à l’ombre des talus du chemin de fer, c’est surtout la variété des essences et des senteurs.

Deux principes de végétalisation ont été retenus : les haies persistantes forment un dessin au sol, dont les lignes directrices s’harmonisent avec les bâtiments alentours, et le grand nombre des plantes offre une gamme renouvelée de couleurs et de textures.
Près de soixante-dix espèces différentes sont représentées, de la plante vivace au petit arbre en passant par les bulbes, les bambous et les végétaux taillés. Disposés non seulement en fonction de leur port mais de l’exposition au soleil, ils contribuent à donner à ce jardin un aspect homogène et diversifié.
Comme, techniquement, il était impossible de planter des essences à fort développement, la verticalité a été donnée par la présence de bambous.
Les haies taillées comprennent des houx, des troènes et des charmilles qui donnent une ambiance intime.
L’autre jolie idée des concepteurs est d’avoir utilisé des traverses en bois rappelant celles du chemin de fer, pour marquer le cheminement des promeneurs à certains endroits. Ainsi, chacun, désormais, peut rêver d’école buissonnière entre les acanthes et les bosquets de charmille.

Jardin parisien le long de la Petite Ceinture

Jardin de la rue du Colonel Manhès, Paris 18e, photo Alain Delavie

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mai 042010
 

À l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, la tour Eiffel installe pour deux mois au premier étage un jardin éphémère de plus de 400 m². Les visiteurs y sont invités à poser un regard neuf sur la richesse de la flore de la région parisienne.

Jardin éphémère sur la Tour Eiffel

Jardin observatoire de la Tour Eiffel, photo SETE - C.Bamale

Dessiné avec la collaboration de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la Mairie de Paris, le jardin observatoire de la tour Eiffel s’inscrit en cohérence avec le Plan Biodiversité et la saison événementielle de la Ville de Paris en 2010, Année internationale de la Biodiversité (www.biodiversite.paris.fr)

En passant sous des voûtes végétales, le public accède au jardin : moderne et urbain, à dominante jaune et blanc, il se compose de différents massifs carrés plantés de hauteur variable.

Jardin éphémère sur la Tour Eiffel

Jardin observatoire de la Tour Eiffel, photo SETE - C.Camboulives

Le public est convié à y déambuler pour explorer et observer plus de 80 végétaux mis en scène, principalement choisis notamment dans la gamme des plantes issues d’Ile-de-France. Millepertuis, achillée, giroflée, buis, malus, bouleau, groseillier….Des pots blancs disséminés dans les jardinets mettent en valeur quelques variétés, issues du bassin d’Ile de France, favorables à la biodiversité.

Jardin éphémère sur la Tour Eiffel

Jardin observatoire de la Tour Eiffel, photo SETE - C.Camboulives

Des bruits d’oiseaux se font entendre et quelques animaux métalliques surgissent de ces massifs (papillon, abeille, oiseau, hérisson,…).

Au cœur du décor, des jets bondissant de pots lumineux se mêlent et s’entrecroisent, pour le bonheur des promeneurs. L’ensemble est entouré de banquettes engazonnées où le public est encouragé à se poser quelques instants.

Jardin éphémère sur la Tour Eiffel

Jardin observatoire de la Tour Eiffel, photo SETE - C.Camboulives

En avant scène de la perspective sur le Champ de Mars, des jardinières de plantes aromatiques fleurissent la rambarde. Un espace détente offre aux flâneurs l’occasion d’une pause gourmande dans un décor printanier, par exemple autour d’un sorbet fraise-basilic ou framboise-violette !

Infos pratiques :
La Tour est ouverte tous les jours et soirs de l’année de 9 h 30 à 23 h 45 (9 h 00 à 0 h 45 l’été),
Le jardin est accessible gratuitement aux visiteurs du monument.
Tarifs (1er et 2ème étages) :
– Billets ascenseur : adultes : 8,10 € / jeunes 12-24 ans : 6,4 0 € / enfants 4-11 ans : 4 €,
– Billets escaliers : adultes : 4,50 €/ jeunes 12-24 ans : 3,50 € / enfants 4-11 ans : 3 €.
Réserver sa visite à la tour Eiffel en quelques clics : www.toureiffel.fr

fév 282010
 

En 2010, déclarée année internationale de la diversité biologique par l’ONU, la ville de Paris lance une démarche innovante, avec les citadins, pour relever le défi de la préservation de la biodiversité.

Tous les acteurs du territoire (habitants, scientifiques, militants associatifs, entreprises, élus, …) sont invités à participer à cette démarche afin d’aboutir à la rédaction d’un livre blanc et au vote par le Conseil de Paris du Plan Biodiversité. Des ateliers professionnels et des ateliers citoyens organisés sur quatre sites-pilotes, représentatifs des enjeux de la biodiversité sur le territoire parisien et de la métropole, leur permettront de partager leurs analyses et de faire émerger des propositions d’actions.

Démarche innovante, le Plan Biodiversité sera élaboré en étroite collaboration avec les habitants, appelés à participer à un inventaire de la faune et de la flore, en partenariat avec les chercheurs et les associations naturalistes. Pour cela, outre les ateliers organisés sur le terrain, ils pourront apporter leurs contributions via un espace et une adresse Internet dédiés, accessibles sur www.biodiversite.paris.fr.

Face à la réalité de la perte de biodiversité au plan mondial, – on estime que le rythme d’extinction du vivant est jusqu’à 10 000 fois supérieur au rythme normal de disparition des espèces – la Ville de Paris a choisi d’agir. La municipalité, déjà résolument engagée en faveur de la protection de l’environnement depuis l’adoption de son Plan Climat en 2007, agit en faveur de la préservation de la biodiversité dans le cadre de la gestion des espaces verts et de l’espace public.

Dès 2004, Paris signait la « charte régionale d’Ile-de-France de la biodiversité et des milieux naturels », s’engageant vers une meilleure connaissance des milieux, le renforcement des continuités biologiques, la préservation et la reconstitution d’écosystèmes et la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire. Elle a réaffirmé publiquement son attachement à la biodiversité, par l’adhésion à l’agence régionale Natureparif dès sa création en 2008 et par la signature le 25 juin 2009 du « Compte rebours 2010 pour stopper la perte de biodiversité », action coordonnée par l’IUCN (Union mondiale pour la nature).

Paris, situé à un carrefour biogéographique naturel, est un véritable biotope et, grâce à sa mosaïque de milieux, offre des zones-refuges à de nombreuses espèces. La ville prend en compte cette démarche dans la gestion de son territoire (cahier de recommandations environnementales annexé au Plan Local d’Urbanisme, labellisation des espaces verts en gestion écologique, inventaires de la faune et de la flore, continuités écologiques – trame verte – et restauration du domaine fluvial – trame bleue -, contributions aux études scientifiques menées par le CNRS et le Muséum National d’Histoire Naturelle, pour mieux comprendre l’écosystème urbain).

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oct 312009
 

Comme chaque année pour la Toussaint, l’Administration parisienne accomplit un effort tout particulier pour accueillir les familles et fleurir les cimetières.

Fallopia aubertii sur les tombes du cimetière de Montmartre, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Fallopia aubertii sur les tombes du cimetière de Montmartre, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Tous les agents de la surveillance spécialisée sont mobilisés et les bureaux des conservations sont ouverts au public. Tous renseignent, guident, accompagnent, réconfortent, aident et rassurent. Pour chaque agent des cimetières, bien qu’il s’agisse du métier qu’il exerce toute l’année, la période de la Toussaint revêt une importance capitale.

Des moyens supplémentaires en hommes et en matériels sont mobilisés durant les quinze jours qui précèdent la Toussaint : renfort en agents techniques d’entretien, nombreux passages d’engins de balayage, nettoyages répétés, évacuation de plus de cent tonnes de feuilles en quelques jours. Les fossoyeurs ont également la lourde tâche d’améliorer les cheminements et de donner le plus bel aspect aux divisions. Ce sont eux qui, la plupart du temps, conduisent les minibus mis à disposition des personnes à mobilité réduite.

Depuis des mois, le centre de production horticole de Rungis produit les chrysanthèmes qui servent à l’ornementation florale des cimetières. Les jardiniers rivalisent de professionnalisme et d’idées pour composer des décorations florales, fleurir les divisions militaires, les monuments aux morts et les sépultures d’anciens combattants. De superbes jardinières dont les chrysanthèmes s’échappent en cascade sont déposées devant les entrées de chaque nécropole. Les caveaux individuels du cimetière parisien de Thiais, qui accueillent les défunts sans ressources ou non identifiés, font également l’objet d’une attention particulière puisque chaque caveau est fleuri par la Municipalité à cette occasion.

Dans tous les grands cimetières parisiens comme le Père-Lachaise, Pantin, Thiais et Bagneux parisiens, des minibus sont mis gratuitement à disposition de tous. Ce service est très apprécié des personnes âgées.

Un minibus ou véhicule léger sur les sites suivants :
– cimetière de Montmartre (10,5 hectares)
– cimetière des Batignolles (10,4 hectares)
– cimetière parisien de Bagneux (62 hectares)
– cimetière parisien de Saint-Ouen (27 hectares)
– cimetière parisien d’Ivry (28 hectares)

Deux minibus sur les sites suivants :
– cimetière du Père-Lachaise (43 hectares)
– cimetière parisien de Thiais (103 hectares)

Trois minibus au cimetière parisien de Pantin (107 hectares).

Par ailleurs, pour assurer la tranquillité des visiteurs, la circulation en voiture ou en moto est totalement interdite dans les cimetières intra-muros. Elle est libre mais réglementée dans les cimetières extra-muros, sauf pour les poids lourds, strictement interdits. De même, pour le confort et la sécurité du public, les travaux funéraires sont suspendus le 31 octobre et le 1er novembre.

Quelques chiffres :
La ville de Paris compte 20 cimetières s’étendant sur une superficie globale de 422 hectares sillonnés par 100 km de voiries, et ceints par 25 km de murs de clôture. Le Service des cimetières compte 500 agents chargés de l’entretien des sites et des 200 km de réseaux divers et de 150 bâtiments. On dénombre 634 000 concessions et un columbarium de 26 600 cases. Et plus de 7 millions de corps reposent dans les cimetières parisiens.

avr 032009
 

La Ville de Paris souhaite lancer une nouvelle signalétique pédagogique dans les jardins pour en expliquer le fonctionnement et le mode de gestion écologique. Les parisiens sont invités à donner leur avis et à tester le dispositif.

Depuis 2001, la Ville de Paris s’est engagée dans une gestion écologique des espaces verts qui vise à préserver la biodiversité et l’environnement tout en favorisant la diversité des paysages et des usages. L’évolution des pratiques de gestion des espaces verts qui ont pour objectif de limiter, voire de supprimer totalement, l’usage des produits chimiques nocifs pour la santé des personnes, de développer la biodiversité végétale et animale, et d’économiser les ressources naturelles non renouvelables suscite parfois l’interrogation de la part des Parisien(ne)s. D’où la nécessité d’accompagner ces changements d’une communication, menée avec le concours des équipes qui entretiennent les jardins. Elle vise à expliquer l’intérêt écologique de ces pratiques, les objectifs recherchés et leurs modalités.Des pictogrammes illustrent les différentes pratiques : compostage, paillage, enrichissement de la biodiversité, arrosage ciblé, pousse d’herbe spontanée et espaces protégés. Ces pictogrammes, mis en place par les jardiniers, indiquent aux usagers que ces pratiques ne sont pas un laisser aller mais correspondent à une action voulue par le gestionnaire du site. Ils apportent une information in situ sur les intentions du jardinier. Les pictogrammes renvoient à une série d’affiches qui expliquent de façon simple et didactique l’intérêt de telle ou telle pratique. Ces affiches seront placées sur les panneaux de signalétique classiques des jardins parisiens.

Avant de déployer progressivement cette signalétique dans les espaces verts, la Mairie de Paris souhaite vérifier sa pertinence et son efficacité auprès des acteurs locaux : agents de la Direction des espaces verts, représentants de Conseils de quartiers, Conseils de la jeunesse, usagers adultes et enfants.

Plusieurs rendez-vous sont programmés pour mener à bien cette démarche participative, tester et améliorer le dispositif :
– Le 1er avril, les pictogrammes ont été présentés aux agents, élus et représentants locaux aux Jardins d’Eole (18ème) et au square Chanoine-Viollet (14ème), en présence de Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des Espaces verts. Un questionnaire sera rempli sur place par les participants.
– Entre les 2 et 26 avril, l’enquête sera poursuivie auprès des usagers de deux jardins parisiens :
• aux Jardins d’Éole, les agents d’accueil et de surveillance proposeront aux usagers de remplir le questionnaire avec eux ;
• au jardin Chanoine Viollet, le questionnaire sera remis aux usagers par les agents d’accueil et de surveillance du site. Une fois rempli il sera déposé dans une boite située au kiosque de garde.
Première quinzaine de mai une enquête sera menée auprès des enfants, en lien avec les écoles proches des jardins d’Éole. A l’issue de ces enquêtes, cette signalétique sera si nécessaire amendée, puis présentée au grand public, à partir du 13 juin, dans le cadre du jardin éphémère sur le parvis de l’Hôtel de Ville.